jeudi 15 mai 2014

UN LEGER DEFAUT D'articulation par Stéphanie Chaillou : consigne du 14 mai 2014

J'ai proposé la consigne suivante à partir de ce LEGER DEFAUT D'ARTICULATION  il y a Lin, Michelangelo, Ange Gabrielle, Linette, Laura je remercie Natô une nouvelle fois pour ce beau cadeau et moi, des amandes effilées, la chatte fantôme, des cubineaux de gingembre confit, j'ai tout de suite aimé ce livre paru aux éditions isabelle sauvage isbn 978-2-917751-05-3, le soleil couchant qui éclaire tour à tour les visages de mes amies, L'aura Vénitienne en rouge, l'Ange orange, la chatte fantôme, 15 € je n'ai encore pas trouvé les bouteilles de vin qui me reviennent Linette avec ses nouvelles semelles et son parapluie transparent, Lin éclairée de l'intérieur je suis toujours épatée par les différentes déclinaisons d'une même consigne Michelangelo printanier, des coussins habillés d'habits, une cabane à pattes de poule, des olives mauves, un pied de consoude pour faire du purin des beignets ou de belles fleurs j'ai repensé à l'atelier que nous avions fait depuis chacun chez nous bloqués par la neige, la consigne au même moment, nous étions tous reliés des énumérations j'avais aimé des sensations sur la même thématique ou des associations d'idées

On doit faire des blocs d'une dizaine de lignes des il y a à la première énumération de chaque bloc, peu de ponctuation puis nous lisons tour à tour dans le sens inverse des arrosoirs, des oiseaux, une barrière rouge, des aiguilles d'une montre deux fois des moutons de Panurge, le fantôme de la chatte, l'Ange propose un repas de fin d'année des phrases d'Histoire de ma femme de Milan Füst etc plus ou moins le 24 juin des pas sur les pavés la séance est levée à 21 heures les manteaux, les parapluies, les bisous elles disent que je les mets à la porte la pluie, la nuit la chatte se réincarne enfin la clé dans la serrure, le lilas, le chemin sous le sapin, les pas mesurés de Linette moi aussi je quitte la maison des voitures garées partout, la joie de ce moment partagé, la dernière consigne de l'année.

et un extrait de l'original :
Je me souviens du petit caillou dans La Strada, il y a des crémaillères, du bleu pour les yeux, des soucis je retiens mal la mythologie grecque des péniches des satellites des injustices je crois que je n'ai plus mal des ratons laveurs, des bouts de ficelle, des serviettes de toilette j'aime bien dire "couille" de temps en temps des planètes, des procès, des captations vidéo je n'ai pas attendu quelqu'un depuis longtemps des condamnations à mort des bagues de fiançailles si je compte les demandes en mariage qui m'ont été faites, il y en a zéro des plans au 1/25è, des bras décharnés, des écrans plats je préfère désirer à rêver du risotto, des planches à repasser, des stops je me demande parfois où j'ai été pendant toutes ces années des détonateurs, des tomates farcies, des bouledogues

4 commentaires:

  1. J'applaudis à quatre mains à cette consigne rondement déclinée en noir et rouge, il y a toute la poésie entremêlée, les sourires,les silences, les grattements du crayon ou les tapotements de clavier, je pense que ce fut une fort belle consigne pour terminer cette année d'écriture, Venise, Istambul, l'ile de ré, Paris, Lyon en filigrane et en fond de sauce, je me dis aussi que nous avons beaucoup de chance de pouvoir vivre de tels moments !

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  2. quelle magnifique consigne qui répond à la consigne, qui joue avec, que c'est beau comme hier soir !

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  3. Hé bien bravo pour cette belle consigne que je vais, moi, considérer comme le premier texte paru. Et pour continuer dans la droite ligne des surprises, au moment où je m'apprêtais à écrire ce commentaire, sonne mon téléphone : quelqu'un qui était mon voisin et dans le même lycée que moi, me retrouve sur l'annuaire après 55 ans. Qu'en faire ? Peut-être bien un texte

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  4. oui, bien de la chance... longue vie à notre (r)atelier

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