samedi 15 avril 2017

Hymne au printemps



douceur des paysages cantalous


site de La Bécarie face au village de La Vinzelle

sérénité




jeudi 13 avril 2017

Le jeudi 13 avril 2017

Rencontre musicale à la Médiathèque Louis Aragon à Firminy


Rencontre entre deux univers musicaux celui d’Ali Boulo Santo (kora et chant) dont le grand-père Soundioulou Cissoko était surnommé le roi de la kora et qui après son diplôme du
conservatoire de Dakar de musique traditionnelle enchaîne les expériences dans les musiques actuelles et celui de Dominique Lentin (batterie, sampler,objets) qui commence à Paris dans les années 1970 puis continue à Saint-Étienne dans différentes formations de musiques innovatrices rock tordu et de nombreuses pièces de théâtre. Les deux musiciens se sont déjà produits en France et au Sénégal.
18h30 - Tout Public

mercredi 12 avril 2017

mardi 11 avril 2017

Pène Dormant


Le pêne

Et le pêne dormant au long des artifices
Exulte sa rancœur en des propos duplices
L'huile dont il est enduit s'écoule-t-en rivière
Détruisant les cactus au sein des fondrières

Rien ne bouge, tout est nuit

Et le feu dévoré d'une ivraie rouge et or
Bouleverse un chien errant qui hurle-t-à la mort
Photographe amateur, un nain debout, dressé
Se bouche les oreilles avec du thym séché
Les narines ornés de persils en bouquets
Un veau énamouré le regarde et se tait.

O nature étonnée, que dis-tu de ces scènes
En rêve imaginées, en dormant, par le pêne.


In Humeurs alexandrines

jeudi 6 avril 2017

3 TOURS 140 C.

CONSIGNE DU 29/ 03   2017.
Ecrire à partir de ce que le tampon encreur a laissé comme titre sur la page. 

"Trois petits tours et puis s'en vont..."
trois tours de cour
trois tours de cou
trois tours d'écrou...
volent, s'envolent les paroles
et pourtant elles s'installent
dans les têtes
dans celle de l'enfant
qui n'arrête pas de tourner
dans celle de la victime
étendue sur le plancher
dans celle du prisonnier
pour ses visites minutées.
Mots de stupeur
mots de frayeur, de déshonneur
mots de la rue
mots révolus
mots dévolus
tout le tour de la Terre
de rotation en révolution.
"Trois petits tours et puis s'en vont"...
3 tours 140 C
"C"de quoi?
Un -20 est annoncé
sur l'échelle des sentiments
bien mal assis le cul serré
le cœur blessé
le sang gicle aux entournures
et dans l'âme des fourvoyés
il fait chaud il fait soif
une tequila bien frappée
pour des lèvres désenchantées
qui bousculent qui granulent
la lettre "C"
que je dois moi désarticuler
pour décacheter mon courrier
au libellé empoisonné.

vendredi 31 mars 2017

La fillette aux oreilles de silence

Devant la devanture s'arrête la fillette aux oreilles de silence. Son voisin, un homme aux oreilles ciselées, n'est autre qu'un pompier, toujours prêt à étreindre sa bouche d'étincelle.
La fillette écrase son nez malin sur la vitrine, fixant intensément de ses yeux de fer ce qui se passe à l'intérieur.
Elle observe tour à tour un indien aux mains de crocodile, une fille grande comme une basketteuse, un grand type habillé comme un croque-mort et aux mains immaculées.
Tout au fond de la pièce, elle voit son amour aux épaules monastiques remuer les lèvres ainsi que d'autres usagers aux pieds besogneux et taurins, d'autres aux chevilles ouvrières. Ce qui se passe dans ce magasin réaffecté, elle n'en a pas la moindre idée. Ses oreilles de silence ne lui laissent pas entendre la symphonie crapoteuse qui se joue là. Ses oreilles immaculées du péché lui rapportent un silence épinglé de mouches et farci de secrets.
Elle voudrait entrer, se jeter dans les bras de son amour au front des Dardanelles; lui faire comprendre ses sentiments de métronome. Une femme aux mains de coquille s'interpose devant sa vision. Elle est corpulente comme une dame pipi vissée 24/24 sur son siège. Sa bouche berchue laisse échapper des gerbes d'étincelles appétissantes. C'est alors que l'explosion se produit. La fillette béé de la bouche le pompier toujours prompt déclenche sa lance à incendie portative et entre en trombe dans le local éphémère déjà presque réduit en cendres.
Je vous l'avais bien dit que ça sentait le mazout ! crie quelqu'un à la voix de crécelle enfumée.

mercredi 29 mars 2017

je vous écris de ma crainte de la voir disparaître sans connaître son prénom

Alors, je me suis arrêtée sur son passage protégé et je lui ai donné ma lettre. On allait en rester là, car elle était un peu interloquée, alors je lui ai demandé son prénom et je lui ai donné le mien. 
J'ai failli entendre de la tôle froissé, juste après.......

dimanche 26 mars 2017

printemps des poètes, une semaine déjà

Je vous écris du jardin, colère rouge plantée. Reverdira en multiples saveurs. Je vous écris des primevères à la prise de pouvoir éphémère. Je vous écris de mon enfance, haut perchée au paradis terrestre, avalant tout, cerises et noyaux. je vous écris depuis ces arbres où je n'ai rien venir mais desquels tout à découlé.
Je vous écris du chemin quotidien qui va de l'aube à l'aube : "est-ce que Marcel avait eu une réponse, lui ?". Je vous écris de ma tendresse dont personne ne veut.  Je vous écris  du "pire qui n'est jamais sûr" ou "du bonheur dont on n'est jamais à l'abri". Je vous écris de toutes ces maximes contradictoires, des humeurs tumeurs, des  humeurs lymphatiques qui contrôlent nos gestes et nos foies.
Une odeur de prunus, de narcisse et voilà que bourgeonne un sourire et qu'est gommé le rictus de la bile noire.
Tout peut arriver, toi, moi, les méchants en prison, les diables en Tasmanie. ça aussi je vous l'écris, l'optimisme fataliste, les boulangeries disparues, les magasins de bouche fermés, la vie à taille humaine.
Tout peut arriver : une maison de glace en plein printemps, une façade de vagues gelées instantanément. Tout peut arriver et d'ailleurs tout arrive, comme un New-York permanent. "Je veux qu'on m'arrête de pleurer".
Je vous écris de la vitrine d'un magasin de ma ville en recyclage, de Santiago de Cuba sur Furan, où l'art brut designé a remplacé les robes de mariage, les boucheries chevalines, les charcuteries  à cochons rigolards, les pantoufleries, les clinquailleries bien rangées comme des musées, les épiceries comestibles.
Je vous écris depuis une foirfouille où l'on peut se procurer des drapeaux français made in China, bleu/blanc/rouge/ frénétiques aux 100 000 mains de la France insoumise, aux 250 millions de mains de Les Républicains (registred mark). Je vous écris montée sur le cheval de Joan of Arc  Seberg.
Tout peut arriver, une épicerie poétique, un site miroir, une liste d'indicateurs, des compétences et des potentiels, des cheveux blancs qui repoussent des cheveux noirs, des douleurs dans des parties du corps inédites, des tortures inimaginées perpétrées par des femmes sur d'autres femmes, un printemps débordant de tellement de fleurs que ça fait peur.
Je vous écris du trajet 4 fois jours qui me conduit de chez moi à chez moi, il arrive que je confonde les 2. Je dis bonjour à la jeune femme au gilet jaune fluo qui garde le passage piétons. Je vous écris de nos sourires partagés de nos mains qui s'agitent. Je vous écris de ma crainte de la voir disparaître un matin sans lui avoir demandé son prénom. Je vous écris de ma joie de voir des enfants traverser la route protégée pour aller à l'école, de ces mamans en boubou, en foulard, en mules. Je vous écris de mes bonnets multicolores dans le matin de mes rêves pas tout à fait digérés.
Il arrive qu'une voiture ne s'arrête pas au stop. Il arrive que je klaxonne et entende le bruit des tôles froissées.

Je vous écris de la réponse qui est en moi, dans mes poumons et mes intestins, mes 2 cerveaux disponibles. Je vous écris du sentiment du temps qui fuit, du temps perdu sans joie. Je vous écris, Je vous écris, Je vous écris pour qu'adviennent encore des choses minuscules.

mercredi 22 mars 2017

L'OUBLI.

Monte en moi la douceur d'une étoffe
la respiration du drapé
que tu enroulais autour
de mes hanches
quand s'annonçait la nuit.
Mes mains orphelines
pleurent l'oubli
de tes mains
et ton regard
sur les choses.
La pomme verte qui souriait sur l'arbre

La jument blonde que coursait le vieux chien
Le soir respirant l'aubépine
et le soleil farceur.
L'oubli des mots
que tu disais
à moi et à tu
que je recherche quand
flotte la brume sur
mes souvenirs en charpie.
Sombrent les heures grises
des jours de pluie
à mes instants fanés.
L'absence devient ma passerelle entre le vide et toi.
Le ciel de vagues souffle la vacuité
des deux syllabes de l'oubli.