mardi 1 août 2017

Jardins de Chaumont-sur-Loire (3) PRÉS DU GOUALOUP


« LIEN INFINI » oeuvre du sculpteur marocain YAMOU




La structure  en forme de huit reliant le charme et le marronnier évoque le cycle intarissable de la nature, le lien qui existe entre toutes les formes de vie et qui nous renvoie à notre propre histoire, à notre lien avec le monde végétal et cela à l’infini.” Yamou




Les sculptures de Yamou ont une particularité remarquable : elles sont couvertes de centaines de clous, en référence aux statuettes N’Kondé du Bas Congo.
La matière de la structure, goudron et clous métalliques, reprend un travail développé par l’artiste depuis quelques années “sur la cohabitation et l’interaction entre matière vivante-fertile, plantes, photosynthèse et une matière stérile, goudron, métal… Cette cohabitation met en exergue le principe d’un monde en continuité où la vie n’est qu’une partie d’un Tout infini”.
Cette lemniscate*, inspirée de l’infiniment grand et de l’infiniment petit relie l’univers microscopique à l’immensité du cosmos.


*lemniscate : Une lemniscate est une courbe plane ayant la forme d'un 8. Symbole de l'infini



Festival International des Jardins : Chaumont-sur-Loire (2)




Le potager


le jardin aux jasmins


Gigantisme


Crosse


Bordure entre deux jardins


Que l'on passe du potager au jardin des enfants, de la serre au jardin des senteurs, de la forêt vierge au jardin zen, c'est toujours la même surprise, le même éblouissement. Des heures de marche méditative, à petits pas, aspirant de grandes bouffées de senteurs, la tête vide, tous sens en éveil, bercée de couleurs, d'herbes qui se balancent, en apesanteur. Deux journées de pur bonheur.

vendredi 28 juillet 2017

Festival International des Jardins : Chaumont-sur-Loire

Thème 2017 : Le pouvoir des fleurs


Eternelles éphémères : méditation sur la force et la fragilité

Apis vertigo

Les belles aux eaux dormantes : rencontre improbable des roses et des nénuphars

Les belles aux eaux dormantes - 2
Monochrome blanc : célébration du pouvoir de la couleur
Monochrome blanc : célébration baroque et théâtrale

Puissantes immobiles




Pendant deux journées et une soirée insolite, nous avons vagabondé de jardins en jardins et d'émerveillements en émotions. Fantaisie, luxuriance, abondance, parfums, éclats, saveurs nous ont ensorcellés à chaque pas ... Et ce n'est pas tout ... dans les prés du Goualoup on passe du "Jardin des nuées qui s'attardent" au jardin chinois, coréen, anglais, japonais, miroir ... ce sera pour une prochaine publication.
Belles vacances à toutes et à tous

jeudi 20 juillet 2017

Aubrac

" Une attraction sans violence, mais difficilement résistible, me ramène d'année en année, encore et encore, vers de hautes surfaces nues - basaltes ou calcaires - du centre et du sud du Massif: l'Aubrac, le Cézallier, les planèzes, les Causses. Tout ce qui subsiste d'intégralement exotique dans le paysage français me semble toujours cantonner là: c'est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d'un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l'usage du promeneur, sentiment d'altitude et sentiment d'élévation."
Julien Gracq "Carnets du grand chemin"

samedi 3 juin 2017

Pour les 90 ans que tu n'as pas eus

" Ce qui m'apparut rapidement évident était que la clé, je la trouverais en me plongeant dans ce livre dont le titre m'avait si fortement attirée. Je me mis donc à étudier le sommaire, avec lenteur, studieusement, comme pour résoudre une équation très ardue. Les titres de chapitres "La petite fille sans bras", "En finir avec la rage", "Revenir chez soi" me donnèrent une violente envie de me plonger dans la lecture, sur le champ. Je lus plusieurs heures d'affilée, passionnée par ces contes me dévoilant les souffrances, les blessures, les guérisons, les forces et l'endurance de ces femmes. J'entrevoyais une piste, une femme plus âgée offrait à une plus jeune ce qui lui était le plus cher : les découvertes de toute une vie données par la voie du livre. Je n'avais aucune idée de leur lien de parenté réel, peu importait : ce qui les liait allait bien au-delà du seul lien de parenté. C'était une filiation puissante, deux femmes fortes, se parlant au-dessus des années, au-dessus des hommes et s'échangeant tout ce qui existe de plus vital. Le livre ne me livrerait sans doute pas les épreuves qu'elles pouvaient avoir vécues - était-ce l'important ? - mais je savais l'essentiel : il allait perpétuer en moi le chemin entamé par ces deux femmes, la route n'était pas coupée, la voie était ouverte et m'appelait. Ce qui est étrange est la façon dont il m'avait hélée sur l'étal où je n'avais vu que lui."


Par delà les mois qui ne s'écoulent plus, bien au-delà du manque, bien en deça de mon amour,  pour la transmission qui continue. HEUREUX ANNIVERSAIRE