dimanche 29 mars 2015

Fiction drômoise en cadavre exquis à l'aveuglette











L'homme en bleu retourne la terre du jardin du Roubion clos par un portail rouillé qui donne sur nulle part
s'avancer aller vers la petite grille au bout des herbes folles franchir la ligne bleu turquoise à la recherche du parfum des cerisiers en fleurs ou de la malle aux trésors enterrée au fond du jardin
où la poule noire à houppette gratte les vers que la bêche a fait remonter en surface le prunus en feu brasille et colore de rose la façade de la maison d'été 
où je retrouve ma belle brouette je prendrais bien une douzaine de pelotes vert-sapin et cette grosse belle boule indigo et chargez-moi tout ça ma bonne dame 
prenez donc cette brouette et allez aider ce brave homme plutôt que de tricoter du matin au soir 
et puis nuit et matin "cocorico" je suis la plus échevelée des poulettes et le jardinier a beau faire "bêche bêche" je ne suis pas pimbêche 
ni revêche c'est pourquoi sous l'ombre de la vigne rampante mieux vaut une donzelle qu'une bouteille de gaz 
et fumées des villes oublier tout ici au coin du feu ou là sur le petit banc de bois.

4 commentaires:

  1. brave (pluriel de brava) les poulettes cocottes, aussi belles avec houppettes de mots, vos brouettes de photos en sapin vert, vous herbes folles parmi les vignes tricoteuses ; merci pour ce reportage qui donne envie d'avoir été avec vous.

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  2. Mots sautillants tricotés d'herbe fraîche.... au programme de jours de printemps sous la houlette de poulette à houpette cendrée... des moments à picorer encore et encore...

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  3. Qui n'a pas travaillé la terre, ne sait pas de ce qu'il parle quand il l'évoque. Il se passe un tel échange entre elle et la personne qui la travaille qu'elle est mieux capable de comprendre pourquoi cela transforme un être.

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