jeudi 2 septembre 2010

choses qui peuvent arriver si nous montons sur un causse









être accueilli par une grande belle banderole blanche cousue de lettres, façon patchwork, des lettres en tissus rouge, semées de petits pois, blancs, ou de roses posant en pied sur fond écarlate .. un mot : BIENVENUE .. le plaisir d’entendre «merci d’être présents



faire un léger blocage à l’écriture, malgré ou à cause de cette réplique : «j’ai une ramette de papier dans la grange» ; vouloir faire un effort pour écrire quand même, parce que notre hôte avait été au crédit agricole pour lire ses messages, nous envoyer sa magnifique invitation en ‘portable-document-file’ ; nous le savions tous, il nous l’avait dit : «je ne désespère pas de vous attirer là-bas»



là-bas, aller visiter le capharnaüm de monsieur et madame utopix ; ici, lancer des balles de tennis jaunes fluo dans la gueule du demi-canoë qui nous sourit



découvrir que la spécialitée de notre hôte que l’on nomme aussi "alligot", pourrait fort bien avoir un autre usage que celui de réjouir nos pupilles, longs fils qui s’étirent sans fin, et nos papilles, douce texture fondante qui me rappelle le chamallow (mode d’emploi en attente)



demander à béatrice, en tant qu’objet de jeu, d’être ma partenaire au ping-pong d’écriture : nous utiliserons les mêmes petits papiers piochés dans notre boîte magique, pleine à ras bord de phrases et de mots



penser que vivre sur le causse, pourrait constituer une alternative intéressante pour fuir les tourments du monde professionnel, venir enterrer ma haine du patronat dans l’immensité de ces landes arides et désertes.




(les mots de la boîte)






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