dimanche 13 mai 2012

A...


A la lumière qui se meure 
quand tombe le vent dans tes cheveux
A ces instants où s'attachent
tes secrets suspendus
A la nuit  bleue 
qui te vola  l’aube électrique
A l’oubli qui prend vie 
A la solitude 
A ton regard gai
qui tait les derniers mots
A ton rire 


Au vertige de la fin de vie 
sous les lueurs de ce printemps
A l’huile  du passé que rien ne peut enflammer
A ta patience suspendue aux dernières heures
A l’attente blanche
dans ta chambre d’hôpital
A l’agitation de la ville en liesse 
que l'on devine au loin 


A ces cinquante années 
dont trente à te connaître
A ces jeux théâtraux
jamais abandonnés
A celui que tu rejoins
parti trop tôt 


A la morphine
et ce peu d’eau que tu peux encore boire 
du bout des lèvres, du bout des lèvres...
A la peur qui se termine
yeux doux, yeux  fermés.

6 commentaires:

  1. "C'est dur de mourir au printemps..." chante Brel
    Ton texte résonne en moi comme une complainte, une prière

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  2. Ton teste me fait penser à Paul Fort. Il est très émouvant et remue plein de choses en moi...

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  3. TU TE METS A PARLER EN ITALIEN ROMANCHE, MAINTENANT, LAURA ?

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  4. Je lis beaucoup en italien, ceci explique peut être cela :) Je voulais dire texte bien sûr!!!!

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