dimanche 3 juin 2012

à trous


Un sourire, des fesses
Une intelligence, un sexe                                              
Un dos, l’espoir des caresses
Des yeux patinés, souvenir de jeunesse
des jambes normalement convexes
Et des trous, des trous, des vides et des trop pleins :
Pied flexe,  poitrine sans latex
Taille en tasse, ventre de silex
Hanches yoyotantes,  regard touffu sans appeals-sex
visage négligeable, cheveux sans tresses
Allure sans élégance, présence sans existence
Qu’elle est belle celle qui manque à l'amoureux, elle n’a pas de trous, elle !

3 commentaires:

  1. "elles"
    aimées, mal aimées, pas aimées,
    elles ont des trous,
    toutes,
    des trous qu'ils aiment parcourir,
    des trous noirs qu'ils ne veulent pas savoir...

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  2. Les hommes aussi ont des trous, des lacunes et des manques. Et c'est bien ce manque, ce vide, ce trou béant qui crée aussi (et heureusement/malheureusement) le besoin d'être rempli par l'autre. Faut sans doute passer à un autre registre, un registre ni frou frou ni trou trou, un registre un peu doudou, ne pas se manger, mais se nourrir l'un l'autre. Quelle envolée en ce matin pluvieux !

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  3. bien sûr, et bien + encore, trous trous, quand on aura, femme et homme, abattu la domination masculine (qui s'exerce d'abord sur les garçons) et donc quand les femmes seront solidaires, quand la mère fera en sorte que son fils ne cherche plus le lien maternel dans sa seconde femme, l'amoureuse (qui le valorise auprès des autres hommes) et bien on sortira un peu de l'enfer des trous.

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