vendredi 13 juillet 2012

IL BACIO.

Ton dernier baiser
a le goût de l'ailleurs...
une plume de vent
que tu as posée sur ma joue
par hasard
une réponse immatérielle
à ma supplique
un tout petit moment d'apaisement
un petit bout de Toi
précieux
que j'instille dans le coloriage
de mes émotions.
Ton Esprit a sombré dans le pastel noir
de ta mémoire perdue
dans le mutisme insoutenable
de ta parole inaccessible.
Ton corps tordu et tes mains déchirées
un long monologue avec la Mort.
Je hais ce temps qui avance indécent
inflexible à toute exhortation
qui a façonné
 ta Présence en Absences abyssales.
Un Baiser perpétuité éphémère.
Je lui donne ta Voix
puisque celle- ci n'est plus
et je scande le mot jusqu'à n'en plus pouvoir.
Ce soir        il est là
à fleur de peau
à fleur de larmes
et je lui parle et j'entends ton Silence
et j'avale mes cris
et je les roule en boule
bouffis de fureur animale.
Ma joie s'éteint  meurtrie
elle a le goût douloureux d'un sépulcre entrouvert.


1 commentaire:

  1. le coeur est pris, les mots futiles,les gestes imbéciles, mais ils sont écrits et caressent malgrès tout

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