samedi 31 mars 2012

échardes, lustrines, médiateurs, marasmes, oui mes moi


AU PLUS FORT DE L’éTé
L’éTé LAITEUX, DE L’éTé EN éTAGES
LE CIEL EST NEUTRE, LUSTRé
LE CIEL EST DANS LES RUES
POUR PAS LE PERDRE JE NE SUIS
JE M’ADAPTE A SON RYTHME
IL CAHOTE CAR SES ROUES ROUGES SONT VIEILLES
LES MéDIATEURS SONT EN VACANCES
EN UN SENS
LES MéDIATEURS ET LA CONCIERGE SONT
DANS LES éTAGES, DANS LES BLOCS
LE MARASME EST DANS LES MAISONS
LES ESPIONS COMME DES éCHARDES DANS MON CŒUR
JE PENSE à MOI COMME UN MARASME
JE PENSE à MOI COMME à DES ETAGES DE MOI-S
JE DéBOULE DANS LES ESCALIERS
JE COURS DANS LES COULOIRS
JE M’ENFILE DANS LES BLOGS
TRAQUéE PAR LES MéDIATEURS
ET PAR LA CONCIERGE
« VOUS AVEZ DU COURRIER »
« VOUS AVEZ UN NOUVEAU MESSAGE »
JE NE VEUX PAS LE PERDRE
PAS LE LIRE
PAS LE TEMPS
JE DEBOUCHE SUR LE TOIT-TERRASSE DE L’IMMEUBLE

JE BOIS LE CIEL EN éCHARPE
LE CIEL COURBE, SI PEU éLOIGNé QUE JE LE TOUCHE DE MON BRAS
DE MON BRAS EN éCHARPE
LES ROUES DE MA MéMOIRE SONT VIEILLES, ROUILLéES, ROUGES
ELLES CAHOTENT
JE PENSE à TOUS MES MOI
JE DOIS LES RASSEMBLER
AVANT LE VERTIGE
LES PIECES NE CORRESPONDENT PLUS
« LIN A AJOUTé UN COMMENTAIRE » ENTENDS-JE ENCORE TOUT EN BAS
UN CORPS éTRANGER S’EST ENFILé DANS LA MAISON
JE BOIS LA COURBE DU SOLEIL
MA MAIN éCRIT UN MESSAGE SUR LE CIEL EN LUSTRINES
JE RETIRE L’éCHARDE
JE RETIRE L’éCHARDE MAIS L’éCHARDE BOUCHAIT LE VIDE ET LE VIDE AINSI LIBERé COULE, COULE
ET MON MARASME SE RéPAND
DEVANT LA COURBE DU CIEL
ENGLOUTISSANT LES ESPIONS, LA CONCIERGE, LES MéDIATEURS ET LEURS DROGUETS DE SOIE, ET PEUT-ÊTRE TOUS MES MOI,
NE LAISSANT QU’UNE PETITE FLAQUE ETINCELLANTE, UNE FLAQUE DE PETIT MOI ECRIVANT EN APNéE.

ou bien

JE RETIRE L’éCHARDE
JE RETIRE L’éCHARDE qui obstruAIT la bonde de Mon coeur, empêchait tous mes mots de sortir, tous mes motus, mes bouches cousues, mon coeur cousu, tous ces moi-s non écrits pendant des mois
et les mots se répandent, en blocs, dans les blogs, dans les étages, sautent à la figure des médiateurs
enjambent LA COURBE DU CIEL
ça urge, ça hurle, ça dégouline
 
tous mes PETITs MOIs ECRITs EN APNéE.
 

4 commentaires:

  1. je te lis en écoutant "sunday morning" du velvet underground repris par rodolphe burger...tes mots se fondent avec sa musique, tout coule, ton texte, les notes...c'est magnifique

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  2. Je préfère la seconde fin, de toute façon tes textes me bouleversent parfois, certains sont très drôles, telement je m'en sens proche et le mot n'est pas à la hauteur

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