dimanche 19 août 2012

aidez-moi ici à ne pas venir dans votre pays


William T. Vollmann : « Pourquoi êtes-vous pauvres ? »


« Dans ce bidonville, dont je n'appris jamais le nom, déferlait une vague d'enfants aux visages rieurs et aux mains tendues . C'était une vague de bonheur. Quand je vis ces enfants courir autour du mur charbonneux, je me rappelai une fois de plus que, d'une certaine manière, la vie est ce qu'on décide d'en faire. La liberté qu'avait ces enfants des taudis de jouer avec des chiots plutôt que d'aller à l'école, en termes de marché, leur coûterait cher plus tard. Je n'envie pas leur existence. Et pourtant il serait faux de dire que ces gens qui étaient pauvres, selon la définition des Nations unies, étaient, à ce moment précis malheureux »

« Je me souviens d'avoir vu, sous les ponts, des visages rayonnants et souriants, des chiots assoiffés de liberté qui faisait confiance à l'hilarité des mains qui les portaient, car ils savaient qu'ils allaient être relâchés presque sur le champ ; ils savaient que ce n'était qu'un jeu. Ce moment était aussi joyeux qu'une éjaculation, tout ce brouhaha, ces éclats de rire, ces cris aigus d'excitation.
L'espoir a la vie dure, mais pourquoi espérer, alors que ce bonheur peut être si facilement partagé, pourquoi pas les ressources et les biens de première nécessité ? »

Les italiques sont de l'auteur, les gras ont été ajoutés par moi

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