mardi 24 août 2010

Iro mo ka mo

"Tenter de lire l'émotion de l'auteur entre les lignes" expliquait ce livre à propos des haikus. Ou s'agit-il plutôt de se mettre à la place de l'auteur et d'imaginer soi-même? Peu de mots dans les haikus, cela donne de la liberté pour  le faire.

La poésie, c'est aussi une façon de se débrouiller au quotidien.

Aussi courts soient-ils, il arrive que dans les haikus on fasse référence à d'autres livres. Il faut bien montrer un peu ses connaissances.

Pour dénombrer les choses fines et plates comme les feuilles, les Japonais utilisent le suffixe mai . Et c'est aussi de cette façon qu'ils comptent les poèmes: ichimai (un), nimai (deux), sanmai (trois)...

Poésie nucléaire: qui touche au noyau des êtres et des choses.

Et du temps.

Les banalités aussi sont utiles. Pour clore une discussion et laisser flotter la suite.


Ito Naga "Iro ma ka mo, la couleur et le parfum"
publié aux éditions Cheyne

2 commentaires:

  1. sa coiffure me rappelle celle d'un portrait du petit François II, auréole électrique, cheveux d'ange... mais regard de diablotin

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  2. finalement, on lui mettrait une barbe, il ressemblerait à un Glaïeul, non ?

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