mardi 8 novembre 2011

Le ciel soyeux s'est morfondu d'un glacis moribond
Les étoiles ont péri fidèles vergétures
il fait nuit
et les choses incertaines
aux contours maquillés
pleurent l'obscurité et le froid et l'ennui
les âmes errantes veillent
secouent leur catafalque
de poussière et de mort
Elles étreignent l'espace et font l'amour
avec leur solitude
Corps trépassés qui enlacent en valses incertaines
le vide
et frôlent l'impensable
Leurs cheveux de Méduse flottent
pâles
agrippés à la lune
Une odeur sournoise de soufre
et d'encens
s'échappe rugueuse
aux accents diaboliques
Les fouets claquent le cortège s'avance
le ciel se fend
Les corps ossuaires éternels s'enlacent
D'une infinie souffrance
ce soir.

2 commentaires:

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  2. super beau. en te lisant, je vois un film de Tim Burton, n'importe lequel, peut-être Noces funèbres, ton texte a cette texture de mystère, d'inquiétude, de poétique, d'absurde aussi (on peut y voir le rire de la mort?)

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