mercredi 22 juin 2016

BLEU

qui traîne /N°079 (Lili FRIKH)
Je n'en reviens pas de la poésie qui traîne par terre, à
hauteur de poubelle, au dessus de rien, de personne. Je
ne sais plus quoi en faire, quoi faire, si même... Parce
qu'elle est là la poésie, dans l'état des choses. Inutile de
prendre leur parti, de les prendre à partie et, au bout du
compte en otage. Pas la peine de les faire participer au
bénéfice des mots. Les choses ne sont pas intéressées.
On ne fait pas de poésie, elle se fait toute seule. On n'est
pas poète en écrivant des poèmes.
On l'est avant et après

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