jeudi 29 octobre 2009

Côtes rocheuses : la côte basque


Quand on quitte Biarritz, bien vite on atteint Bidart et la côte basque.
Un sentier pédestre de vingt-cinq kilomètres permet de relier Bidart à Hendaye en passant par Saint-Jean de Luz, La corniche, Abbadia. On y longe des arbres prostrés, tourmentés par le vent, la mer souvent grosse, des huppes, buses, pies, corbeaux, milans et une flore non moins riche. Ici, depuis des siècles la côte recule sous l'assaut de la mer. Les rochers se creusent, le recul des falaises de la corniche est encore accentué par les innombrables infiltrations d'eau entre les strates de roches.
Quand le vent se lève sous la brume le matin, les vagues se gonflent -pour le plaisir des surfeurs-, et plus le jour avance, plus les bourrasques se font violentes ; les marées atteignent parfois des coefficients énormes. Sous le ciel gris, une mer violette et verte déchaîne les crêtes blanches de ses vagues ronflantes.Tout là-haut, dans les falaises, spatules blanches, barges à queues noires et barges rousses, mouettes, goëlands, bécasseaux, courlis, chevaliers aboyeurs nichent et fientent dans les corniches. Mais cette côte sait aussi se faire hospitalière : elle fut un haut-lieu de la pêche à la baleine au 17° siècle et aujourd'hui encore on y récolte l'algue rouge (agar-agar), à l'aide d'étranges portiques en bois que l'on peut croiser sur la plage.

1 commentaire:

  1. Et Pierre Michon qui reçoit le Prix de l'Académie Française.
    Quelle époque !

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