mardi 16 mars 2010

clocher

Pour parler de clocher, j'ai voulu m"élever et c'est sur un escalier que j'ai envie de parler de clocher.
C'est un clocher  banal celui du village de mon enfance et celui là il a du me voir pour la première fois emmailloté dans des langes car il y a 60 ans on ne badinait pas  lorsqu'on avait un nouveau né  il fallait le baptiser dans les huit jours d'ailleurs  on ne rentrait pas tout de suite dans l'Eglise il fallait passer par les fonds baptismaux  c'est seulement  par ce passage obligé  qu'on était considéré faisant partie  de la famille des élus, sans cela si on mourrait  c'était dans les limbes  qu'on allait, les limbes c'était pour moi, et je l'avais appris au catéchisme, une sorte d'endroit où on flottait , ce n'était ni bien ni mal c'était tiède pas le paradis, pas l'enfer non plus on n'en sortait jamais.
A onze ans un autre clocher en Auvergne belle église romane et là  j'ai vécu cela un peu comme une promotion une horloge sonnait les heures et les demi. Dans la froidure des draps, il n'y avait pas de chauffage dans ma chambre, je trouvais que cela faisait chic d'entendre égrener les heures le sommeil venait très vite en comptant les coups de gong c'était magique. Le sacristain s'appelait Rémy le matin il passait en courant devant la boulangerie à midi et le soir il allait actionner les cloches pour l'Angélus, c'était tout manuel. Il y avait d'autres moments où il s'activait lorsque quelqu'un était était mort, dans les minutes qui suivaient,on voyait le curé avec sa soutane et son surplis, l'enfant de choeur en aube qui agitait le goupillon, on n'osait pas demander à l'homme d'église qui avait "trépassé" mais on essayait de voir où il se dirigeait.
Lorsque je suis partie en pension, c'est près de la cathédrale que j'ai vécu Il y avait des tours des tourelles des clochers des clochetons des pigeons nichaient dans les cavités de tous ces petits clochers et projetaient leurs fientes sur les fidèles  quand ils rentraient à l'office et tant pis si je risque les damnations éternelles un jour qu'on allait accomplir une de nos innombrables dévotions un de ces volatiles à souillé le voile de la religieuse qui nous accompagnait j'ai ri tout haut cela faisait  comme une grosse verrue sur le couvre chef de mère Marie des Oliviers devant mon hilarité la sanction a été immédiate : "ma fille vous viendrez me voir à la sortie de la messe" et j'ai été privée  quinze  jours de sortie.
Puis cela a été la ville,  et dans ma tour, j'ai beau prendre garde je ne vois plus de clocher et je peux vous dire que lorsque souffle un certain vent j'entends des cloches de quel clocher proviennent elles je ne sais? mais une nostalgie s'installe et j'aime les écouter.
La semaine prochaine je pars à Barcelonne Gaudi va me faire voir d'autres clochers et il me semble que je vais apprécier.

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