jeudi 22 juillet 2010

Foin



Quand les prairies denses s'effondraient sous la lame des faucheuses d'antan, que les fourches tournaient et retournaient une herbe destinée à sécher et, une fois amassée, à tenter dans un dernier effort à se dresser vers un ciel, dans un simulacre de cathédrale érigée au bord d'un pré où le bonheur n'est plus... Cette meule de foin, où se concentrent soudain ces lambeaux de souvenirs ressuscités par quatre lettres posées dans la marge d'une page, comme les points cardinaux d'une enfance à ne pas effacer, subsiste derrière les ombres disparues et les silences de l'horizon.

1 commentaire:

Linette a dit…

"les points cardinaux d'une enfance à ne pas effacer"...des petits points lumineux dans les yeux qui clignotent longtemps après avoir éteint l'ordi et le silence de ses étés qui se prolonge, qui lui non plus ne doit pas mourir.