samedi 12 décembre 2015


au musée des rêves il y a
des étendues d’eau
des bottes d’esquimaux
la maison de l’enfance
la sœur, pure présence
le chaton gris évaporé
un plat à gâteau vide, blanc
une pelle dedans
le visage de l’ancien amour, rouge
des plaques urticantes
les feuilles mortes dans le caniveau
la maison japonaise du psy
des cordes entre deux eaux
l’échafaudage qui tremble
des escaliers à monter à descendre
du vertige à apprivoiser
la peur du chat perdu
le père au même âge que toi
un pan de cils qui tombe
le poids du premier rôle
ne pas savoir le texte
vouloir fuir la scène
recevoir une assiette vide
penser que c’est une roue
planer au dessus d’un l’escalier qui tourne
échapper au loup
savoir traverser
pouvoir voler




3 commentaires:

  1. magnifique texte ! et la photo, où est-ce?

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  2. ça me rappelle les "mille et une choses de noël", un album pour enfant que je lisais maman et me faisait rêver autant que la petite fille à côté de moi, la petite fille en moi. y avait peut être pas de maison de psy, mais japonaise, oui. Un rythme magique dans ton texte, enfantin, mais pas gnongnon, enfantin dans notre part d'enfance en adultes, j'y reviendrai souvent. c'est beau, dans la nuit, juste avant les "fameux résultats". Merci pour cet îlot de douceur. Je me suis crue chez la petite soeur de Murakami.

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  3. merci à toutes les deux pour vos mots qui me touchent ... la maison aux reflets d'or -vision un peu magique d'un jour de randonnée où fatiguée j'attendais avec impatience la fin de l'étape du jour- est en auvergne pas très loin de besse-en-chandesse, je crois...

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