samedi 15 janvier 2011

photos 9 et 10

dans la nuit des mots égarés
veille l'éclat suspendu
du cyclope
fumées d'ombres
nuages de cécité
majuscules fenêtres
où s'étendent les insomnies
et les chants de silence
ciel d'absolution où
peu à peu les corps disparaissent
                                                                        complies


les ailes liturgiques du levant
dévoilent les socles d'ombres
le rouge et le bleu frissonnent
prêts à brûler les doigts
les lèvres se parent d'ocre
et lèchent les murs lépreux
sous l'ogive du souffle
lentement monte la lumière
dans une nuit sans bornes
peu à peu les corps renaissent
                                                                     laudes

8 commentaires:

  1. je ne connaissais ni le mot complies ni le mot laudes,( vous savez tous l'étendue de mon inculture,) mais à travers ton texte j'ai deviné un peu de quoi il s'agissait et puis surtout grâce à l'italien qui est bien plus utile que le latin, laudare signifie faire l'éloge, et compiere signifie achever.
    il me semble donc avoir compris à travers vos textes que les photos montrent le crépuscule et le lever du jour ou les deux en même en temps? une ville la nuit?

    cela dit, ce n'est pas pour attiser la polémique ou sortir à nouveau mes griffes, mais je continue à trouver absurde, (d'autant plus que cette fois ci je suis simple lectrice extérieure,)de ne pas montrer sur notre blog les photos simultanément reliées aux textes. on peut les imaginer certes, mais la saveur des images contenues dans les écrits, de registres différents suivant la personnalité de chacun, ne peut être relié par aucun support, alors que justement ils se réfèrent à un support. l'intérêt supplémentaire aurait été justement de pouvoir goûter la gamme de ces variations à la lumière de ce qui les a inspiré. et je peux vous dire que les quelques personnes extérieures qui ont lu nos textes m'ont dit qu'elles ont ressenti la même déception et incompréhension. nous avons obéi à une volonté, mais ce blog est un travail d'écriture au jour le jour, en l'occurrence ici un travail d'écriture sur des photos, qui s'étend sur plusieurs mois, avec des photos qui n'apparaitront qu'à la fin. qui aura la patience d'aller repêcher la fraicheur des correspondances de chaque texte sur chaque photo, au milieu du défilé du blog?
    je reste donc sur mon opinion de départ, mais cela n'enlève rien de la beauté de ton texte laura, et de celui des autres.

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. petite observation de surprise devant les arcanes de l'informatique: mon commentaire était trop long , "too long for process",qu'il m'a dit blooger! alors je suis passée par mon blog et j'ai fait une petite manip à travers mon tableau de bord, que je ne me rappelle dailleurs plus, et hop de mon blog il est passé sur à la brise! est ce que les agentes de maintenance peuvent m'expliquer ce mystère?

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  4. Je n'en ai aucune idée!!!mais si tu as réussi une fois, tu pourras retrouver le chemin que tu as emprunté!

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  5. Cela dit bien l'angoisse qui monte lorsque la lumière décline et l'allégresse qui vient au cœur aux premières lueurs du jour. Avec deux mots en exergue, laudes et complies, tu ouvres des portes de sens qui, au-delà du rituel religieux, renvoie à l'universel de l'homme face à un univers qui le domine.
    Mille grazie, cara Laura.

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  6. Tu sais Michelangelo, il n'y avait pas que tes textes qui nous manquaient, il y avait aussi tes commentaires si justes et si profonds

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  7. même une semaine après c'est toujours aussi bien

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  8. 20h26: la couleur,la force de tes mots me fait même aimer le couchant!

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