samedi 30 juillet 2011

BLEU comme les fragmentations

de la lumière

qui se chevauchent à l'entrée de la nuit

comme des rafales

suintent les larmes de la pluie.


Bleu comme les précipices

comme les abysses

qui longent mes nuits inachevées

comme les jours

imparfaits de moments suspendus.


Bleu comme nos corps qui s'enchevêtrent

sur le roulis

des draps mouillés

comme nos étreintes impudiques

vautrées dans de la soie fânée.


Bleu comme des cristallisations d'étoiles

qui viennent mourir

sur le lit de mes cauchemars laiteux

comme des phasmes pleurent

la nuit de mes métamorphoses.


Bleu de toutes les déclinaisons

Bleu immobile

Bleu égyptien

Bleu qui se fond et se morfond

Bleu du chiendent qui pousse

entre les tiges de ma tristesse.

Bleu de mon âme

qui s'exerce à mille nuances

et fait virer au gris

ton absence.



4 commentaires:

  1. Ton texte me chavire, passant de la lumière aux précipices,des corps enchevêtrés aux cauchemars laiteux, du bleu égyptien au gris de l'absence. Linette est là toute entière, jamais dans la plainte, mais la douleur dans la poésie et la tendresse, dans l'amour de la vie. Je t'admire pour cette force tendre qui pousse en toi

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  2. oui aussi, si tu pouvais ajouter une photo ? bleue ou pas bleue du tout..que serait le bleu ? de la vie? si tu le dessinais, photographiais avec ce si bel écrit.

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  3. Je suis "bien" dans tes mots, je me laisse porter sur une vague amie et emporter dans le filet de ta poésie.

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  4. C'est beau bleu, blues,
    Vers de gris, aussi
    Eclats de vers, encore.
    Merci Linette

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