samedi 30 juillet 2011

LOCATAIRE des mots
en exil
je cherche leur histoire
dans mes mains écorchées
sur le bord de ma bouche
dans le jour qui se lève
dans les soleils qui s'effilochent
et qui meurent
quand s'ouvrent mes crépuscules
éclaboussés d'errances.
En exil je suis
éparpillée
au travers de leurs sens.
Je les couche sur un papier froissé
Je les tords les déchire les pétris
dans la glaise de mon histoire.
Ils sont ma résilience
m'inventent des avenirs
encerclent les angoisses
que je sens sourdre
grandir puis s'effeuiller
dans leurs fourreaux voluptuaires.
Je les étreins leur sculpte des visages
mais ils s'évadent de mes prisons.
Quand ils me reviennent insoumis
ils sont ma liberté.
En exil,
je les attends.

3 commentaires:

  1. "Locataire des mots": que c'est vrai et qu'ils sont notre résilience pour les souffrances passées et à venir, qu'ils donnent forme et force à nos im-pensées. Avignon les a-t-il fait sourdre de ta glaise?
    Bisous. Je suis à Sinté jusqu'au jeudi 4

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  2. pour moi c'est abstrait, ces locataires.... au singulier. on sent une force, une émotion, qui sont ces ils de l'attente ? des mots? mots-pensées-langage- toi, car les mots n'existent pas en dehors d'une parole, de toi, la tienne ? si ?

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  3. linette, je postule pour une co-location de tes mots; parce que vois-tu les miens je les attends. tombés de si haut ils se sont écrasés sur l'asphalte du clavier, alors, si tu veux bien, je partage les tiens, ils gravitent autour de toi et quoi que tu dises ils semblent ne pas trop s'éloigner, et il fait bon lire chez toi.

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