lundi 2 janvier 2012

Un trajet entre Cotonne et Bellevue : 3° partie

 
Aller : de la rue du Mont aux tags de la gare Bellevue


Je décide d'aller directement aux tags par la voie la plus directe : la rue de l'Egalerie

Rapidement, face à moi, le nouveau parking de la gare ; tout au fond, sur les murs à l'arrière de bâtiments désaffectés, d'immenses tags colorés que je n'avais encore pas vus, puisqu'ils sont en permanence renouvelés. Traversant le parking, je suis vite coincée par des grilles qui me séparent des tags, isolés et très éloignés de moi ; ce qui, de terrain vague est devenu parking payant, empêche quiconque de s'approcher à pied ou en voiture. En recherchant une issue, je lève la tête et aperçois deux tagueurs descendant d'un toit le long d'une cheminée, accès clairement impossible à mon arthrose.

Entêtée, je ressors du parking et avance un peu dans la rue Buffon qui ne m'amènera qu'à la passerelle qu'empruntent les passants pour se rendre rapidement à la gare, passerelle fourmillante de monde en semaine, mais désertée en cette fin de dimanche après-midi. Forcée de constater qu'il n'y a plus d'accès direct aux tags, je contourne le parking par la gauche, à travers un terrain vague envahi de ronciers : de ce côté-là peut-être trouverai-je une voie d'accès, piétinant les orties, tessons de bouteilles et autres « détritus », je trébuche, bifurque, reviens en arrière, mais finis par avancer, non sans m'arrêter pour une belle récolte de photos : charriots rouillés de supermarché ayant appartenu à Rosetta ou à ses soeurs, pierres irisées des couleurs échappées des bombes de peinture …

 
A ma gauche, un chantier à l'arrêt depuis toujours, abandonné aux herbes folles et dont les murs ne seront sans doute jamais montés, ferrailles rouillées, briques, tuyaux, boudins de plastique ... décor d'arrière-monde figé. Tout ce fatras isolé par un mur de béton de la rue de l'Egalerie, qu'en fait en m'égarant, je suis entrain de remonter.

 
Demi-tour, je prends sur ma droite et repère une ancienne voie ferrée désaffectée mi-recouverte de ronces. Face au soleil couchant je marche dans ses rails longeant de loin la gare, la dépasse pour enfin accéder aux tags, du bon côté des grilles.

 

2 commentaires:

  1. il est magnifique ton trajet, vraiment je souhaiterais aller avec toi rue de l'égalerie (même pas lafaillette !

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  2. c'est riche comme itinéraire, j'en veux !

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