mercredi 14 décembre 2011

atelier 14

1983 ou plus tard, je ne sais plus - Ta venue dans ce chez moi de la Grand’rue, sombre appartement aux odeurs de chocolat - Tu as mis un baiser fondant sur ma bouche - Alors, petite statue de 20 ans aux joues charnues je l’ai serré ce corps si fin, presque, diaphane à la Giacometti - Je l’ai serré ébahie par le sentiment amoureux.
Nous nous sommes mis à glisser de ma rue à ta colline, sans luge - Lascifs, sensuels, enfantins - Durant combien de mois ? Je ne sais plus.
Nous avons voulu goûter aux eaux fortes de la Casamance fondante - trépignants nus sous les pluies soudaines et chaudes - Loin des neiges engloutissant notre ville dans l’étang du néant.
On est revenu - on ne s’est plus vu.
Silencieuse histoire de voies, de monts, d'impasses et de demi-tours, creusée par les marées de nos vies - J’ai évidemment changé de rue, dix fois - Tu es parti de la colline vers des monts joyeux remplis d'enfants.
Il y eu parfois des clairs de lune impromptus et festifs, des rencontres fortunes et pudiques, sans mot - Nous émergions l’un à l’autre comme deux élégants souvenirs - Ces lunes, grâce auxquelles on ne s’est jamais perdu de vue.
Je ne sais plus quand je suis venue sur ta nouvelle colline - Tu es descendu dans ma ville - Pour quelques nouveaux cheminements...

3 commentaires:

  1. grâce
    des retrouvailles
    sensualité
    de tous les possibles
    j'aime ton texte
    espoir

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  2. Entre l'atelier du soir et la rédaction du matin, la nuit t'a porté conseil. Il a suffit de quelques adresses, de quelques noms de rues, pour apporter de la matière à ton texte et donner plus de vie aux scories poétiques des mots qui cachent souvent la vraie poésie de la vie.

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  3. très beau.. envie d'en savoir plus.. c'est un bon critère.. en tous cas vous êtes "bonnes" ( pardon pour cette vulgarité ) à la brise..

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