samedi 4 décembre 2010

photos Valérie , jeannine de Dallas avait vu un bouquet de mariée

Je n'ai rien vu sur cette première photo où en examinant bien si, le bouquet de mariée que je t'avais fait faire, et que le soir des noces tu a jeté dans cette salle enfumée.
Les invités dansaient, ils se sont précipités sur les fleurs qui en voulait un brin, il parait que cela porte bonheur.
Tapis dans un coin je faisais semblant de sourire, mais je saignais, oh c'était une plaie qui ne se voyait pas, mais la cicatrice ne sait jamais refermée, et même des points de suture n'auraient pas colmater la brèche, la plaie suinte toujours.
Ce n'est pas raisonnable, mais je n'irais pas chez un chirurgien esthétique.
Il fallait que tu fasses ta vie, que ce soir la tu dormes avec celui à qui le matin tu avais dit oui.
Pourquoi faut-il que ces fleurs, tombées éparpillées sur le plancher  apparaissent sur la tête de ce garçonnet ,?
Il a le regard clair il est ton fils, il est épanoui, il sort de la douche, il a des gouttelettes sur le corps un peu comme le matin  lorsque je te faisais découvrir la rosée dans le pré devant la maison tu te souviens ?
On disait que c'était des perles , un jour je me rappelle  avec ta logique enfantine  tu m'avais dit : je voudrais m'en faire un collier que c'est loin tout cela.
Je sens l'odeur, de la savonnette tu m'échappas, comme il t'échapperas, tu  étais une anguille je n'arrivais à t'essuyer, tu faisais fi de mon impatience.
Je voudrais fixer encore une fois cette scène.
C'est bon cette nostalgie qui s'empare de moi, je voudrais ne pas croire que rien ne va recommençer et je le confesse tout j'en suis sûre va continuer, une petite chose m'éclabousse et au lieu d'être trempée, je suis séchée essorée et prête  à rebondir je peux l'attester.

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