jeudi 18 novembre 2010

le conteur

Un conteur qui vivait seul au bord d'une autoroute,dans une vieille caravane rouillée,se réveilla un matin ,transi,la barbe gelée par les premiers frimas de novembre,se leva d'un bond,serrant contre son coeur la lettre qu'il avait reçue la veille,relut avec avidité ces quelques lignes jetées sur le papier taché de sueur nocturne,ferma les yeux avec violence,vit apparaître derrière ses paupières meurtries,l'image tremblante de son fils disparu depuis des années se figeant dans une étrange pâleur,se leva lentement pour atteindre le réchaud ,fit chauffer un reste de café de la veille,le but sans hâte, laissant couler en lui cette brûlure glacée, décrocha son vieux manteau parcheminé, sortit affronter la zone embrumée qui cernait la caravane abandonnée ,s'en alla chancelant le long de la voie ferrée,laissant de douloureux souvenirs l'envahir où se mêlaient des sourires et des larmes dans les yeux de son enfant quand il racontait des histoires sous les préaux des écoles,sentit contre sa joue rêche l'effleurement oublié d'une caresse enfantine, avança dans l'épais brouillard ,luttant contre cette glu acide qui rendait sa respiration douloureuse,aborda enfin la barrière agressive des premiers immeubles surgis des champs figés dans l'aube terne de novembre ,chercha dans sa poche le précieux message, relut encore une fois ces quelques mots griffonnés ,essaya de déchiffrer l'adresse effacée,ne comprit pas le nom de la rue ,demanda l'aide d'un passant qui lui indiqua l'hôpital de la ville ,ce mot fit poindre
des perles de sueur glacées sur ses tempes grises et ses yeux se brouillèrent,gravit l'escalier, se dirigea vers une chambre d'où filtrait une froide lueur,poussa la porte entrouverte, découvrit le visage de son fils d'une pâleur quasi irréelle,les yeux agrandis par la fièvre,étendu dans la moiteur du drap chiffonné ,approcha son oreille jusqu'au bord de ses lèvres sèches et entendit dans un souffle tiède :
« j'aimerais que tu me racontes une histoire........ »

2 commentaires:

  1. j'ai supprimé ton conteur qui était sous mon nom, cependant je ne comprends pas ton copié collé qui a un drôle de calibre, faudra demander à l'agente de maintenance

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  2. La mainteneuse a maintenu. Je vais concocter un mémo de la ponctuation et de la bloguerie lorsque j'aurai 5 heures devant moi.

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