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dimanche 14 avril 2013

atelier du 8 avril 2013

J'étais de consigne ce mercredi
(J'en avais donc préparé une, que je garde au chaud et qui s'est étoffée depuis, vous ne perdez rien pour attendre)

Daniela Diblasi m'ayant fait part de la présence de Bertrand Leclair en résidence à la Serre de St-Etienne  (3 semaines ce printemps ), nous avons "contacté" et comme il était disponible, je me suis permise de l'inviter, sans avertir quiconque à part notre hôtesse, mais en spécifiant par mail que je viendrais accompagnée d'un objet écrivant non identifié (entre autres).
La soirée a été "douce et vive" suivant les mots de BL, nous nous sommes tour à tour présentée, ce qui nous a permis aussi d'apprendre ça et là quelques détails qui nous avaient échappés, bien que nous côtoyant depuis une grande quinzaine d'années. 
Nous avons aussi parlé étymologie et modes opératoires dans l'écriture, réécriture ou non, et ce que nous attendions de cet atelier, finalement, à part le fait de se sentir bien ensemble à écrire pendant en temps déterminé, puis sur le blog (ou pas)
Bertand Leclair a longtemps été critique littéraire à La Qunizaine Littéraire, il écrit des fictions pour la radio (France Inter et France Culture), il a écrit de nombreux essais et romans  Le dernier livre s'intitule : "Malentendus", paru chez Actes Sud en 2012.
Nous n'avons donc pas écrit mais donc avons discuté pour élaborer un projet pour l'automne prochain, période à laquelle il reviendra pour la 2ème partie de sa résidence à St-Etienne de 5 semaines à l'automne, et qui se conclura lors de la Fête du Livre. Bertrand Leclair ne pratique pas les ateliers d'écriture au sens où on l'entend généralement (sauf nous)  ; il nous a présenté un projet auquel il a participé lors d'une résidence Ile de France, à la Maison de Balzac et d'atelier de lecture profonde ; c'est de ce projet que nous nous inspirerons  : il s'agira de choisir des nouvelles -courtes- et si possible du domaine public (au cas où nous poursuivrions avec la radio)  ;  nous les lirons "en profondeur" pour en dégager les lignes de force et écrirons à partir de là.

voir par exemple Quand je balzaque et d'autres liens sur le Tiers livre (dans la liste des sites amis)

jeudi 11 octobre 2012

CONSIGNE DU 101012

Pendant que certains se la coulent douce à la médiathèque, d'autres travaillent pour la société.
c'est comme ça, qu'est-ce qu'on peut y faire ?
Ceux qui étaient absents hier, c'est à dire peu en fait, trouveront ci-dessous la consigne :

Nous avons décidé cette année d'écrire "l'autobiographie des objets" (voir le livre de François BON, le bon) ou ce truc là-dessous :

 http://www.dailymotion.com/video/xr7k2m_autobiographie-des-objets-francois-bon_creation

Chacun sera maître de la prochaine consigne quant à la forme, la prochaine fois ce sera Nâto puisque nous allons chez elle, (je dis ça arbitrairement) qui s'y collera. 
Là c'était au tour de Linette qui nous a improvisé une chaufferette de derrière les fagots avec une phrase extraite de l'un (et de tous les) chapitres d'un livre dont j'ai oublié le nom mais où il est question d'auto portraits.
"JE FAIS UN METIER D'HOMME" 




mercredi 16 décembre 2009

Paysage fer (2)

"Ailleurs, cette découpe sur une colline de dix arbres dans l'hiver, comme peints à l'encre de Chine et se détachant du ciel uniformément gris dans ce qu'on se souvient, et maintenant, à l'instant même, si on lève le regard à travers la fenêtre du train c'est soudain des échancrures violentes dans les nuages et des accumulations presque noires sur l'horizon qu'ici on domine, sur seulement l'étendue moutonnée de champs immensément labourés et personne.
Ne pas relire, accumuler seulement ces notations d'instants, puisque le même train, de jeudi à jeudi, en permettra la répétition, que ne changeront, mais lentement, que le cycle perceptible des saisons et la lumière.
[...] Décider cette fois en amont du voyage ce qu'il y aura à regarder et s'y tenir. Avoir préparé sur la carte Michelin 241 vendue 30F gare de l'Est les marques au stylo de ce qui s'ordonne sur le mince et serpentant liseré noir de la ligne de chemin de fer, et savoir gérer l'attente, la posture, savoir comment l'image va se mettre en place et ce qu'il faudra alors y saisir, même si ici on en rend compte dans un ordre qui n'est pas celui des marques sur la carte, mais celui de la reprise des notes sur le bloc jaune à papier quadrillé qui a servi, sur les genoux, aux mots repères, voire à quelques croquis de disposition de masses. S'être d'ailleurs répété plusieurs fois dans la semaine, non pas à voix haute mais quand seul on pense au texte qui s'élabore, alors même qu'on n'y travaille pas, puisqu'on n'est pas dans le train : ce qui compte,  c'est la disposition de masses. Ou bien : ce qui impressionne, dans l'encadrement de la vitre du compartiment, c'est la disposition de masses."

Paysage fer (1)

"C'est à notre sol silencieux et naïvement immobile que nous rendons ses ruptures, son instabilité, ses failles ; et c'est lui à nouveau qui s'inquiète sous nos pas."
Michel Foucault