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mardi 24 décembre 2024

Joyeuses Fêtes à toutes et à tous

Les 3 becs, Le col de la Chaudière & la chaîne de Couspeau

 

 

Les mêmes vus de ma chambre se reflétant dans la vitre des voisins d'en face

 

Que nos esprits et nos âmes soient aussi paisibles en 2025 que ce paysage.

Des mimis à vous toutes-s
 

dimanche 14 juillet 2024

Vieille ? Vous avez dit vieille ?

 


Afin de rasséréner celles et ceux qui se feraient du souci car ça fait si longtemps qu'on ne s'est pas vu(e)s ... et à quelques jours d'un Xème de mes anniversaires, ce clin d'oeil.

Je me régale des albums de Baudoin, cet extrait tiré de l'album "Les essuie-glaces"     Edit  Aire Libre Dupuis et vous offre cette phrase qui me convient parfaitement bien et colle à ma peau et à mon état d'esprit

Bises à toutes et à tous.

samedi 23 décembre 2023

Joyeux Noël à vous toutes et tous

" Coeur :

organe

                central

                situé entre les deux

                poumons


Sur le lac, le vent saisit mes lèvres.

L'imperceptible pulsation du sang

mon souffle heurté, le ciel, la neige, l'ombre

avec la lumière se confondent.

Je ne reconnais rien du paysage

à l'intérieur de moi

 

je cherche le centre."

 

Hélène Dorion "Coeurs comme livre d'images" Edit Bruno Doucey 





Que ce Noël nous soit doux et paisible comme ce paysage de pleine lune

que nous approchions "le centre", au plus près, au plus loin

et toujours en recherche. en accord avec

chaque pulsation de notre coeur.

Je vous embrasse

samedi 15 avril 2023

CHEMIN DE TRAVERSE.

 Racines mortes
en somnambule
dans les cathédrales de glace
sous l'algèbre des étoiles
Les saules
lambeaux de terre enracinés
embaument
odeurs mystérieuses
appartenance à une pantomime
Sombrer dans un abîme
Aveu d'imposture
un coma sans lumières sans
cordes ni remparts
les plis des heures vides bousculent
les crépuscules couleur de gencive
Débusquer
la ligne soignée affable
chercher la faille
des mains honteuses
Enduire
une tempête intérieure
posture ténébreuse
sous la pergola
de la nuit-enveloppe
Les sacrifices-précipices
Les imperfections du corps
Le silence des oiseaux
veinures-bâlafres sur l'écorce d'un chêne
mais insolent regard
illusion faussaire
turbulences
d'un printemps bleu.





vendredi 3 mars 2023

Chemins de traverse

Pour me rappeler à vous et partager des moments de tendresse, quelques mots écrits hier soir, de ma fenêtre. Il me faut reprendre l’écriture, lentement, laborieusement, laisser remonter les images, les impressions fugitives comme ces bourgeons qui « savent » le printemps bien avant que nous nous en apercevions. Désolée pour cette longue absence, l’hiver de la saison et de l’âge m’avaient « gelée », recroquevillée, je ne savais plus que lire vos mots pour m’y réchauffer.

« Une belle lumière du soir, non plus une lumière d’hiver,

celle-ci est plus bleue, plus vibrante que les violets, orangés d’un coucher de soleil hivernal

dont on sent la dureté annonciatrice de la morsure de la nuit.

Aucun souffle d’air, une lumière douce, difficile à définir.

Ici, derrière la fenêtre de chambre ouverte,

(rue J d’Arc, c’était au-dessus du cerisier que j’écrivais mais toujours collée à une fenêtre, sur ma gauche), je ne ressens pas du tout de froid, les t° glaciales le matin se sont beaucoup radouci en journée.

Le long du Roubion, pâquerettes, primevères, bourgeons des arbres ... tout sort timidement, rien n’explose encore mais sort à peine la tête pour se protéger des nuits froides, pas folles les plantes.

Je viens de m’accouder à la fenêtre pour tenter de découvrir les mots et écrire cette lumière.

Rien à faire, « j’entends » les oiseaux pépier, je perçois comme une sorte de « rumeur », des ondulations au-dessus des cheminées, pas de la fumée, de la chaleur qui irradie, mais rien sur la lumière.

Ou peut-être si : transparente,

oui, ciel blanc traversé d’une lumière transparente comme de l’eau claire qu’on peut entendre dans le silence.

Le soleil doit être sur l’horizon, là-bas, derrière la ligne du vieux village, au-delà des collines, mais sans rougeoyer.

C’est tendre, paisible et fait du bien ».

 

 


 PS : la photo est aussi pauvre que mes mots, tout est beaucoup plus bleu et lumineux, plus beau quoi !


lundi 26 septembre 2022

Skurril

 ..."elles se servaient toutes deux d'un mot, skurril, désignant "un petit détail fibreux, une tension visuelle, un frisson. Skurril, ce sont les mains qui, en cachette, se tendent vers les jetons sur les tables de jeu dans Le Joueur, de Dostoïevski. Une patte d'araignée est skurril. Une fissure. L'idée d'une queue de rat. Une caresse, aussi, peut être skurril. " 

In TdM. Il est avantageux d'avoir où aller. Emmanuel Carrère.



jeudi 8 septembre 2022

Eclaboussement de joies


 

"C'était comme un éclatement d'étoiles à la volée. Sur ses épaules comme des draps de brume. Quant aux mots, en agiter la poussière, lui semblait plus que vain. Noués comme des pelotes de fils que sa langue n'aurait su délier. La mémoire de ses joies se conservait en suspens dans les particules de la brume. Arpenter, vagabonder, bondir, vagabondir pour exister. Elle fonçait en rhinocéros de pierre. Et soudain, la caisse claire quand les galets cassent, les graviers rissolent sur la roche et débordent. Lorsqu’elle atteignit le sommet, ce fut comme toujours l'éblouissement. Elle adorait cette sensation de n'avoir plus de poids. Le serpent droit du temps perdait ses écailles dans un aquarium."

A l'aide des mots de Damasio

mardi 5 juillet 2022

 BON ANNIVERSAIRE A LAURA SOLANGE

 merci pour toutes les consignes

 magnifiques de cette année




vendredi 6 mai 2022

Tamier commun dans notre assiette

 En cette saison, en bordure de chemin ou dans les bois, pousse une plante grimpante (genre de liane) aux feuilles vernissées et luisantes en belle forme de coeur : le tamier sauvage ou "herbe aux femmes battues" car sa racine a la réputation de guérir les bleus.

 

Tamier sauvage (dioscorea communis)


Maintenant, est la seule période où l'on peut consommer ses jeunes pousses en forme d'asperges qui sont la seule partie comestible de cette plante qui produit plus tard de petits fruits rouges toxiques.

 


Hier, lors d'une promenade entre deux averses, et alors que nous rentrions bredouille d'une recherche d'ails des ours, nous avons ramassé de ces petites "asperges" délicieuses que j'ai  délicatement liées en 4 bottes pour les cuire à la vapeur.

 


 

... et dans une clairière ... miracle des muguets ! Je n'en avais pas trouvé dans les bois depuis mon adolescence. 


 

Mais ce n'est pas tout, nos bras étaient chargés de genêts jaunes, de marguerites, de narcisses au parfum entêtant, d'ancolies bleu comme le ciel, et d'autres fleurs des champs dont j'ignore malheureusement le nom.

C'était le petit intermède "botanique" à l'attention de mes amis de coeur stéphanois ... et les autres bien sûr

mercredi 16 février 2022

Pleine lune

Telle un lampion, la lune accrochée dans le cyprès

Un nuage : la lune disparaît.

Aurais-je à ce point l’esprit obscurci

pour perdre le sourire et

croire que la lune n’est plus là ?

Mon esprit sait la lune,

voit le passage des nuages ,

conserve sourire au coeur et aux lèvres.

Dois-je attendre que les nuages aient disparu

pour m’autoriser à être heureuse ?


vendredi 24 décembre 2021

Très doux Noël à vous toutes


 

 


 


 

Il en reste encore quelques unes blotties contre de vieilles pierres,

"une sorte de silence avec le jour dedans

une palpitation qui travaille la nuit

et des couleurs qui suintent"

comme l'écrit si tendrement Laura dans son "Jardin d'ombres"

Qu'elles vous apportent la douceur en cette nuit de Noël et en cette fin d'année. Elles sont la promesse des jours qui grandissent. 

                                                    De coeur à coeur

 

mardi 21 décembre 2021

hors piste avec mon précédent texte : conte de presque Noël

 Je suis couchée dans mon moyen lit, dans la petite maison de la campagne. J'ai laissé la fête dans la maison d'à côté. Trop de bruit. Trop de lumière. Un monde compact et enfumé. Trop d'artifices. Dans mon lit donc, je broie un peu du noir, gris souris en fait, la lune à son poste, rondouillarde,éclaire la nuit. Je broie un peu de gris, compte quelques moutons, essaie de trouver le bon côté de la situation,je ne suis pas festive, on me l'a assez dit.

Respirer profondément Retrouver mon calme.

Quelques craquements normaux résonnent dans le silence, la maison est pleine de planchers distordus, de cloisons bancales, les matériaux travaillent jour et nuit. Pas de trêve pour les matériaux.

Des pas dans le grenier, pas de quoi fouetter le chat qui se promène sans doute, la région en est infestée ; c'est le terme consacré lorsqu'ils ne sont pas de la maison. La charpente est fourrée de loirs. Qu'ils se débrouillent. Ce doit être un gros chat me dis-je entre deux moutons, car les pas sont lourds.

Soudain dans mon moyen lit, je me tétanise, aplatie de peur au fond des draps. Moi qui rêve toujours de dormir à la belle étoile dans une forêt, je révise à la baisse mes fantasmes et essaie de me raisonner tandis qu'au-dessus de ma tête résonnent toujours de drôles de présences.

La seule chose à faire pour ne pas mourir, me sermons-je, c'est d'aller voir. De qui sont ces pas lourds qui tapent sur ma tête ? Quelques minutes passent. Il fait chaud dans ce moyen lit et si je ne respire plus, peut-être que la chose va s'en aller, ou en tous cas s'endormir, et moi avec. Je vérifie, il ne me reste que quelques moutons.

Bon je me lève, l'action ça a du bon, me convaincs-je, après que la marche ait repris.

Je gravis précautionneusement les marches comme pour apprivoiser ma peur, les escaliers, la chose. Lui faire comprendre que je ne viens pas en conquérante, qu'il doit y avoir moyen de trouver un compromis.

Plus que quelques marches, j'ai le coeur qui ne bat plus, je ne sais plus où il est, j'avance comme un canard sans tête.

Je pousse la porte : elle a mal, elle fait gzzzzzzzz et j'entends : 

NOOOOON !  PAS MAINTENANT !

Mes cheveux se dressent exactement comme il est dit dans les livres, je ne cherche pas plus loin, j'ai compris que j'étais indésirable, je redescends tout aussi précautionneusement que j'étais montée.

Je me recouche dans mon lit moyen, je mets mes boules Quiès et m'endors avec quelques chèvres, j'avais épuisé les moutons.

mardi 16 novembre 2021

Rumeurs d'automne

 

"Dans le bruit

            du jardin qui s'agite,

les herbes hautes

            fourmillent d'informulés :

« la table est couverte de revenants

 et de nappes de nuit»

entends-je murmurer

            dans mon oreille

collée à la porte des livres.


Mais moi,

            les feux au bout des doigts

pour éclairer novembre,

            je sais que le seuil

ouvre l'espace

            et que la discrétion d'une anémone

se loge au fond d'une caresse."

 

Frustrée de n'avoir vraiment pas le temps pour suivre notre atelier avec toute l'assiduité nécessaire, faute de ... je vous poste ce "collage" avec les mots de Solange, juste pour être parmi vous, sur la page, mes ami(e)s de si longue date et d'amitié de coeur (car écrire pendant plus de 20 ans toutes les quinzaines ENSEMBLE forge des liens inaliénables et indélébiles). Un grand bravo pour vos derniers textes dont -me semble t-il- l'originalité, la complexité et la qualité de la consigne permet et met à jour de nouveaux styles et manières d'écrire. Vive la forme ! qui exige. Je vous serre fort dans mes bras (au nez et à la barbe du Covid, d'ailleurs j'ai eu ma 5° dose ...)

mardi 2 novembre 2021

Festival "Sillon" : les couleurs

Truinas

 

 

Route de Félines

Faute d'avoir pris le temps de vous rejoindre dans ces nouvelles consignes, nous avons levé le nez de nos cartons dimanche après-midi pour souffler. Le festival "Sillon" offrait, durant une quinzaine de jours, de nombreuses expositions dans les villages entourant Saoû (Rochebaudun, Félines sur Rimandoule, Francillon, Truinas ...). Nous avons visité l'atelier de la peintre Noémi Adda, admiré les paysages dans lesquels elle vit et qu'elle ne se lasse pas de peindre. Les mêmes que ceux où vivait André Dubouchet, où il repose dans le petit cimetière. Une pensée pour vous.
 

samedi 29 mai 2021

Sous-bois drômois

 


Lieu-dit "Le contrat"

Tout au long de ce chemin serpentant le long de la rivière Roubion, les bois et près regorgent de richesses nouvelles à chaque saison : muguets, asperges, morilles ... fleurs qui ravissent naturellement la cueilleuse que je suis.

... et aussi de trésors : cabanon, arbres magnifiques. Un paradis dont je ne me lasse pas.





mardi 18 mai 2021

Glaïeuls sauvages


 
 
 
 Pour célébrer ce printemps tardif et la merveilleuse pluie enfin arrivée, ces quelques glaïeuls sauvages cueillis dans les talus entre Dieulefit et Bourdeaux, une de fleurs les plus fines, les plus aériennes que je connaisse.

 

dimanche 16 mai 2021

Lecture

Je viens de terminer « Elle venait de Marioupol »de Natasha Wodin Edit. Métailié

Une femme à la recherche de la mémoire de sa mère, travailleuse déportée ukrainienne par les nazis, victime déjà du stalinisme dans son pays, une histoire personnelle terrible, parallèle à la grande Histoire -comme celle de ma mère, de Mado – de femmes résilientes et très souffrantes qui n'ont pas choisi leur destin, mais l'ont subi avec tout le courage nécessaire et la force de vie incommensurable et indispensable à leur survie, à la mise au monde d'enfants qui, sans n'y rien comprendre, savent déjà tout intuitivement sans oser y croire. Un livre dont on s'extraie difficilement, moi, en tout cas.

Et voici ce qu'elle écrit à propos de la littérature :  

« Pour moi, la littérature se trouve surtout dans les béances du destin, ces béances renferment le secret qui est à la fois l'objet de mon écriture et ce qui me fascine en elle. Le secret est la terre nourricière de la littérature. »

vendredi 5 février 2021

hier j'ai fait un petit atelier d'écriture avec 3 étudiantes avec des mots empruntés

 Et maintenant qu'allons-nous faire 

De tous ces moutons paresseux

des fleurs en tourbe sur les toits

du chat qui gratte à la porte

de la truite dans la musette

des hirondelles qui ne reviennent pas ?


 Et maintenant qu'allons-nous faire 

des absences à l'horizontale

du héron échoué

de l'espoir qui se dérobe dans la neige qui tombe 

comme de la nuit ?


 Et maintenant qu'allons-nous faire 

Des petites filles envolées

Dans leurs bulles de savon

De toutes les feuilles mortes

Qui s'entassent devant la porte

Et enferment le chat dehors ?


 Et maintenant qu'allons-nous faire 

de la déesse ?

Des papillons de nuit

du noir et de l'or de son corps

des sept anneaux

de sa poussière ?

Et maintenant qu'allons-nous faire  ?


Dans l'ordre de nos métamorphoses

Nous partirons sans bruit

Nous attendrons dans le noir de la page

Dans l'ombre et les méandres

Nous guetterons dans les cendres

Une dernière braise de pluie.



jeudi 28 janvier 2021

Retour en pays d'enfance

 En ce petit matin encore tout sombre, de retour dans notre vieille maison, aux gros murs, dans le petit village de Bourdeaux, face aux vieux village (Viale) et au beffroi, assise près du poêle qui ronfle, les sons et les gestes dans lesquels je baigne sont les mêmes que ceux de mon enfance. Je suis dans un cocon de bien-être, et de sécurité, un cerneau de noix dans sa coque.

La chatte s'étire, les mêmes gestes ancestraux, chercher du bois, se vêtir d'un gros pull de laine car la maison n'est pas chaude en cette saison, aller au petit marché, préparer amoureusement un plat au four : une couche de patates, une de champignons, j'alterne en chantonnant, je recouvre le tout de crème, tout va mijoter plusieurs heures au four, des livres attendent, quelques rangs de tricot ... l'après-midi le soleil est rarement absent, c'est l'heure de la balade. Des paysages chaque heure changeants, la rivière, les montagnes, les champs vert-clair du blé naissant, les sillons marrons de ceux fraîchement labourés, les sommets enneigés … 

Que peut-il bien manquer ? Chaque jour, une immense gratitude m'emplit, chaque jour se suffit, me suffit et me comble.

 



 

vendredi 15 janvier 2021

Gilles Lapouge et Nicolas Bouvier : "Parfois la défaillance du langage"

 



Un paysage si beau

Un paysage qui déborde tout vocabulaire

Une terre, solitaire, dédaigneuse, intouchée,

Une Terre au large de toute géographie.