Affichage des articles dont le libellé est mon urbier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mon urbier. Afficher tous les articles

lundi 9 janvier 2012

ce matin encore..




ce matin encore,
j'ai croisé un crocodile sur mon itinéraire .?.
un crocodile rouge ..!..
cette fois-ci je n'ai pas pu résister,
je l'ai capturé

dimanche 8 janvier 2012

la place des souvenirs



il y a sur la place

entre guillemets en guirlande dorée

le petit mur des vieux

tortille la plume noire au souffle léger

qui regardent passer la jeunesse

filet blanc vide de tout

lui même y est assis

une confiserie ?

parmi les autres

square massenet

les désirs

les garages privés

sont déjà des souvenirs

le brin de plastique rouge

ce n’est pas de cela qu’est faite la ville

papillote assortie aux feuilles à dents

mais des relations entre les mesures de

fils d’une pelote jaune

son espace et

briquettes en miettes

les évènements de son passé..

crocodile dissolu rouge dans

cette vague

verte armature de quoi ?

qui reflue

roule la perle perdue

avec les souvenirs

pousses éparpillées sur le trottoir

la ville

fragment de phare

s’en imprègne comme une

fausse fleur

éponge et grossit

le E de passage






italo calvino "les villes invisibles"
et des choses de mon urbier piochées à l'aveuglette


samedi 24 décembre 2011

(elle lui) au fond de la cour



au fond la cour

leurs poses

belle allure

lascives

me rappellerais toujours

(elle & lui)

chevaux bleus

évoquaient

(lui)

nuit nuit et jour

un couple

polissons au mal assis

après des ébats

toutes directions

amoureux

en vie

(elle)

la créature

écureuil

élégante

anémone

et diaphane

laurier

(lui)

rouge carmin

sensuelle

(elle)

comme pénétrée

le mange comme ça

par ses souvenirs

découverte

la petite statue

roulé de canard

fondante

rêve des voyageurs

du giacometti charnu

sous doudoune noir

entre 1983

le jour orange

et les histoires

de jeux

d’eau

(elle lui)

au fond de la cour





composé avec :

des mots glanés sur mon itinéraire du 7 novembre 2011

les mots de christian soleil dans «une auréole d’acier bleuté» promenade au coeur du patrimoine stéphanois (ed. édilivre)

(elle et lui)

mardi 13 décembre 2011

là, découverte


c’est l’homme qui l’a vu

le premier // au sol

là // découverte

contre terre // allongée

lumineuse

dans ce jour éteint // presque

parmi les brindilles

alanguie

mirage urbain

fluorescent

pour son herbier des villes

à elle // la femme


aimantés

l’homme et la femme se sont approchés

ensemble // penchés

doucement

pour ne pas l’effaroucher

elle plus vive

à cause de son incrédulité

ou de sa joie // peut-être


la femme l’a contemplée

un instant // court

étonnée de la trouver

là // l’a regardé

avant de s’incliner

délicatement

du bout des doigts

elle l’a cueillie

autre fleur // étrange

au bord de son chemin

en chantier





vendredi 9 décembre 2011

pourquoi la fleur...là, en pleine rue ?



pourquoi la fleur a-t-elle croisé ma route ?

le lys jaune ?

est-il vrai que fumer tue ?

l’iris mouchetée ?

qui l’a décapitée ?

le vent ?

la main ?

est-il vrai que fumer tue ?

comment ?

s’est-elle égarée sur ce trottoir ?

envolée ?

arrachée ?

tombée du balcon ?

de l’arbre sous lequel elle repose ?

est-il vrai que fumer tue ?

de quoi la laine jaune est-elle la fin ?

la chute ?

le pull ?

l’écharpe ?

le bonnet ?

pas la chaussette quand même ?

qui a jeté la pelote ?

la femme brune aux cheveux teints ?

est-il vrai que fumer tue ?

l’homme ?

mais l’homme tricote-t-il ?

qui tire le fil ?

pourquoi le fil est-il jaune ?

les perles poussent-elles sur le bitume ?

et les diamants ?

est-ce possible ?

les glaçons qui fondent ?

l’eau qui se dissout dans le goudron ?

comment ?

est-il vrai que fumer tue ?

là en pleine rue ?