je veux sauver la chenille chevelue, restée au creux du sac ; elle pointe son nez chez l’as de pic de la congélation ; l’hôtesse de caisse, gentille, aimerait l’aider... «où ? ah non pas dans la poubelle !» le caniveau finalement, délicatement (c’est son idée) sur le trottoir volte-face vers la belle rebelle déjà en route pour la grande traversée...
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jeudi 12 juillet 2012
mercredi 27 juin 2012
je veux sauver l'araignée du matin (pas de chagrin aujourd'hui, il fait si beau) une araignée fluette perdue au fond d'un photophore ; elle roule sur le toit avec la bougie, descend le courant, petit radeau, jusqu'au bord du vélux ; le chat la voit le chat la mange ? à coté du lumignon sur le toit-terrasse, pattes jointes, fier, il s'est allongé
samedi 5 mars 2011
vendredi 4 mars 2011
Le fond de la poêle effraie
vendredi 25 février 2011
impasse
Dans la série des noms de rues, voici une photo prise sur l'île de Ré. Chacun y voit ce qu'il veut....
mercredi 23 février 2011
Aujourd'hui c'est la St lazare
mardi 15 février 2011
Comment faire disparaître la terre ? 840 PIRE pp 177-178
"Quand les élus ou les familles ont un problème, ils réfléchissent, réfléchissent, puis finissent par imaginer une solution intitulée " la Famille". Les tragédies grecques ont démontré que le choeur familial, tandis qu'il chante et scande le rythme avec ses pieds, produit une espèce de lamentation paralysante qui entrave les gens, même les plus vaillants, au lieu de les aider, et absorbe une part énorme de leur énergie qu'ils utiliseraient plus utilement ailleurs : hypothèse confirmée par de nombreux chercheurs en sciences sociales. Mais il n'y a rien à faire, nous revenons constamment à nos parents et à nos enfants, c'est une drogue, un trou vers lequel penche de tous les côtés un parquet glissant. Les mieux conseillés perdent parfois l'équilibre et se mettent soudain à déraper dans un seul sens, les bras moulinant l'air à toute allure pour rétablir leur stabilité, mais ils n'y réussissent pas car le parquet familial est diaboliquement ciré."
Pireyre Emmanuelle - Comment faire disparaître la terre ? Seuil, 2006 - coll. Fiction & Cie.
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Emmanuelle Pireyre,
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Médiathèque de Tarentaize,
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mercredi 26 janvier 2011
Mélatonine 1
Filaments de musique accrochés à mon rêve
Réveil en fanfare
Un oiseau chantait
jeudi 6 janvier 2011
et NERF VENT
On passe facilement de la fenêtre de la brise à Chevillard, et de celle de l'ombre à la brise et à chevillard mais on reste bloqué chez lui sans possibilité de s'échapper autrement qu'en verrouillant la porte. Pourtant un petit courant d'air jardinier lui ferait du bien, à lui aussi parfois.
lundi 20 décembre 2010
Roche Baron
lieu historique de mon enfance,
de mes vies moyennâgeuses
longues dames aux chapeaux d'astrologues
oubliettes
longues dames aux chapeaux d'astrologues
oubliettes
des échappées adolescentes
en route vers la gloire en détour initiatique par l'amour tout court
6 2CV dans une courbe boueuse
on avait bivouaqué
on avait bivouaqué
aujourd'hui la courbe est goudronnée
monte dru et fait suer
monte dru et fait suer
j'avais perdu quelque chose
ma mère avait dit : "Y-aura qui comme filles ?"
Une autre fois
avec un jeune homme au regard franc et doux
on avait compté les étoiles
on s'était endormi à 100 millions et avec le torticolis
dans nos sacs de couchage sur la première photo, juste à la place du spot
dans nos sacs de couchage sur la première photo, juste à la place du spot
en ce temps-là c'était gratuit, il n'y avait ni crêpes ni musée
ni spots, ni barrières et beaucoup moins de chèvres
Une autre fois, dans la dernière vie, on s'est fait enfermer derrière les lourdes portes et grilles
il a fallut affronter les orties et les ronces
un souvenir bon à presque 100%
Hier, une symphonie de cloches de gouttes d'eau sur une tôle ondulée abritant des bonbonnes de gaz
des lumières en guerre pour le plaisir du regard
et tout au fond vers la droite, au Sud de la frontière, la Renarde à sa fenêtre, peut être,
et dans le rond de la lune le jeune homme depuis longtemps mort déjà, sûrement
on n'a pas voulu visiter le musée.
et dans le rond de la lune le jeune homme depuis longtemps mort déjà, sûrement
on n'a pas voulu visiter le musée.
vendredi 17 décembre 2010
hibernation monstre
jeudi 18 novembre 2010
mes cadeaux d'anniversaire du mois de novembre
dimanche 14 novembre 2010
La femme de l’opéré de la cataracte
Une femme dont le mari devait se faire opérer de la cataracte se leva ce mardi 4 janvier,
se rendit compte qu’il avait neigé 50 cm pendant la nuit,
réveilla son mari en 4ème vitesse pour qu’ils partent sur les chapeaux de roue, mais les roues patinaient,
l’emmena …
–car c’était elle ce jour-là qui portait la culotte-
…on ne sait comment à la gare de Pont de Claix pour prendre le train pour Grenoble,
monta avec son mari dans un wagon frigorifié et non pas frigorifique et le train roula 10 minutes puis s’immobilisa pendant presque 2 heures car les choses techniques avaient gelé et le train ne pouvait plus rouler,
répondit aux questions de France 3 qui réalisait un micro trottoir de voie de chemin de fer sur la galère des usagers pris en otage par les intempéries,
lui expliqua qu’elle accompagnait son mari qui allait se faire opérer à 9 heures de la cataracte, mais il était déjà 9heures et demi et le train qui était bloqué,
planta poliment mais fermement le journaliste après que celui-ci lui eut annoncé car parfois les journalistes délivrent de bonnes informations que le train ne repartirait pas et qu’un car allait prendre le relai,
téléphona à la clinique pour dire qu’ils avaient du retard, mais on la rassura, au lieu de passer dans la tranche du début son mari passerait dans la tranche de la fin, et son mari qui ne s’énervait même pas, alors que tout de même il aurait pu, c’était son jour à lui, décidé de longue date en fonction d’un certain nombre de facteurs, une décision qui n’avait pas été prise à la légère, mais on n’avait pas pensé aux impondérables, à la neige, ah ça non, pourtant on a l’habitude de l’hiver,
le car les rapprocha autant que possible de la clinique mais comme il était dit que, …. eh bien au bout d’un moment le car ne put aller plus loin, les rues étaient trop encombrées de véhicules en travers,
convainquit son mari qu’il fallait faire ni une ni deux et finir à pied,
« on a fini A PIED » disait-elle en se tapant sur la cuisse pour bien marquer les points d’exclamation,
décida de ne pas repartir au travail,
déjeuna à la cantine de l’hôpital qui s’avéra potable,
et rentra avec lui le soir même pour se regarder à la télévision répondre aux questions du journaliste de France 3 : la voiture le train le car, les pieds, et ses amis de lui dire le lendemain on t’a vue à la télé hier soir, ah ben dis-donc vous vous en souviendrez de l’opération de la cataracte de Lucien, et celles qui ne l’avait pas vue pouvait se racheter avec internet, de nos jours les trains sont arrêtés par la neige, mais la télévision non.
A vous les studios, à vous Cognac Jay.
A vous les studios, à vous Cognac Jay.
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lundi 8 novembre 2010
un couple avec jumeaux
Un couple avec jumeaux de 9 ans d’écart,
mais si, ça se voit très bien sur les VHS, même si J. a les cheveux foncés et V. pas de cheveux du tout du coup on peut même pas dire,
arrive au bout d’une heure de route parce que St Clément, de Grailleux c’est pas la porte à côté,
pour déjeuner chez un couple d’amis,
qui ne seront bientôt qu’un ex couple d’amis, même si le choix duquel des 2 ils continueront de voir séparément est déjà fait, et même si le mot de divorce n’a jamais été prononcé par aucun des 2, elle qui joue les détachées et lui qui fait semblant de ne rien voir parce qu’il est encore fou amoureux d’elle,
sonne à la porte,
l’ouvre car personne ne dit « entrez » et pour cause, le futur ex mari est en train de crier au téléphone « mais qu’est ce que tu as ? » à sa future ex femme et il raccroche tout affolé parce que ce qu’elle a c’est un accident de voiture et avec leur petite fille en plus
puis après un débriefing rapide de la situation, les deux parties masculines des couples s’en vont sur les lieux du drame,
l’un pour engueuler sa future ex mais c'est surtout parce qu'il a eu peur, quand on a peur on crie, on frappe même parfois,
l’autre pour consoler sa toujours moitié d’amis communs, même si on ne sait pas si c’est pour elle qu’ils ont secrètement voté,
et l’ami la console,
et le mari fait la circulation parce que l’endroit de l’accident est particulièrement accidentogène,
quant à la petite fille, tout le monde s’en fout je suppose, en tous cas il n’en est pas question,
et quand tous reviennent à l’appartement du futur ex –couple, la moitié féminine du couple en visite est en plein biberon, avec l’autre jumeau, de 9 ans l’aîné du jumeau nourrisson,
bien ennuyée de voir la petite fille accidentée si choquée
et l’adulte mère avec la robe en vrac, les collants déchirés, la main en sang mais bon globalement elles n’ont rien et on peut dire que c’est un miracle quand tu vois l’état de la voiture,
et plus tard la petite fille choquée dans sa chambre fait tomber sa lampe de chevet et l’abat jour en carton se casse et elle dit je crois que j’ai cassé ma lampe et sa mère répond eh bien moi j’ai cassé une voiture,
et le couple en visite rentre chez lui, et déjà que de St Clément à Grailleux c’est pas la porte à côté oui je sais je l’ai déjà dit mais c’était pour l’aller, là c’est pour le retour c’est encore pire parce qu’il fait nuit, encore plus long, après cette journée éprouvante,
et la moitié féminine du couple se demande si c’est le ratafia ou bien quoi mais qu’est ce qu’elle a mal à l’estomac,
et plus tard, une fois les 2 jumeaux de 3 mois et 9 ans baignés/ essorés/ biberonnées/ empâtés au gruyère râpé/ et couchés,
les 2 moitiés toujours ensemble mais pour combien de temps l’avenir le dira, si on les connaît encore, et si tant en est qu’on sera aussi dans cet avenir-la pour le dire,
sont installés sur le canapé, fourbus, et la moitié gauche dit à la moitié droite « quel dimanche de merde ? » et l’autre moitié répond « quel dimanche de merde » (fucking sunday, autrement dit) ; et en plus on n’a même pas mangé.
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