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mercredi 23 mai 2012

Interdit à Laura

Sur mon itinéraire du Sud, se promenait souvent un chat noir, brillant, lustré, vivant. Se promenait en fait je n'en sais rien, il vaquait à ses occupations, et je ne sais si la promenade est une notion dans la survie du chat, combien elle lui occupe de temps, combien il peut lui en consacrer ; bref il courrait le lapin, suivait une piste, ou rentrait chez lui, sans que je n'ai jamais su d'ailleurs, quelle était sa véritable adresse, car le chat ne connaissant pas internet, il ne sait pas que chacun possède une adresse et du coup il venait souvent terminer le repas de miss Bounette, celle qui a élu domicile chez moi. Et c'est fou comme comme la joie de voler sur le territoire de l'autre est appétante, il enfilait ça en 4 bouchées, quand Bounette aurait mis une semaine à le laisser pourrir. Bref, bis, ce chat noir est à présent étendu de tout son long sous la pluie de mon itinéraire, au pied du romarin, à l'aplomb de la tour. Bien sûr, l'éloge de la vitesse ayant cours dans mon quartier (et jardin aussi), une voiture a dû lui régler son compte, l'enfant de l'adresse doit le chercher partout, comme D avait à son heure cherché son Mamaou, et l'avait retrouvé dans une poubelle, pas même de recyclage. Depuis quelques jours donc, je vois cette forme noire et pelucheuse dans le caniveau, je lui souffle une pensée fraternelle et espère qu'il n'a pas trop eu mal. Je ne sais pas à quel numéro de vie en était ce chat-là ou s'il se réincarnera en limace chez Lucien Suel, c'est sûr qu'avec toute cette pluie...

mercredi 18 août 2010

les choses de mon chat




8h15, mon réveil sonne, strident, agaçant,

parfois il sursaute, souvent se redresse, toujours s’étire ;

hume l’air du matin, le temps qu’il fait, son herbe, quelques brins, croque ;

matin, la souris grise gît dans mon lit,

midi, elle nage dans son bol d’eau ;

un perchoir, au soleil, longtemps, se toilette le pelage, longtemps ;

chaleur, sur le dos, les quatre pattes en l’air, temps de la sieste ;

sitôt déchaussée, il enlace mes souliers, tente d’y entrer le museau puis la tête ;

sous sa cabane de peluche mauve, il se cache ... «où il est ? il est où le minou ?» :

il aime quand je le cherche ;

en ronronnant sur le fauteuil, il tricote des deux pattes ;

je le caresse, les mains embaumée d’huile d’argan, vite il lèche son beau poil bleuté,

une odeur d’eau de javel, le voila fou ! il me dévorerait les mains ;

s’il dépose sa souris à mes pieds, nous jouons au «lancé .. rapporté .. lancé ..» ;

soir, l’heure de ma mini-glace, vite il vient me renifler le nez, la bouche,

voudrait-il la partager ?

rebord de ma fenêtre, nuit d’été, tête en l’air, il guette son amoureuse,

la petite chatte-oiseau qui se balade sur les toits, entre ciel et terre ;

je m’endors, une patte, deux pattes, il m’escalade,

vient s’installer sur moi ;

on dirait que je lui appartiens








dimanche 8 août 2010

mes choses agréables





une brise légère soulève mes cheveux

un campari au soleil

pieds nus sur le sable, juste après la vague

lire, écrire, l’amour, l’après-midi

les vapeurs humides du hammam

rouler à vélo à travers les villes, marcher dans des espaces déserts, ou l’inverse

les fou rires à l’improviste

partager la création, l’inspiration, les respirations

la nage de long en large

dormir tard, s’éveiller dans un rayon de lumière

le ronronnement du chat gris

s’envelopper de couleurs







jeudi 3 décembre 2009

Atelier en action


Une photo qui en ravira certaine, et moins une autre,..., allez, si, ils sont doux tous les 2, non ? En tous cas, j'ai demandé à Bounette si elle abandonnait son droit à l'image : nous avons négocié moyennant quelques croquettes. Pour  Michelangelo, j'ai une autre marque, au poisson, j'espère que ça ira aussi.