la nuit tombe tôt chez les nippons
il n’y avait rien de moins mais quelque chose en trop
temps simple. je suis dehors
«sors de ma prison»
je vais plus loin
vers l’épicerie turque
dans une grand ville
istanbul
marché aux épices
du centre, au milieu
pas titubants
je tangue
«regarde»
ciel beau moderne
chaussée en échasses
grises
en haut très loin
de mes contemporains
ils marchent
on marche
«je marche»
dans un village jauni
mécanique
j’avance
perle perdue
démunie
voir
regarder
au loin
retrouver ma route
des inscriptions
des crocodiles
sur le trottoir
chute simple
sans paroles
au sol
éclatée
le ballon rouge
les mots en gras sont extraits de "le livre des ciels" de leslie kaplan
rouge
le fil
tourne
fait boule
pelote
s’enroule
vide à l’intérieur
voir au travers
entre les lignes
entrelacées
embobinées
mèches emmêlées
elle roule
aimerait s’envoler
se balader
valser
balancer
arrive le bataillon d’aiguilles à tricoter
désorganisées
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ...
(les impairs, elle préfère)
fins javelots de métal multicolore
rose orange jaune
rouge
fondre sur la belle
la suspendre dans sa course
(elle est folle)
lui transpercer le coeur
sans douleur
tout en douceur
en lumière
son coeur
diffuse la forêt
branches mouvantes
reflets changeants
tisse sa toile sur les murs
dessine
autour
alentour
château de l’araignée
dormant belle au bois
blanche neige sommeillant
icare chutant
rouge
«je t’attendais»
«je t’adore»
«je t’admire»
â l’eau
«tu m’emmènes (au paradis)»
sans nuée de grues
«j’imite le cri du paon»
pour t’épater
hors la galerie
l’idée de ...
jouer les sirènes
à l’eau
déraper dans la rivière
maladroite
mais pleine d’audace
sans peur
après l’eau qui glace
«je t’enlace»
a s’est glissé entre l et u
«a»
ailé
des ailes
ailes du désir
«je t’escalade»
si tu m’aimes toute folle
ouf !
jambes flageolantes
une chamoiselle trébuchante
sur les cailloux
choux
à genoux
s’effondre
comme un girafon
«je t’.......»
les fleurs de cerisiers
sont tombées
roses
«rose rose est amoureuse»
sous la pluie chaude
comme des nippons
nous marchons
cheminons
«j’ai envie d’y retourner»
des fumées blanches
de nos lèvres
s’échappent
«malgré tout»
des mots
nonchalants
dans nos bouches
petites brumes
légères
des roses roses roses
sur mes épaules
bruine tropicale
la pomme a noirci
le temps passé
lune noire calcinée
il a deviné
«tu écrivais un roman ?»
il sait
malgré tout
voir en rose
pomme noire empoisonnée
recrachée
«je ne pars pas»
se revoir
se regarder
s’entendre
faille
défaille
soudain là
comme par magie
face à face
derrière nos sourires
tout près
mon beau papillon
rêve éveillé
réveillé
«tu vas dans ton jardin ?»
ce sont
ses derniers mots
pour amortir ma chute
liquide
s’il avait dit
«on»
aurais-je dit
«oui»
quelle belle paire de on
nous ferions
à l’improviste
«c’est un secret»
j’ai dit
oui
mon jardinet secret
une porte s’entre-baille
bat au vent
oscille
vacille
se fendille
lattes disjointes
déclavetée
éclatée
blessée
plaie ré-ouverte
encore
tout cacher
en rire
son désir
dormir à la cabane
«en diagonale peut-être»
moi à même le sol
contre la terre
près des pissenlits
cheveux dans l’herbe
ne craindre pas
la rosée
du matin
nuit avec lu luit
au coeur de mon jardin
secret
mon lapin
envie de caresser
ton poil
d’où ?
là
aperçu
à l’encolure
sous
l’édredon givré
brrrrrrrr
décongelons
mon lapon
tu rentres ?
ou
tu restes ?
on danse ?
a
prendre ta main
toucher ton bras
sentir
et
dire
«dansez les pattes»
à 4 pattes
pattes de chat
pattes d’oiseau
pattes d’oie
pas d’ours
ils ont valsés
tournoyés
furetés
flairés
...
mon lupin
lu
envie de caresser
tes cheveux
tignasse
folle
comme l’herbe
chien fou
avant
ou
après
?
la tentative
de tuer ma muse
pan ! pan ! pan !
raté
lapins
toutes tripes à l’air
juste contempler
l’ampleur de ta chasse
de ma chute
un homme
plante un micro
au coeur des danseurs
palpitations
sourdes
bang
bang
bang
rythme
des battements
envahissent l’espace
percussions
sang
son
p
de poète
le champ d’oeillets
à perte de vue
une femme
jambes longues
échassier
perchée
hauts talons
accordéon contre
la poitrine nue
avance
lève les pieds
haut
i
ils
en costumes noirs
vigiles-architectes
construisent
des tours en cartons
vides
vite
grimpent à l’échafaudage
dans le vide de cartons-briques
sautent
chutes
n
nus bras en couronnes
auréoles autour des visages
s'approchent
tour à tour
nous regardent
nous parlent
disent
pourquoi ?
a
ils sont danseurs

.
point
points
................................
point ...................................... ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, virgule
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;
deux petits points
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
en pointillés
en suspension
décrire des lignes
.
..
...
1 point
2 points
3 petits pois
sans point
aucun
préférer
trempe pas tes doigts dans ton assiette
ma poulette
point d’exclamation
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
tu aurais pu couper tes ongles
dit-elle
sans contre-point
queue de comète
trainée d’oiseaux
en partance
à la queue leu leu
vers où
?????????????????????????
point d’interrogation
loin
trait ________________________________________________________loin
vers un lieu
où il n’y aurait point de chute