mercredi 11 juillet 2012
les jabonsais sont de fameux montagnards
lundi 9 juillet 2012
auto-portrait
2ème consigne (boîte à questions) : Sommes-nous tous des montagnards?
mercredi 20 juin 2012
yoyotons !
lundi 4 juin 2012
Des girafes à peigner
sur le blog
http://au-bout-de-la-route.blogspot.ca/2012/06/quand-la-france-pensait-girafe.html#more
http://curiosaetc.wordpress.com/2012/01/15/la-france-la-premiere-girafe/
dimanche 3 juin 2012
pars courir
vendredi 1 juin 2012
chemin des ânes
mercredi 23 mai 2012
là où l'on lance le pas
mardi 15 mai 2012
Je voudrais en rester au premier regard
dimanche 13 mai 2012
A...
quand tombe le vent dans tes cheveux
A ces instants où s'attachent
tes secrets suspendus
A la nuit bleue
qui te vola l’aube électrique
A la solitude
A ton regard gai
qui tait les derniers mots
A ton rire
Au vertige de la fin de vie
sous les lueurs de ce printemps
dans ta chambre d’hôpital
que l'on devine au loin
A ces cinquante années
dont trente à te connaître
A ces jeux théâtraux
jamais abandonnés
A celui que tu rejoins
parti trop tôt
A la morphine
et ce peu d’eau que tu peux encore boire
du bout des lèvres, du bout des lèvres...
A la peur qui se termine
yeux doux, yeux fermés.
samedi 12 mai 2012
je voudrais
atelier sur la terrasse de B
mercredi 11 avril 2012
Parce que nos roues elles sont vieilles
mardi 10 avril 2012
Ne pas se perdre
mercredi 4 avril 2012
exercice de la séance du 29 mars, "alors nous sommes partis aimer ailleurs"
lundi 2 avril 2012
j'ai rajouté un bout
samedi 31 mars 2012
quand on part en voyage
quand on part en voyage
dans la ville
il était
le ciel est
quand on part
cour
ce matin
courbe éloigné
parti où
en un sens
parti
il était
où
la ville est un bloc
il est là il est là regarde
un bloc
il était un
dans la ville
si si elle va venir
éloigné le ciel
elle va venir
il était un
le ciel est courbe
il le fait exprès
éloigné en un sens
il va perdre
un sens
je sais pas je jouais
sens
un qui arrive
la ville
hier j’étais
la ville est
il était un petit
un bloc dans la ville
pour ne pas les perdre
le ciel est courbe éloigné en un sens la ville
quand on part en voyage
la ville est un bloc dans la ville
il était un petit navire
échardes, lustrines, médiateurs, marasmes, oui mes moi
ou bien
et les mots se répandent, en blocs, dans les blogs, dans les étages, sautent à la figure des médiateurs
ça urge, ça hurle, ça dégouline
dimanche 25 mars 2012
Reflets, la nuit
photo JF Barthale
mercredi 21 mars 2012
Taupinière, la ville
dimanche 18 mars 2012
Cheminement 2
Cheminement 1
Sur les pierres qui forment, comme une dentition, la bordure du trottoir de terre qui longe la rue Alfred de Musset entre la rue du Midi et le carrefour avec la rue Victor Duchamp à gauche et la rue Palluat de Besset à droite, j’ai trouvé, tombée en évidence ou placée là, une fleur de plastique. Plus loin un long fil de laine à tricoter jaune et embrouillé (une fin de pelote peut-être). L’extrémité d’une branche du platane au pied duquel elle est posée (portant quelques bourgeons qui ne s’ouvriront jamais). Plus loin encore une petite feuille sèche qui a traversé la rue, le seul érable possible est en face dans le jardin qui précède l’entrée de la maison de passementier qui est à l’angle de la rue Jean-Jacques Rousseau. Enfin un paquet de cigarettes Camel, vide, écrasé. Tous ces objets abandonnés, évocateurs de la fin de toutes choses, ou d’histoires anciennes, me renvoient à d’autres souvenirs.
Paquet de clopes.
Jeune encore nous songions à nous mettre à fumer, autre chose que ces cigarettes mal emplies de ce tabac noir qui nous brûlait la gorge, nous faisait tourner la tête et cracher ces affreux petits morceaux de bois que nous aspirions avec la fumée à chaque goulée. Les Camel nous faisaient changer de catégorie sociale de l’enfance nous passions à l’âge adulte, pensions nous, avant de découvrir que ces cigarettes étaient plutôt l’apanage des femmes et des jeunes dans ce monde où nous vivions alors. Et c’est ainsi qu’un jour nous passions enfin à des plaisirs plus rudes, des plaisirs d’hommes, croyions-nous. c’était en tout cas les valeurs attribuées aux cigarettes brunes, de tabac brun, comme les Gauloises plus populaires ou les Gitanes plus sophistiquées et qui sentaient déjà son petit-bourgeois, sauf si elles étaient enveloppées de ce papier dit maïs, dont nous saurions plus tard fortement cancérigène. Alors nous l’ignorions et tombions ainsi dans le piège de l’image stupide, à défaut d’être.
Plastic lily flower.
Elle ressemble à ces fleurs abîmées que l’on trouvait sur les tas d’ordures, à la porte des cimetières, avant que l’on y place ces grandes poubelles de matière plastique que l’on appelle conteneurs, mais qui sont souvent désignées du terme anglais de container.
Combien de ces fleurs imputrescibles ont finies enfouies dans les décharges avant que l’on ne se préoccupe de recyclage. Recyclage qui conduit à transformer ces fleurs hors d’usage, en d’autres fleurs destinées à remplacer celles que l’on jette. Elles pourront servir à faire de nouveau bouquet ou peut-être des conteneurs pour les recueillir usées. Devant cet enchaînement de reproduction, j’ai la vision horrifique et drolatique à la fois d’une planète terre de bande dessinée, qui dans l’espace évolue et tourne, recouverte de fleurs de plastiques et de conteneurs gris.
Bout d’laine
Petit personnage rouge au chapeau vert, il ne manque que toi. J’ai trouvé le brin de laine nécessaire pour tricoter un tube sans usage défini, si ce n’est celui d’apprendre le tricotin. Que cet objet me paraissait étrange, j’en savais l’usage, mais je n’avais aucune idée de l’emploi possible du tricot cylindrique dont nulle trace n’existait dans notre environnement proche. Je me souviens des figures géométriques que ma sœur inventait, ses mains écartées, un fil de laine courant entre ses doigts.
Platane
Les troncs des platanes, lorsqu’ils se desquament, laissent apparaître une étrange géographie d’îles et de continents gris sur un fond de mer jaune. C’est de cette couleur que j’imaginais la mer qui sépare les deux Corées de la Chine.
De la rue Jean-Jacques Rousseau à la rue Victor Duchamp, des platanes longent le mur de la caserne des CRS. On ne disait pas caserne, on disait camp. Après leur départ, les baraquements seront affectés au logement de familles étrangères venu attiré par le boom économique des années soixante. On les nommait siciliens.
L’érable et le misérable
L’érable, c’est celui dont j’ai trouvé une petite feuille emportée par le vent, sur le trottoir d’en face. Le misérable c’est le Pétain de 1941 venu visiter les passementiers de la rue Alfred de Musset. Cette visite déclenchait un vague sentiment de honte chez l’adolescent né cinq ans après cette visite, à quelques numéros de là.





