mardi 5 juillet 2011
MAMAMANUNUNUFRANCCCCCCCCCCCHE
vendredi 17 juin 2011
mercredi 15 juin 2011
une hirondelle à chaque fois
dimanche 12 juin 2011
Une mouche à la fois, encore : en attendant la version vivante
Pus de 3000
On discutait
On faisait pas 35 heures
le rayon pêche, le rayon coutellerie, le rayon librairie
dans le temps il fallait travailler
ça a pas servi à grand chose
samedi 11 juin 2011
on ne s'en lasse pas, même quand on s'enlace
vendredi 10 juin 2011
Prédestinée
![]() | |
| J'étais dans le ventre de ma mère, ou m'apprêtais à naître, ou étais née, puisque l'amour était passé par là. |
lundi 6 juin 2011
vendredi 20 mai 2011
Une touche à la fois
jeudi 19 mai 2011
ah mon hirondelle ..
nous mettons les cyclistes en garde contre les procédés employés par certains individus qui cherchent à tromper la bonne fois des acheteurs en prenant des marques et des titres similaires à ceux des maisons les plus honorablement connues et réputées
afin d’éviter d’être trompé à ce sujet bien prendre note que nos cycles portent tous sur le tube de direction, la marque de fabrique ci-dessous
manufacture d’armes et cycles de saint-étienne
et sur le tube allant de la direction au pédalier l’inscription suivante
hirondelle saint-étienne
hirondelle «outil» modèle n°1 pour homme
hirondelle «outil» modèle n°2 pour dame
hirondelle «routière légère» modèle n° 3 pour homme
hirondelle «routière légère» modèle n°4 pour dame
hirondelle «type» modèle n°5 pour homme
hirondelle «type» modèle n°6 pour dame
pour qu’un cycliste soit irréprochablement monté il faut que tous les organes de sa bicyclette aient des dimensions et des formes exactement appropriés à sa taille, à sa force, à son poids et à ses goûts
hirondelle «demi-course» modèle n°7 pour homme
hirondelle «course» modèle n°8 pour homme
hirondelle «passe-partout» modèle n°9 pour homme
une bonne bicyclette doit être faite sur mesure
réfléchissez que votre existence peut dépendre de la bonne et consciencieuse fabrication de la bicyclette que vous allez acheter ; ne vous laissez donc jamais tenter par le trop bas-prix il pourrait vous couter la vie
hirondelle «passe-partout» modèle n°10 pour dame
hirondelle «luxe» modèle n°11 pour homme
hirondelle «luxe» modèle n°12 pour dame
si l’on vous fait miroiter qu’en achetant une bicyclette sur place vous aurez toujours le réparateur sous la main, rappelez-vous que nos bicyclettes «hirondelle» sont irréprochablement construite et n’ont pas besoin de réparateur
hirondelle «grand-luxe» modèle n°13 pour homme
hirondelle «grand-luxe» modèle n°14 pour dame
rétro-direct hirondelle «type» modèle n° 15 pour homme
barcelone 28 août, "vraiment je suis charmé et très satisfait de la fabrication de ma bicyclette «hirondelle» ; les roulements sont d’une grande douceur et l’ensemble est irréprochable ; je la recommande à tous mes amis"
rétro-direct hirondelle «luxe» modèle n° 17 pour homme
rétro-direct hirondelle «luxe» modèle n°18 pour dame
rétro-direct hirondelle «grand-luxe» modèle n°19 pour homme
si la bicyclette que nous vous adressons ne vous plait pas vous ne serez nullement tenu de la garder ; nous reprenons sans difficultés toutes machines qui, après examen ne satisfait pas entièrement l’acheteur
le sellera (espagne), 15 septembre "je suis très content de ma bicyclette «hirondelle» qui me rend de grands services ; elle a été essayé par un de mes amis connaisseur en cyclisme et il me dit que l’on ne peut rien désirer de mieux et que sa construction et son mouvement sont excellents"
rétro-direct hirondelle «grand-luxe» modèle n°20 pour dame
Catalogue partie 2
lundi 16 mai 2011
Catalogue partie 1
samedi 14 mai 2011
Chasseur français, la suite
mardi 26 avril 2011
Souvenirs


vendredi 22 avril 2011
MON MANUFRANCE
"Elle a sûrement une combinaison en FINETTE, gloussa-t-il."
Manu, c'était un bricoleur, et pas seulement du dimanche. Son atelier tenait de la caverne d'Ali-Baba à laquelle s'ajoutait la touche du fin collectionneur qu'il était.
A la gauche de son établi, l'attendaient un TIERS-POINTS et plusieurs BOCFILS pour chantourner le bois alors qu'une ESTRAPADE et quelques BRUCELLES dénotaient de son goût pour l'horlogerie. Mais Manu ne s'en tenait pas là, il aimait travailler le fer, la pierre, le ciment et deux ou trois outils de plâtrier, des RIFLARDS avoisinaient avec des ALESOIRS, des MANDRINS, des HAPPES et un INCLINOMETRE tandis que deux COULISSEAUX étreignaient le bois de son établi, prêts à l'emploi.
"Le lendemain, elle était souriante
A sa terrasse fleurie chaque soir
Elle arrosait ses petites fleurs grimpantes
Avec de l'eau de son arrosesoir..."
"Ah! ça! c'est plus de la belle-mère qu'on parle..."maisle gramophone continua.
Les murs étaient cachés par des étagères qui dégorgeaient.
Derrière lui, deux GAULETTES et un BOUTEROLLE pour aller à la pêche les dimanches de printemps étaient appuyés contre le mur alors que les DEGORGEOIRS et les NOQUETTES étaient couchés bien sagement dans leurs boîtes avant de ferrer les carpes, puis de retirer les hameçons.
Manu se retourna bruquement et sa TROUSSE A CHAPONNER qu'il avait posée un peu n'importe où après Noël tomba sur le sol et les pinces s'éparpillèrent. Quand il se releva, ce furent les TRIBOULETS qui tombèrent. Il jura intérieurement et les jeta au fond d'un tiroir, il n'avait pas de bague à agrandir pour le moment.
"Il va falloir que je fasse du ménage par le vide, soupira-t-il, ça attendra bien un peu!"
Sa main caressa le toit du DADANT en bois qu'il allait bientôt ressortir dans le pré fin prêt pour accueillir un essaim d'abeilles.
Puis ses yeux se posèrent sur les vieux jouets qu'il avait chinés lors du dernier Mardi-gras: un jeu de JONCHETS en ivoire et un jeu d'HALMA en bois, tous les deux piquetés, rognés, aux couleurs pâlottes mais combien de gamins avaient essayé de retirer les petits bâtons sans faire bouger les autres et poussé les pions le plus loin possible sur le damier pour faire reculer l'adversaire. Du coup, il regarda à peine le SPIROBOLE, balle et piquets flambant neuf encore dans le carton d'emballage.
"Connaissez-vous Marguerite
Une femm' ni grande, ni p'tite
Qu'a des yeux troublants"...toussotait le VERAPHONE.
"Ma Marguerite à moi!... et il joignit ses deux mains sur sa poitrine qu'il avait velue, je lui offrirai des dessous en NANSOUK, je la ferai asseoir sur des fauteuils recouverts d'IMBERLINE, elle sera toute en soie... enfin presque!..."
Et il se déplaça pour mettre à l'abri son matériel de JASPAGE et son CORINDON tous les deux abrasifs dont il ne se servirait pas avant longtemps mais il laissa en évidence la ZEOLITHE, les petites pierres que sa femme ajustait dans l'aquarium pour purifier l'eau. Il trouvait ça joli "la ZEOLITHE" et il entonna son chef-d'oeuvre:
"Si tu veux faire mon bonheur
Zeolithe, donne-moi ton coeur!!!"
Il prit le vieux USE-BOUT DE CRAYON, qu'il préférait appeler son rallonge-crayon pour noter combien d'YEUX ARTIFICIELS POUR LA NATURALISATION il lui restait. Il compta, recompta, il ne trouva pas le même nombre. Sa main gauche jouait avec le FOLIOTEUR dont il s'était quelques fois servi pour estampiller les commandes.
Il faut dire qu'il avait travaillé pour Manufrance, Manu; on ne le disait pas encore commercial mais représentant, d'ailleurs, il préférait; c'était un peu comme si on lui avait fait représenter le carroussel qu'il avait sous les yeux, le grand manège de toute sa vie.
Les MORDACHES pendaient à un clou, il les reporterait dans la cheminée, les pinces pouvaient encore servir pour une petite flambée; les soirées étaient fraîches bien qu'il fît chaud pendant la journée . Il remarqua alors que le verre de son PAGOSCOPE, son thermomètre à prédire le gel était fendu, c'était sans doute pour ça qu'il ne prédisait plus rien. Il devint tout triste, c'était son grand-père qui le lui avait offert. Alors, il se vengea sur le DECRASSOIR, le peigne à poux qui avait encore toutes ses dents. Il le prit par le manche et s'en servit pour faire tomber la poussière de ses HOUSEAUX et de son WINDJACK qu'il ne reprendrait qu'à l'automne quand il arpenterait les chemins boueux de sa campagne forézienne.
"Je me souviens d'un coin de rue
Aujourd'hui disparu
Mon enfance jouait par là..."
" Ah! Non! Pas celle-là! je vais encore chialer..."
Et il bouscula un gros sac en LONGOTTE rempli de KAPOK.
"M..., il faut vraiment que je fasse du rangement!" Le VERAPHONE vacilla sur l'étagère en OKOUME mais il tint bon; ce ne fut pas le cas du MACHINOIR en corne qui chut sur l'établi. Il en avait oublié l'existence, il le prit machinalement. Depuis combien de temps il n'avait pas lissé les coutures d'une paire de souliers!
C'était comme les ETRIVIERES et les RENETTES. Sa fille était partie et avec elle son cheval mais elle avait laissé les pièces de cuir et les lames pour soigner les sabots du vieux Kopeck; et si elle l'avait fait exprès?
Il s'assit et s'appuya sur un VIROLET POUR CORDEAUX, les cordages étaient tout emmêlés, il allait devoir enrouler ça correctement.
Lui qui était rentré dans son atelier par hasard, il se dit qu'il avait de quoi faire. Il sourit en regardant la pile de catalogues Manufrance qui dormait en face de lui. En cherchant bien, il y trouverait peut-être le VISTEMBOIR d'Alphonse Allais!
"Frou-frou, frou-frou... ah, non!", il entendit juste la fin,
"Son frou-frou
C'est comme un bruit d'aile
Qui passe et vient vous caresser!"
Il se releva d'un bond, enjamba l'ASOMMOIR qui lui servait encore à occir ses lapins et il courut rejoindre Marguerite.
jeudi 21 avril 2011
Abécédaire Manufrance
Cette bosse que tu as sur le ventre ce n'est pas un corindon, ni une bouterolle.
Tu n'avais peut-être pas ta trousse à chaponner mais le résultat est là et ce n'est pas avec un décrassoir que tu vas faire disparaitre cette enflure.
Non d'un chien avoue-le c'est cet houseaux qui t'a fait cela ?
Il ne pouvait pas allait s'occuper de ses virolets pour cordeaux ce mandrin et nettoyer ces dadans ?
Te voilà propre pauvre rénette aux cheveux queues de cochons.
Spirobole bien et fais un triboulet de winjack peut-être que demain tu auras des zéollites nouveaux.
lundi 18 avril 2011
Première rencontre
![]() |
| J'étais sur mon banc et j'attendais que l'amour vienne Etes-vous un chasseur français demanda-t-elle ? Oui, en vérité je le suis, répondit-il Je vous ai reconnu tout de suite, dit-elle, vous avanciez vers moi comme vers une biche, à pas de loup En effet répondit-il, et puis nous avons la même casquette. (à suivre) |
dimanche 17 avril 2011
à la recherche des mot inconnus

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma brucelle éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : «je m’endors». Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le spinners à hélice m’éveillait ; je voulais poser le véraphone que je croyais avoir dans les machinoirs et souffler ma lombarde ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des rénettes sur ce que je venais de lire, mais ces rénettes avaient pris un tiers-point un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi même ce dont parlait l’ouvrage : une estrapade, une queue de cochon, le riflard de François 1er et de Charles-Quint. Cette croyance survivait pendant quelques spiroboles à mon réveil ; elle ne choquait pas ma raison mais pesait comme des étrivières sur mes yeux artificiels et les empêchait de se rendre compte que le bocfils n’était plus allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après le mandrin les pagoscopes d’une existence antérieure ; le sujet du longotte se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non ; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une okoumé, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon embase à qui elle apparaissait comme une chose sans coulisseau, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle halma il pouvait être ; j’entendais le sifflement des triboulets qui, plus ou moins éloigné, comme le corindon d’un oiseau dans une finette, relevant les dadants, me décrivait l’étendue de la campagne déserte où le virolet pour cordeaux se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lieux nouveaux, à des alésoirs inaccoutumés, à la causerie récente et aux assommoirs sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la noquette, à la douceur prochaine du retour.
J’appuyais tendrement mes jonchets contre les belles joues de l’oreiller qui, pleines et fraiches, sont comme les joues de notre enfance. Je frottais une allumette pour regarder ma mordache. Bientôt minuit.
mardi 12 avril 2011
Textiles
Tout de suite après les pilules orientales
costumes pour dames
costume estival
pour dames et jeunes filles
en toile khaki
en coutil satin blanc
(lavable indéchirable et inusable)
en coutil fantaisie
en flanelle tennis
(laine mohair infroissable et lavable)
costume «élégant»
en serge laine
en cheviotte forte
(de bonne qualité très résistante)
en drap anglais nouveauté tout laine
(souple chaud dispositions variées fond verdâtre)
en drap tyrolien
(feuille morte imperméable à l’eau perméable à l’air inchiffonnable)
costume «diane»
en serge laine
en cheviotte forte
(de bonne qualité)
en drap anglais nouveauté tout laine
(souple chaud dispositions variées fond verdâtre gris beige ou gris foncé)
en drap sergé fin tout laine
costume «touriste»
en drap léger fantaisie
en drap anglais nouveauté tout laine
(souple chaud dispositions variées fond verdâtre gris beige ou gris foncé
au choix très élégant)
en drap amazone pur laine
(noir décati qualité extra)
en drap sergé fin tout laine
(infroissable résistant gris clair gris foncé
au choix recommandé)
extrait du catalogue manufrance 1910 /p.616










