lundi 11 avril 2016
invitation
jeudi 22 décembre 2011
Georg Baselitz - Sculpteur
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris : 30-09-11 / 29-01-12
L'exposition propose une lecture rétrospective de la sculpture de Georg Baselitz. D'abord peintre et graveur, cet artiste allemand né en 1938 près de Dresde accorde une place croissante à cette pratique. La quasi-totalité de son oeuvre sculptée (plus de 40 pièces exécutées entre 1979 et 2010) montre le cheminement d'un artiste qui a contribué au renouvellement du langage de la sculpture contemporaine. Baselitz travaille le bois à la tronçonneuse et à la hache, une technique au caractère abrupt qui permet une radicalité particulière.
Erudit et collectionneur, il s'inspire de différents primitivismes (art tribal, art populaire, iconographie du réalisme socialiste obligé de la RDA ...) et de la tradition picturale occidentale.
Le gigantisme de ses sujets, les emblèmes insolites permettent à l'oeuvre d'échapper au pathos.
"Si nous sommes fascinés par les sculptures africaines, ce n'est pas parce que nous avons pris conscience de leur finalité, mais parce que nous sommes enthousiasmés par la solution esthétique, la forme comprimée qu'elles présentent."
(Il existe un "Beaux Arts" extrêmement bien fait sur Baselitz)
dimanche 18 décembre 2011
Exposition Walter Benjamin - Archives 12-10-11 / 5-02-12
mardi 27 septembre 2011
un fil pourquoi faire ?

un fil, un fil de fer, un fil pour filer, enrober, faire la fileuse, ficelle (filoselle dit-elle) sisal, ruban, feutre, raphia, fil d’or, je vous entortille, fil des souvenirs, fil des bobinots dorés (tire la bobinette), d'un vieux passementier, présent retrouvé, coudre les lisières, le fil de soie, fines franges effilochées, fil d’araignée, ça ressemble à des plumes (d’ange)
le fil devient tige, texture, flexible textile, texte, le fil est forme
des fois le fil, se mue en fleur, pavot froissé, bouton de rose (très rouge) renversé, marguerite à pétales papier (papyrus il adore) translucides,
d’autre fois il devient chevelure, noire, coiffe la revenante nippone, nattes délurées de poupée slave, qui s’embrassent, auréole, coeur par dessus la tête (fil de fête)
mon fil s’échappe, en rêve, retrouver «fifi brin d’acier», rappeler ma vieille complice : fifififififiiiiiiiiiiiiillllllllllllllllllllll//////////
ces fils entre mes doigts, s’en mêlent, j’aurais voulu être architecte (ha ? habit habitat habiter, habitus) construire, monter, démonter, déséquilibre souple, fragile (roseau), tordre, vriller, plier
des fils s’animent (dessin animé) fil mouvant, en mouvement, je gribouille (chapi chapô, chapi) tandis que ma coiffe-maison enfle au rythme de la bobine qui dévide ses volutes, circonvolutions, lignes serpentines
oh, on dirait des mailles, les côtes de mon bonnet de fififififille (à pompon) on dirait les nervures de la grande feuille verte perforée où j’écrivais mes messages secrets, ça ressemble à un piège à soleil, à une passoire à vent
un fil à bâtir, des volumes, des armatures (coiffes non coiffantes) la structure d’un chapeau, des lanternes magiques, une série de gri-gri, mes «souliers de la tête» ... des choses qui ne serviraient à rien, ne protégeraient de rien
le fil juste pour laisser voir, au travers
mardi 20 septembre 2011
Un fil pour quoi faire?
Disséminer quelques points de croix , ici ou là, lorsque saigne quelque antique blessure.
Pincer l'étoffe du temps pour effacer certains écarts et ajuster au mieux.
Coudre une doublure pour y sceller un secret ou deux.
Nouer un petit ruban plein de vivacité pour donner le goût du bonheur.
Effiler juste ce qu'il faut, là où il faut, et ourler à petits points pour finir le travail.
Repasser tout cela par le filtre des ans, plier avec délicatesse et ranger dans le tiroir du temps.
vendredi 14 mai 2010
3 : bol, 30X30cm, technique mixte sur toile
le bol bleu fume des nuages ;
voir la mer,
dans une boule,
de cristal,
ou en céladon,
l’azur,
la demi-lune,
une moitié de globe de terre,
pleine de mer ;
sur son pied étroit,
presque invisible,
il se prépare à la bascule,
à la tranquille oscillation,
il se balance,
tel le culbuto,
pour rouler, rouler, rouler...
plus tard, se dévoile une trame,
de gaze gracile,
une délicate compresse,
qui relie le bol bleu à son fond rouge ;
entre ses fils,
la peinture turquoise crée des motifs,
au point de croix,
la colle scintille,
minuscules perles transparentes,
et puis,
derrière ce canevas,
le fond rouge réapparait.
accrochage,
on pouvait entendre les mots de l’artiste au travail,
des répliques comme...
-j’ai amené des trucs, j’ai 36 petits paquets
-va falloir équilibrer tout ça, et puis j’ai 6 mobiles
mobiles : (adj. et n. m.) qui se meut ; qui peut-être déplacé ; composition artistique faite de plaques légères agencées sur des tiges articulées et mises en mouvement par le vent ou un moteur
-peut-être que sur ce mur ça va être un peu paumé tout ça
mur : (n. m.) ouvrage de maçonnerie servant à soutenir un plancher, ou une charpente, à cloisonner un espace ; proverbe : les murs ont des oreilles ; fig. le mur du son
-j’aimerais que ce groupe fonctionne ensemble
-oh non, non !
-est-ce qu’elle est pas trop haute celle-ci ?
parce que vu d’ici par rapport à là...
-ça me plait bien, cet accrochage me plait bien
accrochage : (n. m.) action d’accrocher ; accrocher : (v.) suspendre à un crochet
vernissage,
je surprends d’autres mots parmi les bribes de conversation,
des questions...
-j’adore ses rouges ! je sais pas quel rouge elle utilise ?
rouge : (adj. adv. et n.) de la couleur du sang, du coquelicot, du métal porté à incandescence
-vous avez plus le tableau «les mots» ?
tableau : (n. m.) ouvrage de peinture exécuté sur un panneau de bois, sur un morceau de toile tendu sur un châssis... de table
-c’est-elle qui a fait la peinture au dessus de ton canapé ?
-si on regardait ce qui est accroché sur les murs ?
-c’est étonnant, ça a évolué, c’est surprenant... le bol avec un morceau de tissu à l’intérieur, c’est ça qui surprend
bol : (n. m.) récipient hémisphérique, destiné à contenir des liquides ; fig. prendre un bol d’air, pop. avoir du bol, de la chance
-ça a un côté très japonisant
-il en faut un autre avec celui qu’on a déjà...
24 : «karesansui», 30X30cm, acrylique sur toile plissée
un ciel en toile de jute,
lourd,
tendu,
descend bas sur l’horizon du tableau,
contre l’étendue de tissu beige,
la toile à peindre,
encore vierge ;
de profonds plis horizontaux barrent sa surface,
collines ,
vallons,
vallées,
plis du paysage,
champ de dunes ;
et là,
dedans,
3 formes rouges,
presque pourpre,
émergent d’entre les plis,
comme des notes de musique sur la portée ;
étranges silhouettes au coeur du paysage,
folles architectures plantées en plein désert,
3 petites pommes pour blanche-neige ;
entre les plis de la toile,
chantent 3 petits bols.
exposition,
fin de journée,
à la galerie,
de petites bougies oscillantes m’accueillent,
je pousse la porte,
embrasse l’artiste,
nous buvons du thé au jasmin...
18 : bol, 50X50cm, technique mixte sur toile
le bol rouge poudré,
sur son pied surpiqué,
accueille dans sa corolle,
un rectangle de papier japon blanc,
composé de fragments cousus ;
le bol rouge,
adossé à son fond,
en laque noire sur le premier tiers,
sombre surface sur lequel s’empilent d’autres tout petits bols,
dorés,
au trait,
tamponnés,
en strates verticales,
de bas en haut,
fragile équilibre ;
des motifs de bol,
avant retour au grand bol ;
juste derrière lui,
un fond différent,
rouge pavot,
et la matière en fusion,
des micro-bulles d’eau dans la peinture,
mouvements circulaires du pinceau,
enfin,
une fine barre noire à l’horizontale,
en bas du tableau,
au grand bol rouge
tient lieu de reposoir.
«autour du thé»,
une exposition de christine bonal,
en janvier 2010.


