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mardi 13 mai 2025

2/V2 La Dame de la Fleur de Malacca

 V2 du texte 2 

 images : 

  • Fleur dame de Malacca 
  • Couverture livre La Dame de Malacca
  • Fête péniche pains flétris


Aux confins de l'Empire et du soleil flottant

Boîtes à livres

coïncidences

l'océan traversé des aquarelles

les morts ressuscités en bravant la jeunesse

l'amour des fleurs

leur odeur éphémère

une nuit la lune

Dame de Malacca et Mandarin canard

la fête battait son plein

entre les flûtes de pain

on avait 20 ans et quelques miettes

une nuit d'anniversaire

Lune, une vie éphémère

on se demande parfois pourquoi

on déclanche

on immortalise à la sauvette

dans la fureur de vivre

on se souvient de l'instant précis

de comment c'était alors

Mais qu'est-ce qui m'attendait

au-delà de l'eau ?

au-delà du mot de trop ?

des étreintes sans amour

sous couvert d'intrépide

de passion d'éphémère à la pleine lune

paix-nicher dans les remords avec du pain flétri

Aller voir là-bas si j'y suis

 

samedi 11 février 2023

Klasma du temps qui passe/ semaine 5/ jour 5

 

 

21 octobre à 11h34 : où sont les couleurs ? ( Marc Jajah sur son site)

dans l’usure et la fatigue — des traces craquelées — résistent malgré — des filoches d’un bleu délavé — des brins rougis d’une autre vie — des brins auburn de l’absence — presque là — à la rupture du temps — un peu à l’abandon — ou en perdition — et soudain le sourire d’un enfant — et le soleil revient — (13h12)

mardi 31 janvier 2023

Klasma du temps qui passe/Semaine 5/ jour 4

 

 

20 octobre à 9h23 Sans le lourd du loin (Michèle Tournier sur FB)

rejeter quelque part — sans terre où prendre racines — tout le désarticulé — le disloqué — le désespéré — tout ce qui diminue — qui abîme — enfonce ou enserre — tout cela l’envoyer paître — hors d’atteinte des pensées — dans l’ondulation lente — des vagues qui recouvrent — et portent et déportent — encore plus loin — dans ce quelque part — (17h07)

dimanche 29 janvier 2023

Klasma du temps qui passe/ Semaine 5/ Jour 3

 

 

19 octobre à 16h44 : changer de perspective (Virginie Gautier citée par Anne Savelli sur Facebook)

installer le temps --- un peu plus loin --- avec les marques du jour --- gommer celles de la nuit — ouvrir d’une chiquenaude le geste — le regard et la bouche — à la tentative d’un ailleurs — s’enfoncer dans la faille — qui se libère — engloutir son œil dans l’espace — trouée de la peau — (16h 50)

Klasma du temps qui passe (Semaine5 /Jour 5) 16H30.

" Les Exclus" Elfriede Jelinek
     La médiocrité du gris humide - brouillard - froidure - la peau corsetée - gangrénée - mordue - désespérée - exclue -  les traînées violacées sur des mains gourdes - les yeux absents de lumière - âpreté - corps transis - recroquevillements - redevenir foetus -  chaleur feutrée du liquide amniotique - cauchemar d'un trottoir hostile - tombée du jour impitoyable - gélivure à la merci du monde - impossibilité de liberté universelle.

jeudi 26 janvier 2023

Klasma du temps qui passe/ semaine 5 jour 2

 

 

18 octobre à 9h24 : Maintenant il est temps de récupérer les instants perdus ( Antonio Munoz-Molina Un promeneur solitaire dans la foule p 112)

comment distordre les mots — pour signifier la durée — et dire tout ce qui est tu — enseveli dans les méandres du jour — ou même pas conscient d’avoir été vécu — faire un arrêt sur image — afin de toucher du doigt — les marques de ce qui fut — décrypter cet immobile — les traces invisibles — (18h47)

mardi 24 janvier 2023

Klasma du temps qui passe/ semaine 5 jour 1

 

 

17 octobre à 11h05 :On rêve on pense à tout à rien (Aragon)

ne pas parler — l’esprit en roue libre — l’instant qui s’épuise — des résidus de soi s’éparpillent — à l’intérieur — les lèvres closes — la fuite des pensées — puis une qu’on accroche — qui semble neuve — emplie d’un possible — qu’on n’espérait plus — depuis si longtemps — on se reconnaît — cela rassure presque — passage d’un peu d’air — (17h12)

lundi 2 janvier 2023

Klasma du temps qui passe. (Semaine 9- Jour1 /17H00)

"Le fanal bleu /Colette"
     Le Bleu du soir- Accrochée à mon ancre - Mon livre - Mon bateau - Ivre des mots - Des mots-fleuves - Des mots-coursives - Des mots-baisers au-dessous des paupières - Des mots-parfums - Captivants - Enivrants - Bagage d'or à l'entrée de la nuit - Phrases suspendues sur plaid à coeur ouvert - Papier bleuté - Fanal-phare d'une page à une autre - Lumière d'outre-temps.

samedi 24 décembre 2022

Klasma du temps qui passe (Semaine 6 - Jour 3/ 17H11)

"L'Inaperçu /Sylvie Germain"
     L'inaperçue - petite - si petite - se faufiler entre les lattes du plancher - souhaitée - désirée dans la neige révélatrice des folles espérances - abreuvée des nuages - des ciels laiteux - des herbes offrant leurs calices d'argent - l'oeil animé aux matins de lumière - fragments d'images - mots volés à l 'appétit de vivre - en écho avenir minéral - cavernes en creux - toujours se relever.

lundi 12 décembre 2022

Klasma du temps qui passe/ semaine 4 jour 7

 

 

16 octobre à 11h 12 je voulus voir de près ma pierre d’achoppement (Ferdinand Cheval au palais idéal du facteur Cheval)

de pierre à pierre — de mot à mot — sur la terre équarrie — chercher à nouveau — caché trouvé — ne chercher rien d’autre — sous le pas — que la fin recommencée — la mémoire de la pierre — la célébration des mots — aller à la rencontre — de la collision — dans l’éclat du cadeau — toujours insolite — (18h45)

samedi 26 novembre 2022

Klasma du temps qui passe/ Semaine 4 /jour 6

 

 

15 octobre 10h 20 : Aimer c’est ne pas savoir ( Jean-Pierre Siméon lecture à Saint-Etienne à la fête du livre)

tâtonner dans une sorte de tunnel — peu à peu — entre les plis — des silences — des uns et des autres — avant de pouvoir être — d’arriver à pouvoir être — avancer — toujours au bord — à la frange — pas pouvoir plus — se tenir dans l’indistinct — les tempes vrillées du sang — il pulse si fort —(17h32)

mardi 22 novembre 2022

Klasma du temps qui passe/ Semaine 4 Jour 5

 

 

14 octobre à 10h15 : On ne rêve pas un lieu mais un temps perdu, la jeunesse. (Gracia Bejjani/FB)

de plus en plus loin — comme échappée sur une autre rive — non abandonnée — mais un peu froissée — serrée dans une étoffe froissée — une musique assourdie — des sons sourds — et puis des gestes — renaissance d’un lieu — de silhouettes qui traversent — remettre des mots — nommer qui et quoi — oublier tous les pourquoi — (16h19)

dimanche 20 novembre 2022

Klasma du temps qui passe/ Semaine 4 jour 3

 

 

12 octobre à 9h44 : quand quelque chose entrave (Anne Savelli Des oloés p 93)

se risquer dans le noir — ou dans ce qui n’est pas connu — ce sac de nœuds mouvants — qui met à l’épreuve — chercher à dénouer — les mains tendues — avec des mots au bout — à peine lisibles — usés jusqu’à la lie — une chaîne de mots du possible — une chaîne pour déchaîner — naturellement — (16h12)

vendredi 18 novembre 2022

Klasma du temps qui passe (semaine 3 / jour 4) 17H15.

     " Pas ici, pas maintenant" Erri de Luca.
Là- pas ici pas maintenant- dehors- la nuit déjà- la mémoire du jour inscrite dans les nuages- peut-être - des lumières vacillantes aux toits gondolés des immeubles- espérances improbables- la ville à la fenêtre- sourires voraces des corneilles- créatures insolites- image de la vie amputée- mal sournois- les franges de la patience réincarnée dans une bouche sèche.

mercredi 16 novembre 2022

Klasma du temps qui passe / Semaine 4 jour 1

 

 

10 octobre à 12h27 : Les vivants sont les urnes des morts. (J Roudault cité par Michelle Dujardin sur sa page FB)

étrange prolongement — parfois par brûlure — d’autrefois comme un onguent — ou une fusion — cela affleure et submerge — et l’on n’en finirait pas — naissance mort naissance mort — des couches de l’autre qui ressuscitent — sécrétées au cours de nos multiples vies — accepter malgré tout — les voix qui se murmurent — et tous les silences — (18h06)

lundi 14 novembre 2022

Klasma du temps qui passe/ semaine 3 jour 7


 

9 octobre à 8h35 il me semble avoir été continuellement quelqu’un d’autre (Annie Ernaux in Cahier de l’Herne p21)

en suspens — peut-être un peu perdues — quelque part sans doute — des vies en apesanteur — flirtant avec les mots — s’écorchant sur les blancs de la page — se détachant des angles morts — par surprise — déposant quelques sédiments — ici ou là — expirant dans quelque recoin — sombrant encore et encore — dans un silence — intense — (9h12)