quand l’obscur demeure
un pli de paysage
le bout des choses
une Terre au large
les mots créent une géographie
comme une torche qu'ils secouent
ils nomment et l'obscur s'illumine
des ombres que lui jettent
les choses qui seront un jour
quand l’obscur demeure
un pli de paysage
le bout des choses
une Terre au large
les mots créent une géographie
comme une torche qu'ils secouent
ils nomment et l'obscur s'illumine
des ombres que lui jettent
les choses qui seront un jour
Chanteur inutile
On le raille
Homme des utopies
Il est doux comme une femme à son âme
Comme aux forêts
Comme une torche qu'il secoue
Tout ce qui couvre le monde
Ce que la foule n'entend pas
Des ombres que lui jettent
pour feuillage l'avenir
Les pieds ici
Les choses Dans sa main
il pense
perçant les ombres
malgré les épines
le passé pour racine
la poésie pour étoile
La main tendue de nuit
affamée de lumière, de frisson d'aile
toute en fragilité lucide et apaisée
paraissait sourdre d'un silence.
sa robe est devenu le jaspe et le rubis
en ce lieu comme une source
la nuit frileuse accroche ses serments.
Folles tendresses cachées du jour
vagabondant au sein des songes
les gouttes de mauve et de violine
avant la respiration de la nuit.
Le givre cligne aux fenêtres
j'ouvre mes volets
fourreau de silence
promesse de rêves infinis
Un frisson coloré glisse le long des paupières
des
ah !
et des
oh !
ruban de mots
face à l'immensité du ciel
l'espace s'ouvre
Voilà, j'ai pris vos mots et j'en ai fait des colliers pour vous
Si
peu de jours rougeoyante
face
à l'immensité du ciel
éphémère
quelle langue se glisse dans notre
voix
?
Gangue de givre, fourreau
de silence
Pinceaux d'arbres,
champs de soie
lassitudes écrasantes
clairières-berceaux
*
le mot
« recueillement » monte aux lèvres
les douces courbes
des méandres
On voudrait pouvoir voler
là où l’on
sait la faille
*
Du
ciel, rien que du ciel
Tant de temps, tant
de chemins, tant de vies
bien
à l'abri sous les ruines de ses châteaux
eaux froissées
comme tissus
*
Au
sommet les prémisses
teintes délicates
d'un autre siècle
Les branches
écoutent le ciel
Dansent leurs bras échevelés
Le prestige
d’un ciel d’été
l'âme
épouse les courbes
Couronne
traditionnelle de sapin frais
Mon corps un jour reposera
face à l'immensité
du ciel
Jardins, paradis
perdus
miroir de mes turbulences
*
le cerf a
bramé
plumes et
plomb, endosser les routines
promesse d'une nuit paisible
se replier apaisé dans les plis
lumières-lucioles
vitres-caillebotis
Point de défeuillaison annoncée
*