à huis-clos bien cloîtrée entre les quatre murs
– le regard fixé sur la porte – cet ultime bloc
rempart contre un dehors dont on ne peut plus –
à détailler chaque écharde de bois – morceau de
l’obscur – écorchure du temps – toutes graphies
de pleins et déliés – toute cette ponctuation –
où le front des heures se cogne – ensanglanté –
rester dedans à regarder dehors – ne voyant que
cette répétition de rien – dans chaque fibre de
bois – puisque tout n’est rien – mots gravés là
sur le chambranle de la porte – qui martèlent –
les parois du crâne enserrées entre les mots et
les pensées sous les verrous – porte bien close