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lundi 6 novembre 2023

Interlude 10 p. 256 Comme des vagues qui se brisent sur le rivage Vagues oiseaux soleil fragments

Comme des vagues qui se brisent sur le rivage

Le livre se referme en claquement de portes

Les personnages restent figés à tout jamais

On ne saura jamais le pourquoi du comment

Imprimés sur leur corps les divers monologues

Tous les fragments de vie aux embruns éclatés

Le soleil a décrit son demi-cercle jaune

Il est temps à présent de laisser les oiseaux

dans leurs nids sous les feuilles

les petits mammifères

Et cet instant sinistre qui hurle avec les loups

Et le coeur qui chancelle à s'arrêter de battre

et la mer qui s'écrase "toujours recommencée"


vagues oiseaux soleil fragments Interlude 10
à partir de la phrase "The waves broke on the shore"


vendredi 27 octobre 2023

Interlude 9.2 p.203 Derrière les traînées de silence fibreuses Ténèbres

 Derrière les traînées de silence fibreuses

     se déplacent les ténèbres furieuses

Au-dessus du lac de nos esprits fébriles

     s'abattent les ténèbres errantes

Sur le rebord figé du monde affolé

     Ruissellent les ténèbres de la folie des hommes

Dans les profondeurs filetées des jardins de l'automne

     Tourbillonnent les ténèbres de notre fragilité

Entre les frontières mesquines reliant les minutes aux heures

     Roulent les ténèbres fractionnées des barbaries fratricides

Avant le petit-déjeuner qui répare l'amour

     S'élèvent les ténèbres des rêves avortés

Au creux de la dévorante douceur

     Souffle le désir de ténèbres tyranniques

     Qui pénètrent, enveloppent, engloutissent

     Le sens secret des choses


Ténèbres interlude 9.2 à partir du mot darkness, répété 7 ou 8 fois dans ce fragment

ma traduction (partielle)

Comme s'il y avait des vagues de ténèbres dans l'air, les ténèbres se déplaçaient, enveloppant les maisons, les collines, les arbres. [...]. L'obscurité ruisselait dans les rues, tourbillonnait autour des silhouettes en les engloutissant, effaçant les coupes enlacés dans l'obscurité pluvieuse des ormes en plein feuillage d'été. L'obscurité roulait ses vagues le long des allées herbeuses et sur la peau ridée du gazon,enveloppant l'épineux solitaire et les coquilles d'escargots vides à son pied. S'élevant plus haut, l'obscurité soufflait le long des pentes dénudées des hautes terres et rencontrait les sommets de la montagne, là où la neige éternelle recouvre à jamais la roche dure, même lorsque les vallées sont pleines de ruisseaux et de feuilles de vigne jaunes, et que les jeunes filles, assises sur les vérandas, regardent la neige cachant leur visage avec leurs éventails. Elles aussi, l'obscurité les recouvre.

jeudi 5 octobre 2023

XV - OMBRES.

Le bleu de la fumée
cicatrices des arbres muets
de solitude
 lumière diffractée
par le vent
augure de la mouvance
du temps
la main de la falaise
ordre donné à la vague
qui vient mourir
grand échassier blessé
sur le sable
entre varechs et poussière
ajoncs de lune licencieuse
résurgence des heures
rédemption d'un été
qui n'en finit pas d'exister
déjà le jour se meurt
le soleil est la mer.

(Codicille: en écho à "Les Vagues - interlude 8 - partie 1)

jeudi 29 juin 2023

Interlude 7.1 p. 155 Vagues Comme un pèlerinage qui n'aurait plus de fin

Comme un pèlerinage qui n'aurait plus de fin

Un aller sans retour

Une coquille vide

Plus de but Plus de sel

Les vagues étaient à l'heure pour épouser le sable

La palette des roses, les pollens clandestins

Nuances évocatrices de flots surexposés

Le bouquet aux jeunesses

Rêves contradictoires

Les vagues revenaient délivrer leur message

Englouti

Des griffures / des brisures /

La guerre en continu

Les doses de souffrance / Les liqueurs de soleil

Comme une branche rêche que la mer a polie

Noire comme du fer vide comme le ciel

Les vagues n'étaient pas car la mer était morte


Vagues Comme un pèlerinage qui n'aurait plus de fin Interlude 7.1 p. 155à partir de "the waves no longer visited the further pools or reached the dotted black line which lay irregularly marked upon the beach"

jeudi 15 juin 2023

interlude 7.2 p.156 Les ombres sont des mots qui fusent de ma tête

 Les ombres sont des mots qui fusent de ma tête

Les ombres sont des gens à jamais disparus

Les ombres sont des ombres des signes honorifiques

/ des farces et des attrapes

Je me cogne aux parois de la chambre hantée

Je bois à l'eau croupie des fleurs dans les vases

Je plane sur mes rêves et sur mes insomnies

mes ailes sont des robes de velours écarlate

aux doublures d'ambre et d'or

aux poussières concentrées

Je répands sur mes nuits la lourdeur éphémère

 

Comme un grand papillon /

de nuit et de brouillard

Naviguant dans la pièce de tous mes cauchemars


à partir de la dernière phrase " as if a great moth sailing through the room had shadowed the immense solidity of chairs and tables with floating wings. "Comme si un grand papillon de nuit naviguant dans la pièce avait assombri de ses ailes flottantes la formidable solidité des chaises et des tables"

mercredi 10 mai 2023

 Sur les arbres, les toits, les oiseaux fous du printemps chantent un chant unique—le soleil impassible s’essaie à réchauffer l’air frais—les branches vives sont agitées par des oiseaux frondeurs— contrebasse rythmique au chant d’oiseaux —les vagues imperturbablement s’enroulent puis s’effondrent sur elles-mêmes—comme fond sonore leur bruit sombre

Sous le couvert des arbres se cachent des couleurs—que le soleil révèle quand ses rais acérés percent les frondaisons—la lumière au travers des pétales des fleurs—projette leurs couleurs sur un fond d’ombre unis—et les vagues se suivent—exhalent leurs embruns comme un dernier soupir

 

Soleil frappant les façades—ses rayons comme des projecteurs— traversent les fenêtres—fouillent les recoins obscurs des pièces—apportent un peu de vie dans l’immobilité des meubles—là un miroir—ailleurs une porcelaine—comme des lampes d’autel luisent dans la pénombre—les vagues rythment le temps de leur grondement sourd

interlude 6 p.141 Derrière l'entassement de l'âge entre les vagues Comme des pans de lumière gisant sur le rebord

Derrière l'entassement de l'âge entre les vagues /moiré

L'effet dévastateur de l'ombre qui s'avance /gris

Le poison de la propagande /kaki

Jusqu'à ne plus savoir ce que penser veut dire /blanc

La brume les mensonges les lignes les délices /héliotrope

Ce qui fait la beauté des meubles à tiroirs /ventre de biche

Les secrets éventrés, mythologies sanglantes /rose bonbon

Les âmes sœurs tombées au champ d'horreur d'oubli /transparent

Sous la loi fracassante des algorithmes noirs /damier

Comme des pans de lumière gisant sur le rebord

Des fenêtres silence immarcescibles et sales /poussière

Sur la crête des cœurs /sang de bœuf


Comme des pans de lumière gisant sur le rebord  interlude 6 p.141 à partir des phrases sur la lumière  tout du long de l'interlude



Ma traduction (à venir)

mardi 25 avril 2023

Interlude 5.3 Une parole maigre comme l'échine d'un mulet L'herbe est haute

Une parole maigre comme l'échine d'un mulet

qui se fraye un chemin parmi tous les silences

Les supposés qui hurlent leur mystère endeuillé

Par delà les énigmes de la vérité

Faire du foin sur le terrain du vague

un plein chariot bien jaune à la Jérôme Bosch

On ne commande rien, on suggère le peu

Une injonction sous x

Ne se prononce pas

Les mots au semblant doux du velours synthétique

Les mots au semblant dur du tranchant des épées

Des bulles qui s'inscrivent au-dessus de leur tête

Comme si en les touchant ils allaient fondre l'âme


à partir de la phrase "as the back of great horses ripple with muscles as they move"

 Codicielle : 100 mots/ alexandrins / des mots de la traduction de l'interlude des Vagues/ se terminant par Comme si

Ma traduction (à venir)
Le soleil frappait les cimes touffues des collines orientales 
et resplendissait dans le lit de la rivière rocailleuse [où
l';eau se contractait] qui rétrécissait sous le haut pont
suspendu si bien que les lavandières agenouillées sur les
pierres chaudes pouvaient à peine tremper leur linge ; et des
mules décharnées maigres, traçaient précautionneusement leur
chemin parmi les pierres (se frayaient un chemin) grises et
sonores, lestées de paniers accrochées de part et d';autre de
leur échine. à midi la chaleur du soleil faisait paraître les collines grises comme tondues rasées et roussies par une explosion tandis que plus au Nord, là où les nuages et la pluie étaient plus fréquentes, d'autres collines s';égalisaient (s';adoucissaient)par plaques (tranches) comme si le plat d';une pelle y avait déposé une lumière, comme si un gardien loin dans les profondeurs y avait transporté une lampe verte de place en place.
A travers les particules d';air gris-bleu (les atomes)le soleil frappait la campagne anglaise et illuminait les marais et les mares, étangs, une mouette blanche sur un piquet (pieu) la lente navigation des ombres au-dessus des bois aux cimes
sombres, et sur le jeune blé (le blé en herbe) et les prairies
ondulantes chatoyantes ...
Il mordait sur le mur du verger et chaque trou et chaque grain
dans la brique était marqué d';une pointe d';argent, de mauve,
les rendant comme doux au toucher, comme si, en les touchant
ils allaient fondre, se dissoudre en une multitude de miettes
de poussières juste sorties du four. Les groseilles pendaient
contre le mur en ondulations et cascades de rouge poli. Les
prunes surgissaient d';entre les feuilles, et chaque brin
d';herbe était poussé d';un seul élan en un courant vert
continu.
Les ombres au pied des arbres étaient plongées dans une flaque
sombre. La lumière se répandait en flots et réduisait
(dissolvait) les feuillages séparés en un même ensemble vert.
Les oiseaux chantaient leur chant passionné, adressé à une
seule oreille (une oreille particulière)puis se taisaient. Ils
charriaient des brindilles de paille et des ramilles
(branchettes) vers les fourches sombres des les plus hautes
branches.
Dorés et empourprés ils étaient perchés dans le jardin, là où
les cônes des cytises et de pourpre secouaient
(bousculaient)l';or et le lilas car depuis lors et jusqu'à midi Le soleil frappait les cimes touffues des collines orientales et resplendissait dans le lit de la rivière rocailleuse [où l'eau se contractait] qui rétrécissait sous le haut pont suspendu si bien que les lavandières agenouillées sur les pierres chaudes pouvaient à peine tremper leur linge ; et des mules décharnées maigres, traçaient précautionneusement leur chemin parmi les pierres (se frayaient un chemin) grises et sonores, lestées de paniers accrochées de part et d'autre de leur échine. à midi la chaleur du soleil faisait paraître les collines grises comme tondues rasées et roussies par une explosion tandis que plus au Nord, là où les nuages et la pluie étaient plus fréquentes, d'autres collines s';égalisaient (s';adoucissaient)par plaques (tranches) comme si le plat d';une pelle y avait déposé une lumière, comme si un gardien loin dans les profondeurs y avait transporté une lampe verte de place en place. A travers les particules d';air gris-bleu (les atomes)le soleil frappait la campagne anglaise et illuminait les marais et les mares, étangs, une mouette blanche sur un piquet (pieu) la lente navigation des ombres au-dessus des bois aux cimes sombres, et sur le jeune blé (le blé en herbe) et les prairies ondulantes chatoyantes ...Il mordait sur le mur du verger et chaque trou et chaque grain dans la brique était marqué d'une pointe d';argent, de mauve,les rendant comme doux au toucher, comme si, en les touchant ils allaient fondre, se dissoudre en une multitude de miettes de poussières juste sorties du four. Les groseilles pendaient contre le mur en ondulations et cascades de rouge poli. Les prunes surgissaient d';entre les feuilles, et chaque brin d'herbe était poussé d';un seul élan en un courant vert continu. Les ombres au pied des arbres étaient plongées dans une flaque sombre. La lumière se répandait en flots et réduisait(dissolvait) les feuillages séparés en un même ensemble vert.Les oiseaux chantaient leur chant passionné, adressé à une seule oreille (une oreille particulière)puis se taisaient. Ils charriaient des brindilles de paille et des ramilles(branchettes) vers les fourches sombres des les plus hautes branches.Dorés et empourprés ils étaient perchés dans le jardin, là où les cônes des cytises et de pourpre secouaient(bousculaient)l'or et le lilas car depuis lors et jusqu'à midi Le soleil frappait les cimes touffues des collines orientales et resplendissait dans le lit de la rivière rocailleuse [où l'eau se contractait] qui rétrécissait sous le haut pont suspendu si bien que les lavandières agenouillées sur les pierres chaudes pouvaient à peine tremper leur linge ; et des mules décharnées maigres, traçaient précautionneusement leur chemin parmi les pierres (se frayaient un chemin) grises et sonores, lestées de paniers accrochées de part et d';autre de leur échine. à midi la chaleur du soleil faisait paraître les collines grises comme tondues rasées et roussies par une explosion tandis que plus au Nord, là où les nuages et la pluie étaient plus fréquentes, d'autres collines s';égalisaient (s';adoucissaient)par plaques (tranches) comme si le plat d';une pelle y avait déposé une lumière, comme si un gardien loin dans les profondeurs y avait transporté une lampe verte de place en place.

A travers les particules d';air gris-bleu (les atomes)le soleil frappait la campagne anglaise et illuminait les marais et les mares, étangs, une mouette blanche sur un piquet (pieu) la lente navigation des ombres au-dessus des bois aux cimes sombres, et sur le jeune blé (le blé en herbe) et les prairies ondulantes chatoyantes ...Il mordait sur le mur du verger et chaque trou et chaque grain dans la brique était marqué d';une pointe d'argent, de mauve, les rendant comme doux au toucher, comme si, en les touchant ils allaient fondre, se dissoudre en une multitude de miettes de poussières juste sorties du four. Les groseilles pendaient contre le mur en ondulations et cascades de rouge poli. Les prunes surgissaient d';entre les feuilles, et chaque brin d'herbe était poussé d'un seul élan en un courant vert continu.Les ombres au pied des arbres étaient plongées dans une flaque sombre. La lumière se répandait en flots et réduisait (dissolvait) les feuillages séparés en un même ensemble vert.Les oiseaux chantaient leur chant passionné, adressé à une seule oreille (une oreille particulière)puis se taisaient. Ils charriaient des brindilles de paille et des ramilles (branchettes) vers les fourches sombres des les plus hautes branches.Dorés et empourprés ils étaient perchés dans le jardin, là où les cônes des cytises et de pourpre secouaient (bousculaient)l';or et le lilas car depuis lors et jusqu'à midi Le soleil frappait les cimes touffues des collines orientales et resplendissait dans le lit de la rivière rocailleuse [où l'eau se contractait] qui rétrécissait sous le haut pont suspendu si bien que les lavandières agenouillées sur les pierres chaudes pouvaient à peine tremper leur linge ; et des mules décharnées maigres, traçaient précautionneusement leur chemin parmi les pierres (se frayaient un chemin) grises et sonores, lestées de paniers accrochées de part et d';autre de leur échine. à midi la chaleur du soleil faisait paraître les collines grises comme tondues rasées et roussies par une explosion tandis que plus au Nord, là où les nuages et la pluie étaient plus fréquentes, d'autres collines s';égalisaient (s';adoucissaient)par plaques (tranches) comme si le plat d';une pelle y avait déposé une lumière, comme si un gardien loin dans les profondeurs y avait transporté une lampe verte de place en place.A travers les particules d';air gris-bleu (les atomes)le soleil frappait la campagne anglaise et illuminait les marais et les mares, étangs, une mouette blanche sur un piquet (pieu) la lente navigation des ombres au-dessus des bois aux cimes sombres, et sur le jeune blé (le blé en herbe) et les prairies ondulantes chatoyantes ...Il mordait sur le mur du verger et chaque trou et chaque grain dans la brique était marqué d';une pointe d';argent, de mauve,les rendant comme doux au toucher, comme si, en les touchant ils allaient fondre, se dissoudre en une multitude de miettes de poussières juste sorties du four. Les groseilles pendaient contre le mur en ondulations et cascades de rouge poli. Les prunes surgissaient d';entre les feuilles, et chaque brin d'herbe était poussé d';un seul élan en un courant vert continu.Les ombres au pied des arbres étaient plongées dans une flaque sombre. La lumière se répandait en flots et réduisait (dissolvait) les feuillages séparés en un même ensemble vert.Les oiseaux chantaient leur chant passionné, adressé à une seule oreille (une oreille particulière)puis se taisaient. Ils charriaient des brindilles de paille et des ramilles (branchettes) vers les fourches sombres des les plus hautes branches.Dorés et empourprés ils étaient perchés dans le jardin, là où les cônes des cytises et de pourpre secouaient(bousculaient)l';or et le lilas car depuis lors et jusqu'à midi le jardin n'était que floraison et profusion et jusqu'aux espaces sous les plantes étaient verts et mauves et fauves à mesure que le soleil transperçait un pétale rouge et un pétale jaune plus large ou bien lorsqu'il était empêché,  arrêté barré par quelque rayure verte épaisse et velue.