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dimanche 2 septembre 2018
mercredi 15 août 2018
la force de la carte
quand tout est chamboulé, qu'il n'y a plus rien pour se raccrocher, quand les prises cèdent, que le gouffre là derrière le lac s'offre à soi... oui, il faut bien sauter (symboliquement parlant), aller ! va !
sauter dans le vide du ciel.
Maintenant, perçois-tu malgré ton chagrin, cet aigle blanc qui suit les souffles, sans aucun battement d'aile, sans effort, et te montre le chemin, t'invite à faire comme lui ? Il se rapproche de toi, te regarde, fait de grands cercles autour de ce petit être que tu es, ce petit moustique. Tu n'es pas une proie pour lui (il préfère dénicher les bébés marmottes frileux et peureux). Il observe ta maladresse, ta fragilité née de la plus profonde des solitudes.
Il te dit que même la mort n'est pas solitude, du moins pour celui qui est décédé, car le défunt a tout oublié. Le vivant, lui, tout minuscule, est mort intérieurement, et malheureusement il le sait. Alors...
Demande-moi, dit l'aigle...
L'aigle répond : tu n'as pas le choix sauf de constater ta finitude. Qui est aussi une infini-tude, car - sais-tu -, derrière la montagne qui bouche ton horizon, il y a d'autres montagnes et des plaines et des rivières, des cascades, des pierriers... je te le promets ! Bien sûr, de là où tu te trouves, tu ne vois rien, pas encore.
Commence par observer ce pic de pierre dressé très droit : c'est ta résistance (souvent, trop forte, qui t'a amené à trop souvent accepter l'inacceptable) et puis ce massif au fond: c'est ta force totalement gratuite, généreuse (et qui effraie souvent les autres). C'est tout ce tu es. Rien d'autre. Mais c'est bien ainsi. C'est suffisant.
sauter dans le vide du ciel.
Maintenant, perçois-tu malgré ton chagrin, cet aigle blanc qui suit les souffles, sans aucun battement d'aile, sans effort, et te montre le chemin, t'invite à faire comme lui ? Il se rapproche de toi, te regarde, fait de grands cercles autour de ce petit être que tu es, ce petit moustique. Tu n'es pas une proie pour lui (il préfère dénicher les bébés marmottes frileux et peureux). Il observe ta maladresse, ta fragilité née de la plus profonde des solitudes.
Il te dit que même la mort n'est pas solitude, du moins pour celui qui est décédé, car le défunt a tout oublié. Le vivant, lui, tout minuscule, est mort intérieurement, et malheureusement il le sait. Alors...
Demande-moi, dit l'aigle...
L'aigle répond : tu n'as pas le choix sauf de constater ta finitude. Qui est aussi une infini-tude, car - sais-tu -, derrière la montagne qui bouche ton horizon, il y a d'autres montagnes et des plaines et des rivières, des cascades, des pierriers... je te le promets ! Bien sûr, de là où tu te trouves, tu ne vois rien, pas encore.
Commence par observer ce pic de pierre dressé très droit : c'est ta résistance (souvent, trop forte, qui t'a amené à trop souvent accepter l'inacceptable) et puis ce massif au fond: c'est ta force totalement gratuite, généreuse (et qui effraie souvent les autres). C'est tout ce tu es. Rien d'autre. Mais c'est bien ainsi. C'est suffisant.
lundi 9 juillet 2018
AU FIL DE MA CARTOGRAPHIE.
dimanche 8 juillet 2018
Bonneval et la Dorette
J'ai emprunté la carte de Linette, chiné un peu à la Chaise-Dieu où une grande brocante s'étalait dans la grande rue, puis suis partie sur une route décrite dans un de ses textes et ai découvert un lieu plein de poésie et j'ai imaginé Linette sur les rives de la Dorette dont elle nous parle avec tant de chaleur! J'ai pris quelques photos en pensant à elle et la remercie grandement de m'avoir fait découvrir ce petit coin où je reviendrai sûrement! ( Il y a une auberge où les menus ont l'air délicieux...!) et j'ai repris ses mots....
Partir par l'étang du
Breuil, l'antichambre de la départementale 20 toute en lacis entre les
prés batifolant du vert au bleu, du blanc au jaune, mariant les
marguerites et les bleuets, les coucous et les boutons d'or, les
épilobes et les grandes digitales au fil des heures et des saisons. Etroite, elle erre en somnambule entre des murets de pierre posés là en désordre les nuits de pleine lune.
La route continue
de descendre, incise les verts et les marron, surplombe un cimetière
inoffensif, une pancarte blanche et enfin un nom tout en rondeur
"Bonneval"; bon vallon, bonne vallée, accueillant, tassé autour de sa
chapelle, sa mairie, de son auberge "La Dorette" du nom de la petite
rivière qui coule en contrebas, et de sa maison d'hôtes "Chez Valentin".
Un hameau de carte postale où le temps semble s'être arrêté. Une carte
postale où j'ai griffonné mon nom quelque part pour ne rien oublier.
C'est l'histoire d'une
si petite rivière qui paresse et procrastine entre les herbes folles.
Insoumise, elle se rit d'un tracé rectiligne et lui préfère les courbes
élégantes, les coudes qui l'égratignent ou les boucles mutines. La
Dorette puisqu'il en est ainsi naît quelque part près des sources
ferrugineuses de La Souchère en amont de Saint Victor sur Arlanc avant
que de s'enfoncer dans la forêt, ressurgir entre les pierres, miroiter
au soleil de ses gouttelettes dorées et continuer son cours.
Elle invite mon vague à l'âme, me possède
par enchantement, s'offre à moi de son rire cristallin. Elle s'insinue,
fiévreuse et entêtée, m'oblige à la courser et impudique je lui offre
un orteil qui joue avec les phasmes ou bien les scarabées rutilants.
Elle espère, elle attend aguicheuse, elle pétille puis fatiguée du
spectacle et du rôle qu'elle a à assumer, elle s'endort bercée par le
bruissement des marguerites.
dimanche 15 avril 2018
Découvertes campagnardes
mercredi 11 avril 2018
Hors carte
C'est ELLE !
Dans la partie haute du cimetière, "le vieux cimetière" sous les chênes-truffiers
Et lorsqu'on se retourne, voici ce que l'on voit : toute la chaîne de Couspeau et les Trois Becs (fin de la forêt de Saoû)
La même vue du haut
... pour titiller vos imaginations, le village en ce début de printemps.
Merci Laura qui a induit cette belle balade paisible
Dans la partie haute du cimetière, "le vieux cimetière" sous les chênes-truffiers
Et lorsqu'on se retourne, voici ce que l'on voit : toute la chaîne de Couspeau et les Trois Becs (fin de la forêt de Saoû)
La même vue du haut
... pour titiller vos imaginations, le village en ce début de printemps.
Merci Laura qui a induit cette belle balade paisible
lundi 5 mars 2018
Cartographie # 10 Cimetières St Martin de Fugères
Hier, nous sommes allés dans ma carte
c'était vraiment loin
je pensais tellement fort en conduisant que mon copilote devait entendre mes pensées
il faisait froid et pluvieux
Dans un village et sur des routes où je n'avais jamais pénétré
Peut-être un pied ou 2, du temps où je faisais le Tour du Velay avec le GR 40,
en tout cas, il passe par là.
un gros choc lorsque j'ai vu indiqué le village de naissance de ma mère à 4 km
ALLEYRAC
j'en étais loin, je ne le voyais pas par là
la carte à plat, décidément ça n'a rien à voir
dans le cimetière je n'ai pas trouvé ceux que je cherchais
mais j'ai trouvé autre chose, un autre personnage qui m'a sauté à la figure
au moment où j'ai vu la pancarte : St Martin de Fugères.
Et puis aujourd'hui, 5 mars, salut à Philomène et à Marie Amélie, mes grand-mère et arrière grand-mère, mortes à 100 d'intervalle le même jour
c'était vraiment loin
je pensais tellement fort en conduisant que mon copilote devait entendre mes pensées
il faisait froid et pluvieux
Dans un village et sur des routes où je n'avais jamais pénétré
Peut-être un pied ou 2, du temps où je faisais le Tour du Velay avec le GR 40,
en tout cas, il passe par là.
un gros choc lorsque j'ai vu indiqué le village de naissance de ma mère à 4 km
ALLEYRAC
j'en étais loin, je ne le voyais pas par là
la carte à plat, décidément ça n'a rien à voir
dans le cimetière je n'ai pas trouvé ceux que je cherchais
mais j'ai trouvé autre chose, un autre personnage qui m'a sauté à la figure
au moment où j'ai vu la pancarte : St Martin de Fugères.
Et puis aujourd'hui, 5 mars, salut à Philomène et à Marie Amélie, mes grand-mère et arrière grand-mère, mortes à 100 d'intervalle le même jour
samedi 27 janvier 2018
mercredi 24 janvier 2018
lundi 25 décembre 2017
Haute-Loire en relief plastique
Je vais pouvoir frimer à fond. Le Père Noël m'a apporté une carte de la Haute Loire en relief. Je savais bien qu'il fallait continuer à y croire !
mardi 19 décembre 2017
lundi 18 décembre 2017
cartographie #5 Etre pierre et surtout, ne plus l'être
lundi 20 novembre 2017
dimanche 12 novembre 2017
cartographie #2 Sans les noms #1
Je vous écris sans les noms et sans la carte. à quelques milliers de kilomètres au Nord de partout. Certains paysages ressemblent à ceux de mon carré là-bas, ou bien je me l'imagine car l'exotisme a ses limites que la nostalgie n'ignore pas.
Je vous écris arc-boutée sur mon carnet rouge dans le ciel, avec ces nuages qui se délitent en tempête et ne survolent que du néant liquide.
Je vous écris de mes souvenirs d'un lieu qui m'a vu naître mais pas grandir, que j'ai voulu renier croyant en avoir honte. Mais le lieu de votre naissance vous emporte avec lui et laisse autant de traces en vous que vous en laissez sans doute sur lui et vous enferme tout autant qu'il vous propulse.
Je vous écris sans les noms mais en pensant à un autre atelier "Mon lieu de naissance".
Je vous écris allongée sur les nuages de mon inconscient qui dit que le père est celui qui vous élève, pas celui qui vous conçoit.Je vous écris sans savoir jusqu'à quel point c'est juste, en butant les mots sur les mots et tous leurs sens.
Je vous écris, autiste, ramassée en moi-même, avec en fond sonore une voix qui parle anglais, qui dit des mots en glaise, de ceux dont on fait les cartes, les courbes de niveaux, les couleurs des reliefs, les échelles de mesure.
Je vous écris pour vous dire, sans les noms, tout ce que la carte ne dit pas, tout ce qu'elle dit et que je ne sais pas lire.
Je vous écris depuis les sensations cachées dans les plis de la carte, les noms des monticules et les noms des dépressions, le tracé de ma route originelle, les noms de la terre mère au nom du père, qui lorsqu'on gratte un peu, vous désignent sous la fine pellicule, les noms qui évoquent des landes et des morts, d'anciens maures, aussi peut-être.
Je vous écris si loin de mon carré dont la densité de population est à peu près la même que celle où je me trouve, en comptant les vaches et quelques poissons.
Je vous éCRIs Aline, pour qu'elle revienne, et je suis revenue, sans crier gare, sur les lieux du crime.
mercredi 25 octobre 2017
mardi 24 octobre 2017
cartographie illustrée #3 mappemondes de brocante
je pousse la porte, elle résiste, je crois que c'est fermé, pourtant il y a de la lumière mais finalement quelqu'un réussit à ouvrir. dedans ça sent l'encens je lui demande si je peux photographier les mappemondes de la vitrine, il dit oui, avec plaisir. il dit ça suffit à me faire voyager. je pense que l'odeur dansante de l'encens l'aide aussi d'autant que ce n'est pas la seule. il m'aide à rouvrir la porte, décidément récalcitrante, il dit non, c'est quand il fait humide, elle a tendance à gonfler. comme nous réponds-je.
lundi 23 octobre 2017
de mes voyages de bibliothécaires
Un jour, j'ai eu le privilège d'aller visiter la salle des cartes et mappemondes de l'Université d'Utrecht
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