mercredi 9 décembre 2009

rétrospectif : de la part de grandpierre

J'ai un peu tardé donc ça n'a plus rien à voir au niveau du "ce soir" mais c'était pour le mettre un peu "dans le coup"
notre prochain "ce soir", c'est mercredi prochain chez Ange-G.miammiam

Désolé, je ne serais pas à l'atelier ce soir, je suis en Lozère et y reste. Faites moi passer la consigne et les dates du trimestre à venir. Je m'attellerai à l'écriture tout seul comme un grand à l'occasion. Je ne désespère ni de faire court ... ni de rejoindre le site, et pense pouvoir être là pour le banquet de fin d'année. Bonne soirée. @ + su le web ! Jean-Pierre


Bacchanales

Vernissage / Performance

7 poètes et slameurs des Bacchanales
La revue Bacchanales de la Maison de la poésie Rhône-Alpes a publié depuis 1992 près d’un millier d’auteurs.
Pour cette soirée de vernissage, 7 jeunes poètes ou créateurs aguerris de la Loire, de l’Isère, du Rhône et de la Drôme diront, rythmeront leurs textes et nous feront partager leur plaisir de la langue, leurs empreintes dans la vie et la société : Lionel Bourg, Jean-Louis Jacquier Roux, Katia Bouchoueva, Bastien Maupomé, Fabienne Swiatly, Jean-Yves Loude, Caroline Sagot-Duvauroux, Gérard Gâcon et Tomato.

Vendredi 11 décembre
19h
Médiathèque de Tarentaize (Salle Publique)

lundi 7 décembre 2009

Minaret des Balkans ou à peu près


Morceau de photo de Nuri Bilge Ceylan

une échelle pour décrocher la lune

bidonvilles

arbres sans tête



chapeaux-clochers

dong, dong, dong,

les clochers sont des chapeaux,

des zébulons pointus,

ding, dong,

«turlututu chapeaux pointus»,

les clochers portent des couvres-têtes,

en forme de parapluies entrouverts,

prêts à se déployer,

à s’envoler ?

dong, ding, ding,

les clochers sont coiffés de bonnets élancés,

comment souvent chez les fées,

ding,

des tortillons enroulés,

qui voudraient bien décoller,

et flotter,

planer,

vers les petits nuages qu’ils regardent passer,

ding, dingue, dong

Clochers

ils n'évoquent plus rien
ou des souvenirs usés
mais leur hérissement
dans une ville
l'entaille dans le ciel
ainsi consumée
traversent mon regard
qui balaie l'espace plein
et malgré des fragments d'absence
délivrent une sève
qui se dissipe
dans les ombres

je vois j'entends
je reste au seuil

vendredi 4 décembre 2009

à peignes, à Dallas, à Jeanine


qui réveille toutes les 1/2 heures : à Ange-Gabrielle


à balconnet


à bulbes


heure d'été, heurs divers


ars en ré, amer kréma


jeudi 3 décembre 2009

Atelier en action


Une photo qui en ravira certaine, et moins une autre,..., allez, si, ils sont doux tous les 2, non ? En tous cas, j'ai demandé à Bounette si elle abandonnait son droit à l'image : nous avons négocié moyennant quelques croquettes. Pour  Michelangelo, j'ai une autre marque, au poisson, j'espère que ça ira aussi.

clocher, à peigne, Cayres (43)


clocher, à peigne, Solignac sur Loire (43)


Clochers



Après avoir erré sur les chemins, couru dans les prés , arpenté les collines,  folatré dans les clairières, tutoyé les sommets, s'être rafraîchi sous une cascade, reposé sur une plage, et laissé enveloppé de nuit, la nouvelle consigne concoctée par Linette et MPB nous élève vers les clochers.

Qu'il soit à bulbe, à dôme, à peigne ou octogonal; qu'il soit surmonté d'un coq ou d'une girouette aux quatre vents voire plus si affinité; qu'il soit appelé campanile ou qu'il serve de beffroi, le clocher élément architectural de l'église est indissociable de nos paysages ruraux ou urbains. Qu'il abrite encore des cloches sonnantes et trébuchantes ou qu'il se soit presque tu "enfin tu" aux dires de certains, il appelle les uns au rassemblement, aux sacrements, il rappelle à l'heure les retardataires et pour les autres il est un repère dans le paysage: sur le littoral, il est un amer pour la navigation.
Qu'il prenne par usurpation le nom de clocheton, on le voit de loin comme le minaret sur sa mosquée (lui-même plus discret souvent!) n'en déplaise aux Suisses et autres suivants étriqués; on s'approche de lui, on cherche à savoir à quelle époque remonte sa construction, on évoque son style, on parle de ses bâtisseurs et puis on lui donne un nom, une apparence dans la brume ou sous le soleil; il nous parle de nous, peut-être de notre avant s'il nous a bien connus ou il nous invente une vie...
Qu'il soit unique dans le paysage ou que du haut de la Tour Montparnasse vous dominiez tout un champ de clochers, et même de minarets, parlez d'eux, de ce qu'ils sont pour vous, esthétiquement, poétiquement, dans le domaine de la pensée; inventez leur une histoire, partagez vos émotions ou simplement vos impressions.





Extrait de "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust illustré par Stéphane Heuet (Delcourt)





mardi 1 décembre 2009

Altiplanant

En ex-elle, entre moi et moi, entre lui et lui et lui, avec des bouts d'avant et des restes de futur incertain, des portions de paysages qui font écho, à tel bout de Vietnam où je ne suis jamais allée, à tel mardi de décembre, Altiplano, éternité de ces atmosphères pelées, rares en air, mais pures en rareté, seule au monde mais intégrée comme un grain de terre, ici chaque instant était ainsi, chaque geste avait un sens, on se regardait vivre, non, intensité magistrale.
Il n'y a pas une minute à perdre.La réalité n'a rien à voir, rien à branler. Elle branle toute seule, et des atomes, je ne fais pas ce que je veux.