mardi 16 septembre 2014

"Encore une bouteille jetée aux nuages via le web"

 


Quatre années.

Quatre années durant lesquelles et malgré votre absence, votre âme m'accompagne et me fortifie. Cette nuit encore, je me suis réveillée avec cette sensation de bien-être, de paix profonde, d'harmonie avec moi-même : je vous parlais, vous disant comme vous m'accompagniez depuis tant d'années et vous citant le passage relu hier de « Disparaître » (livre imparfait que j'adore) de B. Leclair sur l'âme d'une corde, ce filin sur lequel vient se tresser la chair et qu'il est vital de voir apparaître (lorsque se distendent ces « tôles » mentales, « taules » mentales, idées toutes faites, stéréotypes qui nous enferment et nous limitent) sans pour autant que l'âme soit blessée.
Il fait un délicieux temps d'automne, chaleur très douce, lumière incomparable qui me rappelle la douceur de nos échanges. Vous êtes si près.
Vous citerais-je encore B Leclair pour approcher au plus près de tout ce qui n'en finira jamais de déborder la parole.
« La matière qui précède la parole des hommes, l'émotion qui précède la parole de chaque enfant. Tout ce qui nous échappe dans nos mots et à quoi pourtant nous n'échappons pas, même à s'enfouir la tête dans le ciment des stéréotypes. »
Aucune douleur en cet automne de ma vie et vous y êtes pour beaucoup.



lundi 8 septembre 2014

Zen ... non ???



Laquelle des deux envie l'autre ?
En tout cas, faire sa gym le matin dans cette belle lumière, quel bonheur !
Pour patienter en attendant de vous revoir tou(te)s en grande forme

lundi 11 août 2014

Morceaux de texte (3)


1    Elle parle tout bas, depuis longtemps, bruissements légers dans la cacophonie du monde et des choses à faire. Elle appelle. Parfois sur un lit de mort.  Parfois au réveil. Parfois au cœur d’une conversation amicale. Son espace-temps n’a pas de limite, pas de cycle, pas d’éclipse, pas de passé, pas de futur. 
     S’agiter, se griser, s’étourdir : rie n’y fait, elle est là poursuivant ses sourdes vocalises, impromptues. 
     Elle ne s’entend pas avec la raison ni avec la décision
     son territoire est le corps. Elle le dévêt de ses oripeaux et de ses apparats, jusqu’à ce que seuls vibrent la mélancolie, la colère, la tristesse, la joie, la créativité, le désir, le remord, l’impuissance, 
     puis elle le vêt de la rosée matinale, de la blancheur de la lune, de la transparence de la pluie, du gris-brun de l’ennui. 
     Sans éclat, la voix monte d’un ton, puis de deux, bientôt tu l’entends mais tu ne l’écoutes toujours pas, pas tout de suite. Tu la penses et tu fuis. Et dans cette fuite, ses paroles sautillent, se métamorphosent, s’imposent à toi, un fil discontinu de paroles… un fil qui bientôt se resserre, t’immobilise. Il n’y a plus rien à faire. Rien vers quoi, rien vers qui, tendre. Personne ne t’attend. Seules ses paroles se font compagnes aigres et douces. 
     Tu et nu, tu es fou. Chair de solitude.
    





mercredi 6 août 2014

morceau de texte (2)

    un morceau de rocher émerge du lac sombre, au premier abord une seule couleur enveloppe le paysage : un gris-brun s’enfonçant au plus loin dans la montagne couverte par une voûte de plomb qui pourtant n’écrase pas les reliefs des pics. 
     Tandis que le reflet du sommet forme une courbe inverse à celle que dessine la silhouette montagneuse, le gris-brun s’entache de lueurs bleutées et orangées. Par touches successives les teintes se font sonorités appelant à taire l’agitation des mots. Le précipice se devine, un puits sans fond qui absorbera le rocher solitaire égaré au milieu du lac ? 
      Des ombres l’entachent  peu à peu puis complètement. Elles forment bientôt une barrière entre lui et moi. Il est derrière ou dans un trou noir et je ne peux le suivre, je reste à ma place,  périphérique, celle des comètes vibrantes et minuscules.
Le groupe de touristes s’arrête maintenant devant la photographie, je m’éjecte  de la salle du musée déçue de ne pas savoir ce qu’il est advenu du rocher.

morceau de texte (1)

1   Epuisée par son ennui elle a pris son sac-à-dos, enfourné la tente bivouac, le duvet, un tee-shirt de rechange, un sac de fruits secs, son tabac, deux bouteilles d’eau. Mais n’as-tu pas peur, seule, sur les chemins, la nuit surtout ? – si terriblement, j’ai cru maîtriser la peur, mais elle a gonflé et débordé ruisselant par toutes les coutures de la toile, suintant une mélodie inaudible dans les branches des pins dissimulés par les ténèbres, puis des bruits de pas et des murmures ont emmuré l’espace, et je les sentais s’approcher
    ils ont agité lentement les piquets de la tente, je me suis pelotonnée dans le duvet et ait rallumé mon téléphone, le réseau était indisponible, j’ai sorti mon couteau suisse rouge, minuscule, ça s’approchait encore, encore. J’attendais. Aux abois. Déjà souillée, déjà dépouillée, tandis que les murmures se taisaient, prêts à agir. Le vent s’est suspendu. J’ai attendu dans mon sarcophage de plumes, j’ai attendu, serrant le couteau. J’ai attendu. Devançant l’ennemi, j’ai sorti la tête de mon linceul, ait craintivement tiré sur la fermeture éclair de la tente. Soudainement, les odeurs de champignons, de réglisses et de menthe m’ont attrapé le visage. La lune m’a ébloui de son halo blanchâtre. J’ai fermé les yeux, vaincue, abandonnant la partie. Et je me suis endormie au bord d'un chemin.





lundi 4 août 2014

Paulhiet - Drôme 26

Paréidolie d'une scène de ménage
Une paréidolie est une association d'images informes à un élément identifiable, souvent de forme humaine ou animale


châtaigneraie de Paulhiet


Pustules



Jeunes plants de lavande



Ces quelques vues de cartes postales prise entre Dieulefit et Bourdeaux hier 3 août par 27°, de quoi faire rêver toutes celles et ceux que la pluie gratifie de ses bienfaits.

samedi 2 août 2014

Transblog avec Petites Histoires de terre

Bourdeaux, son beffroi, son vieux château et le champ de lavande




La viale de Bourdeaux

Justement ce jour-là, j'arrive à Bourdeaux
Trop beau, trop silencieux, on croit rêver ... malgré la grisaille

dimanche 27 juillet 2014

Dégustation-plaisir

Pain complet-maison, légumes lacto-fermentés, graines germées, salade aux fleurs et levure maltée



la table



pomme et pruneaux au four, mauve, oeillet d'inde-mandarine et bourrache

Après 5 jours de jeûn, la table de rupture du jeûn :
Vrai plaisir des yeux, du coeur et de l'esprit mais à déguster lentement car plus rien ne passe
Une expérience aussi douloureuse qu'enrichissante.
Les mots ont disparu, même plus l'envie

samedi 12 juillet 2014

Le sujet favori d'écriture

"... Je n'ai pas de sujets favoris d'écriture, je n'ai qu'un seul sujet : y voir clair, plus clair en moi même, apprendre à me connaître ou pas, apprendre ce que je fais de travers, ce que je pense de travers, ce que je pense sans réfléchir, ce que je dis sans réfléchir, ce que je dis par automatisme, ce que d'autres aussi font, pensent, disent sans réfléchir : devenir attentif et rendre attentif, rendre et devenir plus sensible, plus réceptif, plus précis, pour que moi et d'autres puissions exister de manière plus précise et plus sensible, pour que je puisse m'entendre mieux avec d'autres et avoir avec eux de meilleures relations... "

Peter Handke  "J'habite une tour d'ivoire" ed. C Bourgois

jeudi 10 juillet 2014

Para - pluie

Un des nombreux petits bouquets confectionnés pour égayer les tables des 80 ans de Josette



Fleur conjuratrice et baume apaisant

A tous, toutes bisous et gardons le sourire

mardi 1 juillet 2014

transblog-oui-mes-moi



Dans l’imaginaire de chacun, l’arc-en-ciel est un pont aux rives inconnues et fantasmagoriques. Symboliquement, c’est un pont qui relie la Terre au Ciel. Il est le signe d’une ouverture sur le monde dans sa globalité, un signe de l’accès à une vérité intérieure. Les 7 couleurs nous renvoient au symbolisme de ce chiffre. C’est aussi une vision du monde chatoyante et harmonieuse. Symbole d’un passage accompli. (Dictionnaire psychanalytique des rêves)

Pour MPB

transblog avec alabrise



Pour AMC et tous les nains de jardins présents ce jour

coups d'envoi

3-2-1 Feux, partez !                                         pour AG