lundi 29 août 2011
vendredi 12 août 2011
ETE
affleure le mur de pierre
caresses de sang froid.
Le ciel bleu
dégouline de perles
cristal de fièvre sur ma peau.
Un souffle
agite les herbes sèches
la brise bat des paupières.
Les oiseaux
chantent à tire d'ailes
rumeur joyeuse dans l'air du temps
Deux papillons
dansent amoureusement
traits de crayon dans le matin.
samedi 6 août 2011
A PROPOS DE MOTS...
Le chant du Moyen Age sacifie à cet appétit effréné de contrôlle. Il conjure l'ivresse des sons, leur insoumission [...]
Plus tard, lorsque la parole se divise du chant, un autre danger menace. Le langage ne va-t-il pas en profiter pour se dévergonder, lancer son bonnet par-dessus les moulins et abîmer cette harmonie qui fait le souci des premiers géographes, des rois, des prêtres et de tous ceux qui gèrent la planète? Heureusement, les pouvoirs veillent au grain: ils procèdent avec les poètes comme on procéda jadis avec les paysages de la Terre: on les oblige à se ranger. On va passer le mors aux mots, à ces mots si piaffants si taquins et si cabochards, si gais, qui grouillent dans la tête des poètes comme un peuple de vermines. Rimes et rythmes, sonnets et rondeaux, assonances, redites et et échos, allitérations ... Tout un arsenal bien tempéré et mobilisé pour capturer les mots, pour leur passer les menottes et les enfermer dans des règles aussi mathématiques que celles de la musique ou du chant, que celle des méridiens et des parallèles.
L' alexandrin qui devint à l'âge classique le vers souverain, porte ces sûretés au comble - douze pieds, la césure... Le sonnet est une figure mathématique. Et la rime joue le rôle de garde-chiourme: elle verrouille la fin de chaque vers, tout en obtenant que se répondent les différents vers, effaçant ainsi la singularité, l'unicité de chacun, pour le réduire au statut d'écho... Emprisonné, tenu à l'oeil, contrôlé et épié à travers des judas, le mot devient incapable de la moindre initiaitive et d'ajouter une couleur à la couleur des choses. La littérature, au lieu de patrouiller sur les confins, est assignée à résidence. Elle n'a pas le droit de franchir la frontière. Elle reçoit la mission de dire ce qui est dicible alors que l'indicible devrait faire son gibier. [...]
Les formes rigides du poème ou du chant ne font que prolonger l'ouvrage des linguistes ou des grammairiens. Dès son origine, le mot a été remplacé, arraisonné, tenu à l'oeil, marqué au fer comme un taureau, invité à respecter les règles de la syntaxe et de la grammaire, à oublier le goût qu'il a de l'inconnu et de la solitude pour rentre dans le troupeau et se plier aux décisions du berger..."
D'après GILLES LAPOUGE "La légende de la géographie"
mercredi 3 août 2011
Sous la treille
Après les grappes de glycine (sous lesquelles nous ne sommes jamais parvenus à tous nous réunir pour écrire dans leur parfum enivrant), voici les grappes de raisins (muscat rosé) qui seront prêtes en septembre pour la dégustation et écrire enivrées d'autres saveurs "Goûtons voir, oui, oui oui, goûtons voir ...)
lundi 1 août 2011
chute de girafon
«je t’attendais»
«je t’adore»
«je t’admire»
â l’eau
«tu m’emmènes (au paradis)»
sans nuée de grues
«j’imite le cri du paon»
pour t’épater
hors la galerie
l’idée de ...
jouer les sirènes
à l’eau
déraper dans la rivière
maladroite
mais pleine d’audace
sans peur
après l’eau qui glace
«je t’enlace»
a s’est glissé entre l et u
«a»
ailé
des ailes
ailes du désir
«je t’escalade»
si tu m’aimes toute folle
ouf !
jambes flageolantes
une chamoiselle trébuchante
sur les cailloux
choux
à genoux
s’effondre
comme un girafon
«je t’.......»
samedi 30 juillet 2011
en exil
je cherche leur histoire
dans mes mains écorchées
sur le bord de ma bouche
dans le jour qui se lève
dans les soleils qui s'effilochent
et qui meurent
quand s'ouvrent mes crépuscules
éclaboussés d'errances.
En exil je suis
éparpillée
au travers de leurs sens.
Je les couche sur un papier froissé
Je les tords les déchire les pétris
dans la glaise de mon histoire.
Ils sont ma résilience
m'inventent des avenirs
encerclent les angoisses
que je sens sourdre
grandir puis s'effeuiller
dans leurs fourreaux voluptuaires.
Je les étreins leur sculpte des visages
mais ils s'évadent de mes prisons.
Quand ils me reviennent insoumis
ils sont ma liberté.
En exil,
je les attends.
La société industrielle
Raymond Aron "Dix huit leçons sur la société industrielle" Idées 1967 p.129-130
Il me semble que bon nombre de ceux qui nous ont gouvernés jusqu'à maintenant et grand nombre de ceux d'entre nous qui ont voté pour eux, ferions bien de relire nos classique
vendredi 29 juillet 2011
Chemin de traverse, à La Réunion (fin)
jeudi 28 juillet 2011
Poèmes express (2° série)
La tristesse
Nageant dans des brumes argentées
Avait repris son cri.
La lune montait.
Dans ses cheveux où s'accrochaient quelques brindilles
Il pourrait se dissimuler.
Les flèches fières d'une magnifique cathédrale
Tige gracieuse et fine
Se posa en bordure d'un champ.
Une corolle
Prenait une odeur mauve de lavande.
A la frange des vagues
Aucune lumière.
Le chant de la terre
Discret et doux
Comme un flocon de neige oublié.
Les villages perdus
Ne serviraient plus qu'aux piétons.
Afin d'éviter un danger
On leur confia
Les perles de cristal du lustre.
Ce n'est qu'un grain sans importance
Dans le sablier du temps.
dimanche 24 juillet 2011
jeudi 21 juillet 2011
dimanche 17 juillet 2011
Poèmes express
Voilà ce que ça rend :
Le silence était peuplé de 1000 et 1 vies bruissantes.
Une vraie luciole devint douce comme une lanterne verte.
C'était la meilleure heure.
La bonne distance pour parler.
De jeunes bouleaux
Se plaisaient à imaginer
La lumière ardente du soleil
Pour la dernière fois.
Les trains roulaient à vide.
Le P.F.H. - Parti-Franchement-Hilare
Ne rate jamais une occasion de s'exprimer ...
Voilà qui paraissait primordial.
Les gypsophiles étaient menacés.
Inquiet, il fit un bond.
Il s'installa dans la fourche d'un arbre.
C'était cela la solution :
Se cacher.
Une main
D'où sortait une puissante odeur d'ail rissolé
Leur criait de se taire.
Il pleuvait.
Penché avec tendresse
Il n'avait pas remarqué
Un massif de potentilles.
Une poignée d'herbes odorantes
Dont ses mottes étaient avides
Semblait boire à la nuit.
Des embouteillages sans fin
Déchiraient la nuit.
Parfois, j'ai pioché au hasard, yeux fermés et éliminé ce qui n'arrivait pas à faire sens, parfois j'ai choisi les mots.
mercredi 13 juillet 2011
Fleurs de juillet
dimanche 10 juillet 2011
les chamoiselles s'amusent
chut chut un bus prisonnier, des des
pauvre bus immobilisé contre la maison «regarde il a le flanc tout égratigné, on dirait qu’il est blessé»
murs-murs, bus sandwichs. Gris gri-
«c’est sa première sortie» le jeune chauffeur novice balaie le rosier jaune accroché au balcon
-llages dans le village. Un bus rosier, arrach arrach-
le voici qui quitte le navire en détresse «il va avoir des problèmes avec son patron» et il photographie son engin coincé entre les parois
-eurs et sueurs, en soupes et en hires le chauffeur de bus, attent attent-
sans prévenir il déplace nos vélos (là au moins il maitrise), replie le grillage .. nous, on a juste peur que sa roue arrière tombe dans le trou du palier d’entrée, peur qu’il nous bloque dans la maison
-ion mauvais ions, bus vélos va tomber dans, trou trou-
«allez envoie ! envoie le bus !» : heureusement que le voisin est là pour nous tirer d’affaire
-trouilles, ouilles, et moque et ris du voisinage, nage nage... Elles sur leur bal-con con le chauf euh... rrrr
accoudées au bastingage, deux chamoiselles un brin moqueuses, de cette scène inédite se délectent, en riant, du spectacle, vivant, riant




