mardi 17 janvier 2012
Un trajet entre Cotonne et Bellevue : retour
Qu'en aurait pensé l'infréquentable et antiféministe Pierre-Joseph Proudhon que Zola décrit comme "libertaire, anticapitaliste et antimarxiste"
D'ailleurs qui se souvient de lui en ces temps de capitalisme débridé ?
Sur l'ange de l'itinéraire il y a
lundi 16 janvier 2012
sur l'itinéraire d'ANGE il y a
sur l'itinéraire d'Ange il y a des parallèles, plus ou moins fatiguées, rouillées, enfouies, emmurées
Sur l'itinéraire d'Ange, il y a des messages codés, des pièces de puzzle qui n'ont pas trouvé chaussure à leur pied
Sur l'itinéraire d'Ange, il y a de drôles d'énergumènes, qui ont des têtes de papier marché ou de composites colorés
Sur l'itinéraire d'Ange, il y a des matières entre 2 vies,
dimanche 15 janvier 2012
itinéraire en chantier sur le chemin d'Ange-Gabrielle

vendredi 13 janvier 2012
dates ateliers
jeudi 12 janvier 2012
I was just a poor girl, lie la lie
Prisonnière de toi
lundi 9 janvier 2012
ce matin encore..
dimanche 8 janvier 2012
la place des souvenirs
il y a sur la place
entre guillemets en guirlande dorée
le petit mur des vieux
tortille la plume noire au souffle léger
qui regardent passer la jeunesse
filet blanc vide de tout
lui même y est assis
une confiserie ?
parmi les autres
square massenet
les désirs
les garages privés
sont déjà des souvenirs
le brin de plastique rouge
ce n’est pas de cela qu’est faite la ville
papillote assortie aux feuilles à dents
mais des relations entre les mesures de
fils d’une pelote jaune
son espace et
briquettes en miettes
les évènements de son passé..
crocodile dissolu rouge dans
cette vague
verte armature de quoi ?
qui reflue
roule la perle perdue
avec les souvenirs
pousses éparpillées sur le trottoir
la ville
fragment de phare
s’en imprègne comme une
fausse fleur
éponge et grossit
le E de passage


vendredi 6 janvier 2012
atelier du 5 janvier

auteur de la photo : Sevinçli, sur : lucileee.blog.lemonde.frMontchovet-Baulieu-Marandinière, faire parler les fenêtres
Le flâneur, pourtant habitué au quartier, n’avait jamais rien vu de pareil que ce contre jour ensoleillé éblouissant les façades des HLM, et les lueurs grises de la place comme si des volutes des fumées de l’implosion à venir, quelques années plus tard, recouvraient déjà la mémoire du lieu où des vieux discutaient des poches et des flaques sous les yeux, des jeunes évoquaient leur passé non encore vécu faute de pouvoir imaginer leur avenir, et, pas après pas, il discernait plus sensiblement encore l’écho des cris dans les maisonnées, des rires d’enfants, du grincement d’un volet brisé ou du battant des fenêtres usées, de l’épuisement des habitants, du désir silencieux des corps éreintés parfois mourants, prolongeant sa flânerie sur le parvis aujourd’hui immaculé, hier politique où les élus venaient chercher les votes, parvis des grèves, parvis commercial le dimanche matin, parvis des fêtes de quartier, parvis peuplé d’enfants et de manèges lors des vogues de printemps, puis parvis isolé, dépeuplé, esseulé, parking, alors il se posta devant la tour d’où un ange avait sauté gisant douze étages en contrebas, dégoulinant de sang, et il eu la conscience de sa propre odeur âcre, éponge trempée dans les regards atterrés, ruisselant les mégots de tabac froid, les poubelles débordantes, emmêlée aux effluves des spécialités du cru, aux relents de la pisse des allées, de la craie, de la javelle qui jamais rien n’efface.
cascades vitrées
On a souvent recueilli les
lueurs grises de la place de marché où des petits vieux discutent
mots de la jeunesse sur les évènements d’un passé non encore vécu
reflets de la nuit
contre-jours et soleil d’été éblouissant les longues façades des HLM
flaques en équilibre dans les poches des yeux fatigués
odeurs des spécialités du cru
des rires des familles, des pleurs des bébés
du grincement des battants brisés
des ébats amoureux se répondant d’immeuble à immeuble en été
du silence du désir accablé par la précarité
de l’épuisement du couple
du dernier souffle du mourant
les discours destructeurs des élus
le saut de l’ange de la jeune femme
la vue de son corps-éponge désarticulé
bouillie rouge, en bas de la tour de Baulieu
l’hurlement de douleur de l’enfant écrasé par l’ascenseur du bâtiment D
L’assassinat du vieux monsieur de la Marandinière
de Pissaro et de Manet entourés de prés
de l’Eglise et de la Piscine se défiant face à face
de l’inquiétude des supporters des Verts
des premiers gravas des écoles, des toits et des murs
de la cendre de l’implosion.
merci à Béatrice pour la photo

































