lundi 18 janvier 2021
vendredi 15 janvier 2021
Collage avec Lapouge et Hugo
quand l’obscur demeure
un pli de paysage
le bout des choses
une Terre au large
les mots créent une géographie
comme une torche qu'ils secouent
ils nomment et l'obscur s'illumine
des ombres que lui jettent
les choses qui seront un jour
Gilles Lapouge et Nicolas Bouvier : "Parfois la défaillance du langage"
Un paysage si beau
Un paysage qui déborde tout vocabulaire
Une terre, solitaire, dédaigneuse, intouchée,
Une Terre au large de toute géographie.
jeudi 14 janvier 2021
Collage avec Lapouge et les matériaux : L'obscur s'illumine
L'obscur s'illumine / la mine d’un crayon le badigeonne
le verre est transparent
Mais Les mots ne ramènent aucun gibier
nos habitats intelligents comme une lame de rasoir
une tasse de thé / mille anecdotes / bien
des mystères
Une Terre innommable
Succès mondial / Passion du papier journal
un paysage si beau qu'on n'arrive pas à lui mettre des mots dessus
l’histoire insoupçonnée du
plastique / l’apparition des alliages
le vrai bout des choses entièrement constituée de diamant /
dans une planète cinq fois plus grande que la Terre
Le béton qui nous abrite précède et achève toute
géographie
mercredi 13 janvier 2021
La légende de la géographie : nouvelle publication pour consigne et un autre en dessous qui n'a rien à voir
La légende de la géographie (1)
Avec passion et humour, Mark Miodownik dresse le portrait intime de dix d’entre eux et révèle leurs secrets à travers mille anecdotes. On découvre ainsi l’histoire insoupçonnée du plastique de nos appareils ménagers, du papier journal de nos petits matins et du béton qui nous abrite. Saviez-vous que l’apparition des alliages a changé l’histoire de l’humanité? Qu’une planète cinq fois plus grande que la Terre est entièrement constituée de diamant? Que le graphène, le matériau le plus fin et le plus solide qui existe, rendra un jour nos habitats intelligents?
Dans La vie secrète des matériaux, Mark Miodownik dévoile un quotidien bien moins banal qu’il n’y paraît!
Succès mondial traduit en vingt-deux langues, La vie secrète des matériaux a reçu le Prix du livre de sciences décerné par la Royal Society of London.
mardi 12 janvier 2021
Collage avec Victor Hugo 2
Chanteur inutile
On le raille
Homme des utopies
Il est doux comme une femme à son âme
Comme aux forêts
Comme une torche qu'il secoue
Tout ce qui couvre le monde
Ce que la foule n'entend pas
Des ombres que lui jettent
pour feuillage l'avenir
Les pieds ici
Les choses Dans sa main
il pense
lundi 11 janvier 2021
La fonction du poète
La Fonction du poète
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !
Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !
Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe ! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !
Peuples ! écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.
C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine,
A pour feuillage l'avenir.
Il rayonne ! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d'en haut il la dévoile ;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !
Victor Hugo, Les Rayons et les ombres
Collage avec Victor Hugo
perçant les ombres
malgré les épines
le passé pour racine
la poésie pour étoile
dimanche 10 janvier 2021
Balade du Font de Bine
Le long du ruisseau, des tréteaux sont dressés
nappes blanches, rires qui fusent,
on trinque, on s'interpelle, les enfants courent,
aujourd'hui encore leur joie jaillit du ruisseau
vendredi 8 janvier 2021
Balade de Fondoresse
Recroquevillé sur lui-même, pour se protéger du froid
le gite conserve les vestiges de la nuit.
Vu d'ici, de la route
je pourrai le saisir dans le creux de ma main.
jeudi 7 janvier 2021
Le ciel avait un sourire rose et tendre (vu hier soir et écrit avec vos mots à vous)
La main tendue de nuit
affamée de lumière, de frisson d'aile
toute en fragilité lucide et apaisée
paraissait sourdre d'un silence.
sa robe est devenu le jaspe et le rubis
en ce lieu comme une source
la nuit frileuse accroche ses serments.
Folles tendresses cachées du jour
vagabondant au sein des songes
les gouttes de mauve et de violine
avant la respiration de la nuit.
mercredi 6 janvier 2021
entre bruissements et chuchotis
Le givre cligne aux fenêtres
j'ouvre mes volets
fourreau de silence
promesse de rêves infinis
Un frisson coloré glisse le long des paupières
des
ah !
et des
oh !
ruban de mots
face à l'immensité du ciel
l'espace s'ouvre
Larry TREMBLAY
mardi 5 janvier 2021
hommage à mes amies
Voilà, j'ai pris vos mots et j'en ai fait des colliers pour vous
Si
peu de jours rougeoyante
face
à l'immensité du ciel
éphémère
quelle langue se glisse dans notre
voix
?
Gangue de givre, fourreau
de silence
Pinceaux d'arbres,
champs de soie
lassitudes écrasantes
clairières-berceaux
*
le mot
« recueillement » monte aux lèvres
les douces courbes
des méandres
On voudrait pouvoir voler
là où l’on
sait la faille
*
Du
ciel, rien que du ciel
Tant de temps, tant
de chemins, tant de vies
bien
à l'abri sous les ruines de ses châteaux
eaux froissées
comme tissus
*
Au
sommet les prémisses
teintes délicates
d'un autre siècle
Les branches
écoutent le ciel
Dansent leurs bras échevelés
Le prestige
d’un ciel d’été
l'âme
épouse les courbes
Couronne
traditionnelle de sapin frais
Mon corps un jour reposera
face à l'immensité
du ciel
Jardins, paradis
perdus
miroir de mes turbulences
*
le cerf a
bramé
plumes et
plomb, endosser les routines
promesse d'une nuit paisible
se replier apaisé dans les plis
lumières-lucioles
vitres-caillebotis
Point de défeuillaison annoncée
*
Balade de ma fenêtre (3)
8h, j'ouvre mes volets : il a neigé cette nuit.
Coiffée d'un bonnet, en chemise de nuit
j'ai capté le village endormi
en guise de petit déjeuner.
DEBOUT / 5. UN AUTRE HIVER.
lundi 4 janvier 2021
Balade du Col
A la levée du brouillard, les arbres
dans leur gangue de givre, leur fourreau de silence.
L'esprit s'éveille émerveillé,
aussi translucide que le givre.









