* merci pour le mot, Michelangelo !
jeudi 22 octobre 2009
Prés
* merci pour le mot, Michelangelo !
mercredi 21 octobre 2009
Prés, collines, clairières....
- les prés
- les collines
- les clairières
- les plages
- les cascades
- les côtes rocheuses
- les sommets
A vous de vous réapproprier l'un de ces paysages et de le raconter à votre convenance: impressions, souvenir personnel, description, regard esthétique ou émotionnel, travail purement topographique...
mardi 20 octobre 2009
Nuit
samedi 17 octobre 2009
L'arrière-pays
Yves Bonnefoy "l'arrière-pays"
lundi 12 octobre 2009
chemin 2
fore dans la tête
jusqu'à reboiser
le dehors dedans
si le chemin
force le regard
qui se détache
et s'attache à horizon
si sur le chemin
on accompagne le jour
jusqu'à scander
le temps
si le chemin
pour rien
nous traverse
comme respiration
si sur le chemin
on est paysage
et dehors et dedans
entrefroissés
si le chemin
dévoile cet avant
en nous cachant l'après
paisiblement
alors
chemin d'être
vendredi 9 octobre 2009
Chemins de vie
jeudi 8 octobre 2009
Chemin (2)
mercredi 7 octobre 2009
vendredi 2 octobre 2009
Petite collection de paysages
B. nous a sélectionnés quelques passages du livre qui nous entraînent sur des chemins divers et variés:
Le voyageur avisé ne dédaigne pas de cheminer. Il sait qu'en deçà d'une moyenne très raisonnable - quatre ou cinq kilomètres à l'heure - il goûtera la partie la plus discrète du paysage. Au delà, il risquerait de ne plus sentir l'odeur de l'herbe mouillée par la rosée, de ne plus entendre le chant de l'alouette, de ne plus voir l'oeillet sauvage ni le hérisson. Il n'a que faire de la vitesse. Pour lui, cheminer est un luxe, une façon d'être au plus près de la nature, les cinq sens en éveil...
Notre consigne était simple:"Et vos chemins? les chemins de votre enfance, d'hier jusqu'à aujourd'hui et d'aujourd'hui jusqu'à demain? et même après? et vos chemins intérieurs, quels détours, quelles sinuosités empruntent-ils?
Nous avons écrit puis retravaillé nos textes et ils devraient se publier ici. Il y a déja celui d'Ange Gabrielle (à la date du 28/09) et de Laura ( aujourd'hui même). Mais tout le monde ne marche pas au même rythme....alors patientons un peu pour tous les lire !
chemin
Ce n'est que plus tard, quand l'étreinte ressentie s'est desserrée, qu'on songe au chemin parcouru. Il ressurgit de l'ombre où il s'était terré.
Il y a peu, j'ai retrouvé le chemin du "petit bois". Il suffisait de passer outre les résistances forgées depuis ce temps où, naturellement, se dirigeaient les pas. Entre les herbes hautes, le dédale de ronces et les buissons d'ombres, entre débris d'enfance et cadavres de souvenirs, il suffit d'avancer, un brin d'herbe serré entre les lèvres. Dès le départ, poser son regard avec assurance sur les deux maisons en pierre qui bordent le chemin - et voir inévitablement le Louis plié en deux, un fagot sur le dos - puis prendre à droite le sentier qui insensiblement monte jusqu'au "petit bois", lieu-dit "le Garet" sur les cartes d'état- major.
Retrouver le seul arbre qu'on est venu chercher, et même si ce n'est pas lui, y croire encore un peu: ce pin que je disais mien puisque nous avions "fait la taille" tous les deux. J'avais cinq ans, des socquettes blanches dans des souliers immaculés, une petite veste en laine mohair, tricotée par maman, enfilée sur une robe d'été; et je posais pour la photo avec fierté. Longtemps je saluai cet arbre comme un double resté là à prendre soin de mes songes d'enfant.
Après la courbe du chemin, caché par quelques arbres, se lovait le rocher des sacrifices, où enfants nous jouions à nous immoler au dieu Soleil: bras et jambes étirées, allongé sur le gros grain du granite, le visage offert au soleil d'août, un frisson dans les reins, on s'imaginait au temps des sacrifices païens, le corps écartelé et le sang giclant par saccades récupéré dans les cupules du rocher où stagnait de l'eau croupie. On regardait déjà le ciel et le silence qui résonnait.
A partir de là le sentier n'existe plus mais mes pieds retrouvent leurs traces et franchissent ces limites qui me font corps. J'enjambe les herbes hautes, me tords un peu le pied dans les ornières, m'égratigne la peau aux épines de ronces qui tentent d'interdire le passage. Mais je sais cet après qui patiente au-delà. Au travers du rideau d'ombres, il reste à conquérir tout cet avant de moi.
Passé ce sas trouble, le petit bois se dessine avec son tapis de mousse, les lichens accrochés aux troncs, les fines aiguilles de pins qui chantent sous le pied, les cosses de genêts qui claquent en fin d'été, la coulée de lumière glissée entre les arbres et qu'enfant on tentait d'enserrer entre nos doigts candides. Mais c'est le gris qui domine toujours malgré la rousse sueur qui coule çà et là sur les troncs fatigués.
Il faut s'arrêter ici, s'asseoir, toujours au même endroit, et attendre parmi les riens immobiles que les voix se dérobent:
- ne t'éloigne pas...
- ne va pas de ce côté il y a des serpents
- fais attention aux ronces
- ne déchire pas ta robe
- où es-tu ?
Je n'ai guère envie de poursuivre: les lointains sont cachés, l'horizon est derrière. Alors je reste là. Allongée à la lisière du bois, le poids du ciel se fait plus fort; j'écoute le balancement des troncs qui m'effrayait tant autrefois, laisse filer les nuages sans chercher à les retenir, goûte à la saveur de l'air sur ma peau, prends simplement plaisir à la patience.
jeudi 1 octobre 2009
ज'espèरे कुए वोउस पर्लेज़ ले sanscrit
देपुईस हिएर ज'एससी दे फेयरऐ देस : à présent notre blog pourra être lu par le monde entier
c'est formidable ! j'ai voulu faire quelques corrections hier et voila que maintenant les caractères latins se transforment en magnifiques signes incompréhensibles par nous certes, mais avouez que ça a de la gueule, non ?
bon, je retourne ouvrir le ventre de la bête pour faire un peu de mécanique. Je vous tiens au courant.
कोम्प्रेन्ने कुई pourra
MON BEAU SAPIN
Mon beau sapin, roi des forêts
Que j'aime ta verdure
Quand par l'hiver, bois et guérets*
Sont dépouillés de leurs attraits
Mon beau sapin, roi des forêts
Tu gardes ta parure
Au saint Anniversaire
Joli sapin, comme ils sont doux,
Et tes bonbons, et tes joujoux
Toi que Noël planta chez nous
Par les mains de ma mère
guérets* : http://fr.wiktionary.org/wiki/gueret
mercredi 30 septembre 2009
Un jour, "spéciale dédicace à Michelangelo"
mardi 29 septembre 2009
Collections (1)
lundi 28 septembre 2009
Sentiers et chemins
Sentiers et chemins
Comme beaucoup d'entre nous, j'aime photographier des tracés de chemins dans de vastes panoramas ou de petites sentes en prairies ou sous-bois...Tant de constance et de plaisir répétés au fil des ans auxquels font écho tant de douces rêveries... Arrachée à l'ici, le coeur et l'esprit brusquement élargis, je suis entraînée vers d'autres chemins, chemins de rêves, souvent arpentés. Ma préférence va aux vastes perspectives sinueuses débouchant sur le ciel, ou à l'opposé, aux sentiers qui s'enfoncent, se faufilent vers le sombre et le touffu.
En cet automne miraculeux, nous marchons souvent Josette et moi. Josette a soixante quinze ans. Elle connaît chaque ferme, chaque courbe de ce pays où elle est née et qui vallonne autour du synclinal de Saoû. Lors de nos ballades, tout le chemin peut se déployer d'un seul coup d'oeil, j'avance alors dans l'enthousiasme d'atteindre ce bosquet ensoleillé, puis cette zone d'ombre fraîche là-bas le long du champ qu'un paysan herse. Je vis une sorte d'ivresse à ce jalonnement, de taches de lumière en zones obscures. dans l'instant, le chemin continue à offrir ses surprises : reflets d'argent sur les sillons de terre fraîchement retournée aperçus différemment d'en bas, ronciers couverts de mûres, aigle qui rôde au-dessus d'une muraille, premières châtaignes dans leurs bogues. Peu à peu, la vaste perspective est conquise, je peux me retourner, contempler le chemin déjà parcouru comme une perspective de ma vie -déjà écoulée- Je vois,étalé devant moi, le chemin parcouru et par un demi tour, j'appréhende ce qui va venir. Je balaie d'un seul coup d'oeil et dans l'immédiateté, un destin. Passé, présent, avenir occupent mon champ visuel et mental dans toutes leurs sinuosités, humilité et splendeur.
D'autres fois, le chemin se cache, aucune perspective. Où va t-il ? D'où vient-il ? C'est à chaque courbure de terrain, parfois seulement au pied d'un gros arbre, que je découvre le changement de direction. Je crois partir vers l'ouest, tout semble me tirer dans ce sens. Pour effectuer une boucle, il faudrait en effet bien prendre cette direction, mais le sentier s'étire et traîne autrement, il bifurque vers ces grands peupliers, me fait longer un champ de noyers. Les noix glanées dans le fossé viendront rejoindre les trois pommes ramassées plus bas, et les quelques "pinets" cueillis dans le bois, les plumes et les pierres.
Récemment, nous avons voulu rejoindre la tour de Bezaudun qui nous faisait signe depuis longtemps. Aucun chemin existant. Nous avons piqué à travers herbes hautes, aubépines, églantines, contourné les ronciers, glissé sur les pierres. Parfois, il nous semblait reconnaître une trace, trace d'ancien chemin. Nous avons persisté. Bouche bée, yeux écarquillés, le paysage au sommet surpassait nos attentes. Pendant notre contemplation du panorama, tous les chemins apparaissaient en clair ou en trouées, serpentant le flanc des montagnes, festonnant une crête. Plus on regardait, plus il en apparaissait, et nous vîmes alors le chemin que nous aurions dû emprunter pour monter, incrusté dans le paysage, non pas en trace d'ornières ou de pas, mais en une absence de végétation haute, passage seulement marqué par des arbustes bas dont on pouvait suivre les sinuosités et qui, plus tard, nous ramena confortablement jusqu'au pied de la pente. De loin, tous ces anciens chemins se discernent nettement, ils sont plus dissimulés qu'effacés, prêts à reprendre du service pour peu que ce vingt-et-unième siècle ait un jour, à nouveau, besoin d'eux. D'autres chemins nous offrent encore de bien plus grandes surprises. L'été, tôt le matin, dans une lumière de commencements, nous montons à Roche-Colombe, une des proues de la forêt de Saoû. A un détour du chemin, nous débouchons sur un immense rocher gravé de noms, de visages, portant l'inscription "Insurgés, déportés de Saoû 1851" "Gens de la campagne, contre les oppresseurs, mettons-nous en campagne". Nous avons promené notre questionnement tout un jour avant d'apprendre qu'il s'agissait de la révolte contre Napoléon III et que tous ces insurgés avaient été capturés et emprisonnés dans la tour de Crest, non loin d'ici.
Je vous invite aussi à emprunter le chemin des Caprines à Vesc, où quelques artistes ont disséminé leurs oeuvres, dont ces époustouflants "Hommes en marche"; celui de Muston, pasteur à Bourdeaux de 1836 à 1888, une plaque du patrimoine drômois le décrit : théologien, historien, naturaliste, poète, dessinateur, médecin, il soigna gratuitement ses paroissiens par l'homéopathie, la radiesthésie et les plantes, résolument républicain, il s'opposa au coup d'état de 1851, ami de V.Hugo, Michelet, G.Sand, Mistral, Rouvier et H.Fabre avec qui il correspond ; celui des protestants au col de la Chaudière où passaient les pourchassée pour se réfugier en Suisse. Les chemins nous content un pays, nous montrent notre vie, nous offrent le monde et ses richesses. Un chemin nous a dernièrement emmenées jusqu'à un lieu-dit "Le calme" : une maison incrustée dans les champs irisés, seuls, sertie dans le profil du col.
C'est là, je suis arrivée, je ne reprends pas la marche -pour le moment- et je vous rends les mots. Je n'en ai plus besoin.
"Un chemin ? qu'est-ce qu'un chemin et pourquoi ? Le prendre sur la droite, et disparaître avec lui ? Mais à quoi bon disparaître ? Le ciel est si vaste et si immobile, dans la chaleur. Le monde est tellement plus vaste quand on le regarde à travers la découpe d'une porte" Y. Bonnefoy "La longue chaîne de l'ancre"
jeudi 24 septembre 2009
Ecrire
Lise Beninca "Balayer, fermer, partir"
vendredi 18 septembre 2009
Les onze
Combleux, Monsieur.Vous ne connaissez pas Combleux? A Combleux tout est clair. C'est l'enfance. C'est bien avant Les Onze, bien avant le grand tableau d'ombre dans lequel la clarté pièce à pièce est enfouie, bien avant que l'or et le soufre, le bleu, le blanc, le rouge, les couleurs trines de la République une et indivisible, dansent dans le noir, se lèvent calmement dans le fond de la nuit. A Combleux il fait jour. Il y a le fleuve, le ciel, l'été. On est loin de ventôse. C'est à Combleux qu'il faut revenir, pour bien voir l'enfant; et pour voir les deux femmes en grandes jupes claires qui fléchissent éperdument vers lui.
Pierre Michon "Les Onze" ( Verdier)