COMME UN AIR DE TOSCANE,
les derniers soupirs du mois d'août...
Crespina, à une trentaine de km. de Pise.
Crespina,
Crespina,
Crespina,
Crespina,
Crespina,
"Il vecchio olmo"... la maison...
mercredi 31 août 2016
jeudi 25 août 2016
Ca sent la fin des vacances
| Sur la route de Poët Sigillat |
| Champ de lavande à Ste Jalle |
| Marnes bleues |
| Vue de Tarendol : au 1° plan, les marnes, énormes "pieds d'éléphant" |
En Drôme provençale-sud, les paysages annoncent avec douceur, la fin de l'été. Les lavandes sont coupées, les distilleries fument et embaument, les herbes se courbent sous les graines et les feuilles des arbres jaunissent. On peut toujours penser que c'est la chaleur torride de ces derniers jours qui en est responsable ...
J'aime particulièrement cette période où arrivent les premiers raisins, où je glane prunes, poires et mûres alors que déjà les touristes s'en vont.
Bellecombe, Tarendol, Poët Sigilat, Buis les Baronnies, Nyons, Remuzat ... une autre Drôme plus sèche que la mienne, plus pierreuse, où mon fils a élu domicile avec bonheur.
Ce sera ma dernière carte postale de l'été.
Ce sera ma dernière carte postale de l'été.
dimanche 21 août 2016
La vraie gloire est ici "Lorsque l'âme se fait entendre"
Lorsque l'âme se fait entendre,
Cette voix murmurante, ponctuante,
Qui est source de tout chant,
Basse continue ne connaissant
Ni borne ni arrêt,
L'espace est vaincu et le temps aboli.
Mais l'âme ne se fait entendre
Qu'en résonance avec une âme autre,
Lèvre à lèvre,
Coeur à coeur,
Deux voies mêlées, reliantes, ruisselantes,
Joignant soudain les feuilles
Jonchant le sol
Aux nuages nimbant les cimes.
Lorsqu'enfin les âmes se font chant,
Par dessus l'abîme des jours,
Une étincelle suffit pour rallumer
Toute flamme immémoriale :
Du fond du désir originel
Emerge alors le souffle rythmique,
Strate sur strate,
Bord à bord,
Le voilà qui recommence
L'éternité - instant.
François Cheng "La vraie gloire est ici" Gallimard
3° partie Passion
Cette voix murmurante, ponctuante,
Qui est source de tout chant,
Basse continue ne connaissant
Ni borne ni arrêt,
L'espace est vaincu et le temps aboli.
Mais l'âme ne se fait entendre
Qu'en résonance avec une âme autre,
Lèvre à lèvre,
Coeur à coeur,
Deux voies mêlées, reliantes, ruisselantes,
Joignant soudain les feuilles
Jonchant le sol
Aux nuages nimbant les cimes.
Lorsqu'enfin les âmes se font chant,
Par dessus l'abîme des jours,
Une étincelle suffit pour rallumer
Toute flamme immémoriale :
Du fond du désir originel
Emerge alors le souffle rythmique,
Strate sur strate,
Bord à bord,
Le voilà qui recommence
L'éternité - instant.
François Cheng "La vraie gloire est ici" Gallimard
3° partie Passion
samedi 20 août 2016
La vraie gloire est ici "Ce quelque chose venu de loin"
Ce quelque chose - ou quelqu'un -
Venu de loin
Qui nous effleure avec douceur,
Dans la velléité de l'aube,
Pour nous annoncer que toujours
Le monde recommence.
Il nous entoure d'une tunique d'herbe
Et de rosée,
Puis s'en va à pas d'écureuil,
Nous laissant inter-dits;
Dans le jour iné-dit
Qui déjà commence.
François Cheng "La vraie gloire est ici" Gallimard
1° partie "Par ici nous passons"
Venu de loin
Qui nous effleure avec douceur,
Dans la velléité de l'aube,
Pour nous annoncer que toujours
Le monde recommence.
Il nous entoure d'une tunique d'herbe
Et de rosée,
Puis s'en va à pas d'écureuil,
Nous laissant inter-dits;
Dans le jour iné-dit
Qui déjà commence.
François Cheng "La vraie gloire est ici" Gallimard
1° partie "Par ici nous passons"
vendredi 19 août 2016
La vraie gloire est ici "Bleus"
Diaprée compagnie,
Vous les ancolies
D'arcs-en-ciel nimbées
Ou de brume de nuit.
Une saison durant
Vous nous sauvez de
La mélancolie
Bleus de la profondeur,
Nous n'en finirons pas
d'interroger votre mystère.
L'illimité n'étant
Point à notre portée,
Il nous reste à creuser, ô bleus
Du ciel et de la mer,
Votre mystère qui n'est autre
Que nos propres bleus à l'âme.
François Cheng "La vraie gloire est ici" Gallimard
1° partie "Par ici nous passons"
jeudi 18 août 2016
Aujourd'hui cinq mots essentiels
« Coeur
Aimer Instant Eternité Femme »
Cinq mots essentiels, si
essentiels, qu'imaginez vivre sans ce qu'ils nomment me paraît
impossible : Que serait le monde sans l'éternité dans ce tout petit
instant ? Un coeur sans paix ? La poésie sans chant ? L'amour sans
espoir ? Le paradis sans jardin ? La vie sans la femme ? La terre sans
eau ? L'arbre sans le ciel ?
L'homme est né pour aimer, voilà
pourquoi le coeur bat, c'est aussi simple que ça.
Cinq
mots, c'est aussi « Je t'aime mon amour » mais mon amour
s'en est allé.
Barbe Bleue
Le thème du trimestre à la Médiathèque de St-Etienne sera Barbe Bleue. Il y aura un atelier d'écriture, ouvert à tous, le mardi en fin de journée, à Terrenoire. Il s'agira de réécrire Barbe bleue, à la sauce théâtrale et dans un contexte contemporain. Une troupe de théâtre en résidence mettra la pièce en scène avec l'histoire ainsi réécrite et le spectacle sera joué en décembre. nous sommes les très bienvenus.
mardi 9 août 2016
Aujourd'hui des papiers
Les montagnes nous entourent, la fraîcheur est encore là, bien
qu'on sente que la journée sera très chaude, une prairie, deux
grands saules, aucune maison aux alentours. Des centaines de papiers
pliés en fleurs de lotus jonchent le sol tels des fleurs de
cerisiers au printemps. Une douzaine de personnes, visages illuminés
de bonheur, d'amitié partagée et de connivence se penchent,
saisissent les papiers et sur la pointe des pieds, les deux bras
dressés, attachent délicatement par un fil invisible, une à une, les
délicates fleurs au bout des branches. La brise les berce, et
lorsque l'accrochage est terminé, le soleil est déjà bien haut
dans le ciel : mille petits lampions dansent dans les saules sous nos
yeux émerveillés. »
| photo JFB |
jeudi 4 août 2016
l'orchidée à la fenêtre
L'autre jour je relisais mes textes qui allaient avec les photos de V. O. ; ça me plaisait plutôt avec le recul ; et puis il y a deux jours, j'ai pris cette photo sur la plage de Bocadasse (à côté de Gênes): le contraire du glacé de l'époque, mais quand même les orchidées ont un côté tellement humain, on peut leur faire dire ce que l'on veut.
mardi 2 août 2016
Savona, le pays du chinotto
C'est un petit agrume après lequel nous courrons depuis quelques années, depuis que nous avons découvert la boisson dans le Piedmont. Ici, ça s'apparente au slow food, une histoire italienne du bien manger. Bref, il faut parfois passer par des concepts compliqués, pour redécouvrir la simplicité.
L'arbre c'est le bigaradier. Hier nous avons fait quelques dizaines de kilomètres pour en trouver.
A la fin de la journée, sur le Lungomar de Finale Ligure, un marché de producteurs locaux. Mais le Chinotto ne sera mûr que le 5 septembre. En attendant, quelques pots de confiture, des pêches blanches et des figues. Puis un bain dans la mer si bleue si bleue.
lundi 1 août 2016
Aujourd'hui mangé ...
... Il nous faut tous les jours manger et nous passons, JF et moi un bon tiers de nos journées à préparer ces repas qui seront dégustés en une demi-heure. Nous nous plaisons à le faire et aimons saveurs, textures, nuances ... à croquer des yeux ou de la langue. Graines germées, légumes divers lacto-fermentés, tomates confites, tartes aux lentilles ou aux légumes anciens, gâteaux mi-cuits ou pain d'épices, carottes aux épices, hoummous à la betterave n'ont plus de secret pour nous. Goûter, tester, humer, se délecter … en un mot aimer. La curiosité et le goût vont très bien ensemble : quel plaisir qu'un plat sur la table, enveloppé d'arômes, exalté de saveurs ! »
![]() |
| Tatin de chayottes aux tomates confites décorée de capucines |
![]() |
| salade aux graines germées, betteraves lacto-fermentées et fleurs de bourrache |
dimanche 31 juillet 2016
« Aujourd'hui juste un seul mot
... certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d'autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le coeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires ... Certains mots forment des gangues au creux du temps, et à l'intérieur se trouve peut-être le souvenir de toi. "
Jòn Kalman Stefànsson "Entre ciel et terre" et "La tristesse des anges"
mardi 26 juillet 2016
La conscience n'existe-t-elle pas?
Fleurs de cerisier
ou temps des cerises
temps des illusions
mortes
sous le paillasson des jours mauvais
Temps des croissances
folles
de celles qui poussent les hommes à
jeter leurs semblables
du haut des immeubles de verre
débordant vomissant
les liasses brunes des billets
pourtant blanchis à la chaux
des affaires...
Temps des illusions
perdues
sur le rebord de la fenêtre
où tu m'avais dit "je t'Aime"
où tu éclaboussais mes nuits
de ton rire en cascade
où vivre prenait le sens
de te tenir la main
de manger de jouir de rêver...
Mais le temps a noyé
mes envies les plus folles
la lavande a flétri
j'ai fermé la fenêtre
j'ai éteint la radio
mis mes sens en hiver
mise en intermittence
en chemin vers l'autisme
pour ne plus voir le monde pourrir
se déliter
n'être que le carrefour des transactions occultes
mourir et faire mourir...
Vendre à l'encan mes rêves broyés
broyer ceux qui me restent
et ne pa avoir à me vendre
encore pouvoir la lire
encore pouvoir répéter comme Viginia Woolf
"Je n'apprécie aucun des sentiments que la guerre engendre: le patriotisme, le sens de la communauté, toutes choses qui ne sont que parodies de nos véritables émotions. Mais de toute façon, nous ne pouvons pa y échappr maintenant"
ou temps des cerises
temps des illusions
mortes
sous le paillasson des jours mauvais
Temps des croissances
folles
de celles qui poussent les hommes à
jeter leurs semblables
du haut des immeubles de verre
débordant vomissant
les liasses brunes des billets
pourtant blanchis à la chaux
des affaires...
Temps des illusions
perdues
sur le rebord de la fenêtre
où tu m'avais dit "je t'Aime"
où tu éclaboussais mes nuits
de ton rire en cascade
où vivre prenait le sens
de te tenir la main
de manger de jouir de rêver...
Mais le temps a noyé
mes envies les plus folles
la lavande a flétri
j'ai fermé la fenêtre
j'ai éteint la radio
mis mes sens en hiver
mise en intermittence
en chemin vers l'autisme
pour ne plus voir le monde pourrir
se déliter
n'être que le carrefour des transactions occultes
mourir et faire mourir...
Vendre à l'encan mes rêves broyés
broyer ceux qui me restent
et ne pa avoir à me vendre
encore pouvoir la lire
encore pouvoir répéter comme Viginia Woolf
"Je n'apprécie aucun des sentiments que la guerre engendre: le patriotisme, le sens de la communauté, toutes choses qui ne sont que parodies de nos véritables émotions. Mais de toute façon, nous ne pouvons pa y échappr maintenant"
dimanche 24 juillet 2016
jeudi 21 juillet 2016
Aujourd'hui le destin a encore frappé
... Incroyable consigne, justement le jour de mon anniversaire ! Effectivement,
en ce jour de mes soixante-dix ans, le destin frappe vraiment à ma
porte pour me dire que malgré toutes les maladies, toutes les joies,
pertes, souffrances ... je suis toujours là, vivante, peut-être
plus vivante et consciente que jamais, peut-être plus en forme que
je ne l'ai jamais été. Dans mon coeur et dans mon âme, j'ai
toujours été une vieille femme, et m'y voilà. Je me sens jeune et
très vieille à la fois. Toutes les forces de vie que je porte en
moi sont toujours là, présentes, intactes, même si certains jours
elles ont plus de mal que d'autres à se régénérer. Je vis plus
dans l'instant que jamais, appréciant chaque minute. Je vous aime. »
mardi 12 juillet 2016
lundi 11 juillet 2016
mercredi 6 juillet 2016
Aujourd'hui moment où la nuit tombe
"La nuit monte de la terre et retombe peu à peu sur les murs de
pierre,les toits, les cyprès, les collines qu'elle révèle
d'une étrange manière. Le village de jour s'en est allé. Des
ombres fantasques se lèvent, des ombres chinoises se projettent. Les
restes du jour s'en vont au ralenti. Pendant que la première étoile
apparaît, le ciel à l'ouest est encore très clair. Des silences
s'installent, la nuit invente des choses invisibles. Dans les
mouvances de l'ombre se meut une vie intense et tout apparaît
fascinant. Le parfum des tilleuls emplit tout l'espace d'une douceur
infinie, les cris fous des martinets se sont tus remplacés par le
vol bas des pipistrelles. La minette part chasser. »
Inscription à :
Articles (Atom)



