dimanche 27 juillet 2014

Dégustation-plaisir

Pain complet-maison, légumes lacto-fermentés, graines germées, salade aux fleurs et levure maltée



la table



pomme et pruneaux au four, mauve, oeillet d'inde-mandarine et bourrache

Après 5 jours de jeûn, la table de rupture du jeûn :
Vrai plaisir des yeux, du coeur et de l'esprit mais à déguster lentement car plus rien ne passe
Une expérience aussi douloureuse qu'enrichissante.
Les mots ont disparu, même plus l'envie

samedi 12 juillet 2014

Le sujet favori d'écriture

"... Je n'ai pas de sujets favoris d'écriture, je n'ai qu'un seul sujet : y voir clair, plus clair en moi même, apprendre à me connaître ou pas, apprendre ce que je fais de travers, ce que je pense de travers, ce que je pense sans réfléchir, ce que je dis sans réfléchir, ce que je dis par automatisme, ce que d'autres aussi font, pensent, disent sans réfléchir : devenir attentif et rendre attentif, rendre et devenir plus sensible, plus réceptif, plus précis, pour que moi et d'autres puissions exister de manière plus précise et plus sensible, pour que je puisse m'entendre mieux avec d'autres et avoir avec eux de meilleures relations... "

Peter Handke  "J'habite une tour d'ivoire" ed. C Bourgois

jeudi 10 juillet 2014

Para - pluie

Un des nombreux petits bouquets confectionnés pour égayer les tables des 80 ans de Josette



Fleur conjuratrice et baume apaisant

A tous, toutes bisous et gardons le sourire

mardi 1 juillet 2014

transblog-oui-mes-moi



Dans l’imaginaire de chacun, l’arc-en-ciel est un pont aux rives inconnues et fantasmagoriques. Symboliquement, c’est un pont qui relie la Terre au Ciel. Il est le signe d’une ouverture sur le monde dans sa globalité, un signe de l’accès à une vérité intérieure. Les 7 couleurs nous renvoient au symbolisme de ce chiffre. C’est aussi une vision du monde chatoyante et harmonieuse. Symbole d’un passage accompli. (Dictionnaire psychanalytique des rêves)

Pour MPB

transblog avec alabrise



Pour AMC et tous les nains de jardins présents ce jour

coups d'envoi

3-2-1 Feux, partez !                                         pour AG

vendredi 27 juin 2014

Cadavre délicieux (4)



J'irai jusqu'au bout comme toujours, il y a des tomates en fleurs, partout ailleurs le sol craquèle, des bruits de voitures, des coups à la porte, une mâchoire qui craque, je sais bien que ça ne sert à rien, il y a du pain sec, un verre de vin, des boutures dans une bouteille, une diète d'un jour, des azalées désséchées, une serpillière au soleil, j'ai de plus en plus souvent le rouge qui monte aux joues, il y a du persil dans les trous de nez, de grands pieds déchaussés et une perruque blonde sur le sol, un chat qui se roule dans la terre et un hamac deux places, j'aurais aimé que tu me répondes, il ya aussi des morceaux d'ongles, un savon fondu, une courge qui commence à pourrir, de l'herbe qui pousse dans la baignoire, j'ai bien décidé que cet été serait le bon, il ya le chat noir, le gris et même le rouquin, le cerisier et le lit tout au bout du pré, une grande voile blanche qui flotte dans le jardin, et la chaleur, la bonne chaleur, je m'envole, des coquelicots se balancent le long de la voie ferrée et un grand lilas passe par dessus le mur, il y a des pots cassés, des cris, j'ai rencontré Lionel au Lidl et j'ai réalisé que c'était grâce à lui que ce groupe existait, il y a des miettes de tabac au fond de tes poches, une énorme lune dans le ciel, des kiwis qui macèrent dans le sucre, un drap qui claque, des idées endormies, une tendinite lancinante je ne m'ennuie jamais et j'ai du mal à comprendre ce mot, encore du vent dans les idées et l'orage qui gronde, un château hanté et Eliote qui chasse les dragons, ma soeur – la pute ou la voleuse – demande mon beau-frère, j'aime penser aux années passées mais je n'aime pas retourner dans les lieux que j'ai jadis aimés, des vaches dans un pré, une porteuse d'eau, deux tondeuses, la seconde servant de réservoir à pièces pour réparer la première, un récupérateur d'eau, une femme qui monte la rue en courant, une assemblée générale et trois briquets, j'aime accrocher la photo de mes auteurs préférés face à moi dans mon bureau et réfléchir en les regardant dans les yeux, une statue et un masque africain, des pratiques culturelles, une église fermée, une aveugle et son chien noir, un coup de fil bien opportun, un jour je n'aurai plus peur de rien.

Il y a aussi

des cristaux



des séracs


... et des renoncules sauvages
 

lundi 23 juin 2014

Cartes postales (4)

Balade dans les Gorges de la Diosaz (Haute-Savoie)

Tout près de Servoz, l'aménagement de ces gorges permet un circuit de plus d'une heure, accrochés à flanc de falaise, traversant à plusieurs reprises le torrent. Vertige garanti.
Nous avons effectué ce circuit tôt le matin dans une lumière splendide, sous les arbres, dans un calme et un silence absolu, excepté le chant des oiseaux et celui de l'eau qui, au fur et à mesure que nous montions dans les gorges se transformait en cascades et en rumeur fracassante.











Pour C Y

dimanche 22 juin 2014

Cartes postales (3)

Dur, dur de revenir


L'aiguille verte




Glacier de Bionassay



Nid de l'Aigle



Circuit du tramway du Mont-Blanc



Prairie

A mardi, sous la glycine ...

mercredi 18 juin 2014

Cartes Postales (2)

Les peintres (anonymes) aussi ont aimé Chamonix



Passage d'une crevasse
En 1760, Horace Bénédicte de Saussure offre une récompense au 1° conquérant du Mont-Blanc
En 1786, vingt ans plus tard, Jacqhues Balmat le cristallier et Gabriel Paccard remportent le prix




En 1803 Marie Paradis, en 1839 Henriette s'Angeville sont les premières femmes à parvenir sur le toit du monde




Le pont aux chèvres





Je suis tombée amoureuse de ces peintures

Bises à vous

mardi 17 juin 2014

contrastes


Il y a des couleurs surexposées l'eau salée lac sépia  le brouillard la clarté du sud de la France des décalages malhabiles de forme de grandeur de phrases un vacillement dans la voix
je  savais qu'il s'agissait d'un rêve  un rêve de maison biscornue originale au bord de l'océan ouverte sur un paysage à 180 degrés et que l'entrepôt bleu derrière cette maison n'existait pas
Il y a les verticales rocheuses neigeuses  mâts en premier plan
il y a des premières et des dernières fois
Il y a les choses qui flottent détachées de tout amarre d'autres ancrées lourdement mais sans poids je  savais  que le toit qui menaçait de s'écrouler appelait à larguer  les efforts pour se maintenir dans ou hors l'image avec ou sans toi
Il y a les rêves de maisons  sans abri des lieux dont la porte ne s'ouvre que dans un sens et invite à retourner le regard dans un même mouvement devant et derrière soi

samedi 14 juin 2014

Mes fidèles pensées, à vous, toujours


"Je ne savais pas encore que ces instants allaient sans cesse illuminer ma vie, m'aider à tenir le cap quand tout semblait s'écrouler autour de moi"




Extrait de "La petite trotteuse" M Lesbre

mercredi 11 juin 2014

Cartes postales (1)

Falaise entre Yport et Fécamp (76)

Rue d'Yport (76)


Maison à Valmont (76)

Bises à toutes et à tous

samedi 31 mai 2014

Cadavre délicieux (3)

 
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Parfois j'ai la rage, il y a un lieu sur terre que j'aime par-dessus tout, un bout de papier lu, aucune parole vraie prononcée, des nuages qui galopent dans le ciel si vite qu'on s'on demande après quoi ils courent, un fauteuil confortable, un tricot à finir, des ongles striés et cassants, un vent qui s'immisce sous les portes, j'ai appris à être froide et détachée, ça fait du bien, des pages qui volent, un grand panneau électoral, un homme adossée à un mur qui chantonne, des petits seins qui pointent, une carte du ciel et Cassiopée qui apparaît, un immeuble pyramidal qui me bouche la vue, lors du concert de Youn Sun Nah, je l'ai enviée d'avoir un tel coffre et de pouvoir sortir d'elle-même des sons aussi amples et forts, un beffroi qui sonne plusieurs fois par heure, une grande souffrance venue de temps bien antérieurs, une incompréhension fondamentale, des amies, beaucoup d'amies et quelques rares amis, des andins dans un pré, j'aime toutes les activités qui m'offrent une délivrance ou un oubli et me plongent dans l'instant pur, un énorme tas de bois rangés par gabarit et espèces, des épices sur des étagères, de la confiture de lait et des pissenlits partout, une réelle espérance et des idées en vrac, je déteste les lâches, des cauchemars, des cahiers qui s'entassent dans des caisses, des copeaux de bois, des agates, du mica, des plumes, un éboulis de pierre, de la garance et des écorces je ne supporte pas les gens qui placent leur argent au lieu de vivre, des cocotiers et Aimé appuyé au tronc de l'un d'eux, des lombrics qui font l'amour, Moriane qui me tend la main et deux grosses larmes qui roulent sur ses joues au moment où la voiture démarre, des graines de tomates et des sentiments qui s'égarent, j'ai de plus en plus de patience et de moins en moins de forces, deux femmes qui s'aiment, une assiette de mets délicieux, un champ de coquelicots, un vieux vélo avec freins sur le rétropédalage, un jacuzzi et des gauffres à la framboise, j'aime les vrais couples mais ne suis pas certaine que ça existe.


vendredi 23 mai 2014

IL y a un accident de personne

IL y a un accident de personne je vais bien la petite foule des bibliothécaires le train dans la pampa plus ou moins lourds un paquet de chips de l'amour salé dedans pour les meilleures pommes de terre du monde je voudrais tracer les contours la gestion des métadonnées  un Orangina une heure de retard la queue devant la voiture bar je ne suis pas connectée aux flux Carole très bouquet et Dussolier qui montre ses dents en un non sourire très horizontal Venise mais pas celle de Laura le sourire étalé mon sac étalé sur la table.
je me moque de la réforme des règles de catologage il y a les deux jeunes hommes la dame hystérique qui voulait quitter la France, le contrôleur au prénom de Z j'essaie de suivre le film je serpente à travers les canaux les bouquets de carole les bouquets de licences les licences nationales le datapool national les bases de connaissance je déambule dans le labyrinthe des passions le tiers de confiance je me souviens de la sciure mais pourquoi à ce moment précis le sourire sur le sac et le sang qui ne fait qu'un tour
je ne suis pas au point avec le data mining il y a de la suspicion je brasse dans le sac à la recherche du petit contenant orange des annonces SNCF 2 heures de retard on ne sait pas qui est mort ou blessé avez-vous pris mon portefeuille le web sémantique les répétitions superflues les redondances depuis le début ils posent des problèmes les passagers qui se retournent les conseils qui fusent le lynchage qui se prépare,
je vais faire sonner votre téléphone il y a les blés verts qui ondulent sous le souffle du vent, des arbres genêts entre les arbres verts, ils sont partis comme par hasard, la carte bleue pour la dernière fois le permis de conduire, il est en mode silencieux les livres numériques pas de réseau l'interopérabilité dans le cloud du bout des doigts dans l'eau bénite le téléphone portable au fond du sac parfois on trouve le reste dans la poubelle estas loco toi fouille madame l'eFeRBerisation le modèle conceptuel excuses honte shame on me le train repart dans les pampilles de crépuscule il y a des vagues des labours au cordeau de la honte un secret au fond du sac.

mardi 20 mai 2014

détournement de consignes pour cause de fragmentations photographiques



Fil à la patte, filer la laine du temps ou rompre le lien qui retient à l’espace du vivable ? Fil conquérant la lourdeur du bois entassé depuis des années
IL y a des bûches en équilibre précaire, sèches malgré les pluies, tas de bois tant bien que mal dans un pré penché, au milieu des débris
le taureau du fond de l’enclos ne vient pas défoncer ces cairns
alors j’attends. Et j’entends le rugissement du silence de l’arbre-poulpe
ressens la transpiration de ses bras tordus tendus vers une sortie imaginaire, vers la lumière invisible
IL y a l’hêtre souffle suffoque sa solitude, chantonne enivré par ses racines qui prolongent ses tentations au-delà la terre et du court fil qui le retient à l’espace du vivant
je ne peux lui dire "désir"
l’immense vallée nous sépare
Regarde les villages au loin ! l Les espaces des vivants !
les sommets enneigés lourdement posés dans la prairie jaunie parcourue par un chemin de pierre, vagabond des gorges et des crêtes, des forêts des rivières supportant la charge de la neige de printemps
le ruisseau force le barrage neigeux crache sa fougue crie son droit de passage
quand les névés menacent de s’effondrer
quand les arbustes se tourmentent
quand la vallée s’écarte pour laisser place au lac aux roches désaxées aux fugueuses aux coureurs d’herbe fraîche
IL y a un fil de fleurs jaune et rouge cherchant la verticale du vivant
là entre ces blocs rocheux où je m’étends
libre sous le toit protecteur mis ici pour moi et pour nous tous grâce à la générosité du commun sous le faîte de l’hêtre aux côtés des papillons immobiles retenus par un fil à la patte.

lundi 19 mai 2014

Cadavre délicieux (2)

 
Je n'ai pas dormi cette nuit encore, il y a du bitter, des amandes, quatre femmes et un homme, je ne cesse de penser à lui, l'ordi qui cliquète, la fenêtre en face et le coucher de soleil, à 23h j'écoute Eric Chevillard sur France Culture à la lettre J comme éjaculation, la cloche du frigo, les feuilles qui crissent, je peux quand même rester, les lunettes et le rhume, les olives et le vin, j'aimerais bien dormir douze heures comme un bébé, le divan et le fauteuil, tous les tableaux de Claude, plus le frigo qui ronronne, j'adore écrire sans réfléchir, des nuages, du bois clair, des carnets, des livres, une fleur de lys qui sert de décapsuleur, un étui à lunettes, je voudrais pouvoir te voir et te parler, du champagne, du vin, des cigarettes et des voitures de luxe, j'aimerais discuter toute une nuit comme en ce temps-là, des draps froissés, ni oreillers ni couverture mais deux chats sur le tapis, je bois pour tout oublier, la maladie, la mort, le froid en mai, le vent du nord, j'ai toujours aimé observer les passants, du pistou, des côtes d'agneau et des grains de carvi, je retombe toujours sur mes pattes ça c'est ma mère qui le disait, des rues traversées, des pas accordés, l'avenue de la Libération, la place Bellecour et nous deux sur le parking de la Grand'Poste, je te regarde dans les yeux, des boucles d'oreilles, des pailles pour boire, des bris de verre, de la limonade qui déborde et beaucoup de fumée, je finirai bien par m'endormir, un champ de blé, des coquelicots, une petite fille qui court dans le soleil et tout au bout la rivière Dolon, j'ai toujours su que ça finirait ainsi, des arbres sombres, des verts très clairs, une belle lumière du soir, j'ai souvent trop chaud ou trop froid, un cinéma presque vide, un clochard, un chien et des trottoirs à la queue leu-leu, je suis attachée à ma chaise, un crayon noir, des boules rouges vif et des oranges qui roulent sur le sol, je ne retiens rien du tout, le fil de mes chaussettes, le col de ta chemise, nos slips sur la chaise, j'aime beaucoup toutes ces énumérations, de la dentelle dorée et noire, des fils de toutes les couleurs et une grosse boîte à couture en osier de laquelle dépassent plusieurs aiguilles à tricoter, je me suis piqué le doigt, ton cartable dans la voiture, ton écharpe rouge et ta grande mèche de cheveux sur le front, je m'enfuis à tire d'aile, le monde à l'envers, les buissons, les graviers et les cris aigus des martinets, j'aime aussi me baigner dans les rivières, les vagues qui roulent sur la plage, des coquillages, beaucoup de bruits d'enfants qui jouent et des baisers échangés, je courrai jusqu'à toi, un plongeoir, des baigneurs, des algues abandonnées par la marée et un grand chapeau de paille, je me jetterai à l'eau, le soir qui tombe, la lune qui se reflète dans l'eau, les bruits qui s'éteignent, je veux nager dans le faisceau de lune, des étoiles de mer, un ou deux pingouins, un dromadaire et un chinois, je finirai par me perdre, un grand seau d'eau, des orties, des rhododendrons et un épagneul, je traîne une journée entière ma misère, la fougère désséchée, la morue abandonnée, le sol mal lavé et la vaisselle entassée, je m'en vais.

vendredi 16 mai 2014

Cadavre délicieux



Je n'ai pas peur de me disputer avec les gens, il y a le souvenir de ton odeur, de longues mains fines posées sur des genoux, des tremblements de mots doux échangés, j'aime beaucoup me souvenir et j'ai peur des fantômes la nuit, une plume noire, des cheveux bruns qui virevoltent à la proue du bateau, ton teint pâle, ta voix, surtout ta voix, j'ai plusieurs fois mis fin à des histoires d'amour, le vent qui balaie tout à La Cotonne, de grandes branches de cèdres qui ondulent doucement, la Loire qui brille au soleil et tout là-haut le château de Saint-Paul en Cornillon qui se découpe sur le ciel, la nuit j'aime entendre craquer la forêt ou couler le torrent,  des sirènes qui déchirent l'air, un puits profond, de la mousse tendre et quelques champignons, ton odeur qui revient encore et le présent qui veut la chasser, des etc... à la pelle, j'aimerais tellement qu'il n'y ait que des jours réussis, un coup de fil, une voix inconnue, l'Isère, Vienne et le chemin de Seigne, je fais souvent des listes et puis je m'y attaque, des paroles incompréhensibles, une glycine qui se balance, une odeur de poisson, des plantes partout, une demande de rendez-vous, parfois je me recroqueville dans ma coquille pour me reconstruire, des cachets, du soleil, une paire d'éléphants, un gros homme bedonnant et sympathique sur son lit d'hôpital, une odeur de brûlé, j'aime tricoter, bricoler, jardiner, lire mais je n'aime pas coudre, des marguerites, un pot à eau, une grande table de bois et plein de gens autour, des coccinelles et une antenne de télévision, j'ai toujours été fascinée par les nuages, des oeillets de poète, du jasmin, de la verveine en bouquet, ma cousine Josette, la rivière Roubion, j'aime caresser ma chatte qui ronronne et qui bave, un arrosage automatique, de grosses pierres rondes sur la terrasse, un feu de cheminée, toute une ribambelle de petits gamins nus et noirs, j'aime paresser au soleil et qu'il fasse si chaud que je ne puisse même pas bouger un seul doigt, un type qui insiste, une montre à goussets, des boucles d'oreilles avec deux boutons oranges, un énorme bouquet de lilas odorant, une envie de partir loin d'ici, j'aime attacher mes rosiers.