à l’envers
dans le vide de la flaque
une sorte de buvard d’eau
où va et vient ce qui se nomme lumière
conversation du ciel et de la terre
où s’abandonnent des bouts de bleu
et palpitent de pâles étincelles
quand s’entremêlent les mélancolies du jour
bien cernées par un obscur petit ourlet
ruban lambeau ou écharpe ceinturant le temps
( Codicille: 60 mots/ commencer par à/ 10 vers/ un détail de la traduction des Vagues/ pas de ponctuation)
Ma traduction des Vagues de Virginia Woolf: deuxième interlude, première partie:
Le soleil montait plus haut. Des vagues bleues, des vagues vertes balayaient d’un revers d’éventail la plage, entourant la pointe du chardon bleu, abandonnant des flaques de lumière peu profondes çà et là sur le sable. Un léger ourlet noir se déposait derrière elles. Les rochers embrumés et doux étaient désormais marqués de fissures rouges.
D’intenses raies d’ombre s’étiraient sur l’herbe, et la rosée dansant sur la pointe des fleurs et des feuilles, faisait du jardin une mosaïque d’étincelles uniques non encore rassemblée en un tout. Les oiseaux aux gorges mouchetées d’un jaune canari et de rose, chantaient maintenant un air ou deux ensemble, avec frénésie, comme des patineurs bras dessus bras dessous, puis soudainement silencieux, s’éloignaient les uns des autres.
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