lundi 8 novembre 2010
un couple avec jumeaux
dimanche 7 novembre 2010
Le boucher
jeudi 4 novembre 2010
PHOTOS 1 & 2- ECHANGE DE POINT DE VUE
Que cherche-t-il? Veut-il apprivoiser le pigeon fracassé?
Les mots se bousculent derrière la nacre de ses lèvres fermées.
Que veut-il dire? Parle-t-il au corps mort, aux entrailles?
Et l'oiseau? Est-il la Pythie version siècle nouveau, sans autel, sans temple mais consultant l'Oracle à même le bitume? Un bras bat le silence de l'eau, doucement. Il effleure, froisse sa transparence.
A-t-il peur de réveiller l'oiseau?
Sur le gris de l'asphalte, des lambeaux qui miroitent. Eclaboussures sinistres qui coagulent, où viennent s'immiscer les plumes en désordre, sans noblesse, sans honte.
La peau est délicate, si fragile et si douce que l'eau s'est retirée pour ne pas abîmer sa carnation laiteuse.
Posture immobile mais avide de vie, tête auréolée d'écume, autant de bulles qui viennent mourir à la surface.
Elles hésitent puis crèvent de savoir que quelque part sur le goudron
viennent s'écraser les oiseaux,
viennent leurs plumes se flétrir,
viennent les songes, les rêves fous, les grands espoirs s'engluer, étouffer et pourrir dans des relents fétides et mourir, sur le bord d'un trottoir, seuls.
Il serre son poing, sûrement.
On ne le sait pas encore.
Il saura, lui.
photos Valérie
Jeannine
mercredi 3 novembre 2010
sonorités
Kaléidoscope
Vu d'ici, ce pourrait être un aquarium animé d'ondes, vagues et longs rubans d'eau, mais dès que je bouge légèrement, tout l'espace s'emplit de légers flocons de neige. D'un simple mouvement de tête, je peux à loisir faire alterner les deux visions.
Suis-je invitée à pénétrer dans une de ces sphères magiques, bulle d'eau sous verre qui si on la secoue, fait tomber toute une neige floconneuse sur le paysage arrimé au socle ?
Quelqu'un doit justement secouer la boule : de la mousse jaillit, écume blanche qui persiste quelque soit le point de vue que j'adopte.
Fascinée, j'approche et par mégarde franchis la porte. Au-dessus de moi fuse un bouquet fulgurant : étrange feu d'artifice, kaléidoscope de mousse duveteuse, de longues plumes blanches en éventail, gerbe de fleurs séchées rouge-sang. Ancré au socle de la boule un ange aux ailes repliées, à la peau diaphane et à l'énigmatique regard. La paroi du globe de verre dans lequel j'ai pénétré semble piquetée de gouttelettes de sang : "Aussi blanche que la neige, aussi rouge que le sang ... "
Quelqu'un secoue à nouveau : ça jaillit, ça éclabousse, la neige tourbillonne et l'ange-enfant sourit toujours.
dimanche 31 octobre 2010
chute d'ange
dans l’eau du bain
un ange flotte
nuage
duvet écrasé
écume blanche
en surface
éventail
plumes éclatées
danse la mousse
entre les mèches
image arrêtée
sous les longs cils
le regard fixe
quel songe ?
quoi, derrière ?
sous le sourire ?
mon malaise ?
un accident ?
comment ?
en vol ?
fragments d’ailes
rompues
plumes éclaboussées
salies broyées aplaties
blanc gris rouge noirci
en bouillie réduites
incrustées dans la chaussée
déchaussé
chute
écrabouillage
en plein vol
au sol
sur l’asphalte sa trace
jeudi 28 octobre 2010
Photo 1 & 2 Ecriture trans-vers-sale
nouvelle consigne
notre atelier se lance dans une nouvelle session d’écriture qui devrait se poursuivre sur plusieurs séances ; il s’agit de composer une «petite forme suivie», roman court, essai, nouvelle, construction libre .. à partir du duo de photographies que nous proposera tous les quinze jours, l’artiste valérie orgeret ; l'idée est de créer un enchainement, une sorte d'intrigue, qui mettrait en lien ces images ; hier soir, première séance de travail où nous sortons deux tirages de leur enveloppe kraft, de façon à les découvrir tous au même moment ; ensemble, nous les regardons ; l’histoire peut commencer ..
mercredi 27 octobre 2010
Iro mo ka mo : pour Natô
dimanche 24 octobre 2010
«enquêtes» de guillevic
enquête n°1 :
est-ce que la lumière vous a fait mal ?
est-ce que parfois la lumière vous emporte ?
est-ce que c’est toujours la même lumière ?
avez-vous une fleur que vous préférez ?
la fleur le sait-elle ?
d’après vous comment l’aura-t-elle appris ?
la force de qui, la force de quoi, rêvez-vous d’avoir ?
et c’est pour quoi faire ?
enquête n°4 :
est-ce que le futur est pour vous présent ?
est-il un plafond auquel vous cognez ?
est-il autre chose, est-il familier ?
s’il prend trop de place où vous mettez-vous ?
avez-vous été l’herbe que l’on foule ?
savez-vous pourquoi l’on passait par là ?
enquête n°6 :
quand vous avez choisi d’être telle couleur, que faites-vous des autres ?
enquête n°7 :
si vous étiez le géranium en pot sur la fenêtre, voudriez-vous avoir plus de fleurs, plus de feuilles ?
enquête n°8 :
quand vous êtes la nuit qui saisit les campagnes, que vous promettez-vous qui vous étonnerait ?
enquête n° 9 :
quand vous voyez le ciel regarder nos journées, n’avez-vous pas pensé qu’il aurait mieux à faire ?
enquête n° 10 :
est-ce le soleil vous quitte sans regret ?
s’en est-il expliqué ?
enquête n° 11 :
si il y avait un dieu et qu’il n’existerait que la nuit, pas le jour, voudriez-vous dormir dans le monde avec dieu ?
dans le monde sans dieu ?
même question pour le réveil
tout a l'heure j'écoutais guillevic lire ses "enquêtes",
quelle merveilleuse découverte !
envie de la partager avec vous
jeudi 21 octobre 2010
Quelques unes des 33 questions puisées parmi les images (Patrick Dubost)
mercredi 20 octobre 2010
grand Glaïeul
Laura aurait-elle fait un miracle ou bien est-ce Notre Dame de Lourdes par l'intersection (euh cession ?) de Notre dame de Dallas
oui mais je me souviens (excusez-moi de faire aussi les réponses) qu'il a dit sur le Causse (parole sacrée sur le causse) : "je n'aime pas qu'on me presse", dont acte et ah mais !! et Allez LouYa!
mardi 19 octobre 2010
questions
Jeannine de Dallas
samedi 16 octobre 2010
en attendant le facteur
l’écrivain venue du valais suisse -j’entends des accents de mon enfance- nous propose à nous dix assis en grand cercle dans la pièce pleine de couleurs, rouge rose orange peluche violette, sous le regard bienveillant du daim blanc, d’écrire une histoire -aucune imagination pour la fiction j’aime écrire le réel- un récit d’une phrase sans point ni coupe une seule traite -ma passion pour la ponctuation ne connaît pas le point final- qui démarrerait sur le nom d’un personnage-métier donné par notre voisin de droite -j’hérite du facteur- se terminerait en une chute à prévoir au départ histoire de trajectoire de savoir où aller -pas capable d’envisager la chute- avec l’idée de se laisser entraîner dans un vif courant d’écriture avancer vite courir sauter enchaîner les actions gommer les sensations -«écriture automatique» dit-elle- j’essaie de lancer ma plume comme un javelot -l’écrivain semble surprise que nous n’utilisions pas nos ordinateurs en atelier- je gratte le papier d’un carnet rouge -son plus sensuel que celui des doigts heurtant les touches d’un clavier mais moins rapide quoique- mon stylo-plume trace des courbes de lettres mots phrases -comment raconter une histoire quand le réel me paraît plus intéressant surprenant émouvant drôle que nos projections imaginaires- toujours pas de chute à l’horizon, juste un facteur qui, triste de ne plus distribuer de lettres rien que des factures, compose des missives amoureuses qu’il sème à tous vents dans des boites croisées sur sa route, les boites ornées de prénoms de femmes avec beaucoup de i, il aime les i -amorce prometteuse, facteur à la tati, de la poésie, dit-on- pourtant, coup de frein, ralentissement, point d’interrogation, questions, le flux de l’intrigue à peine esquissée s’arrête : qu’arrivera-t-il à ce petit facteur épris de mots d’amour, quelle suite suffisamment belle, pas de fin ? et la sonnerie retentit deux fois.
vendredi 15 octobre 2010
La lavandière
COUCOU ! (mon commentaire du diable dans les plis. MPB)
L’ARCHITECTE
jeudi 14 octobre 2010
la danseuse
Réclame :
Imaginaire
Noëlle Revaz est actuellement en résidence d'écrivain à Saint-Etienne et nous la remercions vivement pour ce temps qu'elle nous a accordé. Elle sera présente à diverses manifestations durant la fête du livre.
*(rajouté par MPB)


