Vingt ans, mon chéri et
moi rêvons depuis trois ans devant l'Atlas Britannica, c'est décidé
: nous serons de grands baroudeurs. Il faut d'abord se libérer du
service national par deux années de coopération à l'étranger. La
carte du Québec, tout grise et bleue, sans monts ni plaines, trouée
de lacs et du large ruban du Saint-Laurent nous fascine. Au Sud, une
ligne rouge tirée à la règle sépare le Canada des United States.
Des villes aux noms enchanteurs au fond d'un profond estuaire,
Québec, Shawanigan, Trois-Rivières, Joliette, Pointe-aux-Trembles
et les 4/5° du pays, vierges, à explorer à la pagaie.
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mercredi 4 octobre 2017
Cartographie Nord Est Ouest Sud
Cartographie Nord
C’est dans un îlot cerné d’aucune mer, mais simplement du halo de l’enfance,
que s’étale le grand atlas au vert de velours du Reader’s
digest, survenu par voie postale et devant lequel du haut de mes huit
ans je restais aimantée des heures durant, fascinée par ces
archipels de taches colorées dessinant les reliefs d’un monde
balayé de rayons ocre vert ou bleu – langues de soleil ou
haillons de costumes d’Arlequin - . Entre le réel et ce que je
pouvais en comprendre un abîme se creusait, empli des incertitudes
et des questions, où se noyait mon regard déjà flou.
Cartographie Est
Du bout de l’ongle
gratter les souvenirs exténués à feuilleter les pages d’un album
sur l’Europe ou l’Asie composé de petites images collectées
dans les tablettes de chocolat Pupier , de le voir rempli et ainsi de
permettre à mon père de parvenir au cadeau offert par le fabricant.
Estonie, Lettonie, Lithuanie, devenaient des noms courants pour moi,
vigne vierge de mon panthéon géographique dans laquelle mes doigts
se perdaient, tournant les pages et scrutant des cartes de pays
improbables où je ne songeais nullement aller un jour, mais où
s’égaraient mes pensées louvoyant entre les sillons sinueux du
temps.
Cartographie Ouest
Il tournait en une
échappée belle sans tumultes et sans souci du halètement du temps,
il tournait sur lui-même mieux que la langue dans le palais, plus
léger que le prisonnier dans la cour, plus hallucinant qu’un train
pénétrant dans un tunnel, plus énigmatique que la lecture du Club
des cinq, plus étonnant que le paysage de l’au-delà de la
fenêtre. Il tournait et mon doigt se posait brusquement pour arrêter
sa course avide du hasard que je pensais prémonitoire, comme on
ouvre un livre n’importe où et que l’on souhaite une phrase, des
mots bleus, rien que pour soi.
Cartographie Sud
Au carrefour des
lignes tortueuses ou rigides , je plonge le regard, je cherche le
trajet bridé de boursouflures, les lisières d’écume,
l’entre-deux des coulées de verdure, les ruines embusquées dans
les craquelures de la carte où avec certitude il faut se rendre pour
dénicher un point de vue, une fenêtre sur un monde disparu, où
poursuivre quelque lumière. Respirer, rêver sur les rivages d’une
carte IGN, dresser le parcours d’un temps futur , s’approcher de
la graphie de la carte avec la géographie de mon œil , basculer
dans son abîme, repousser l’horizon des possibles : ivresse
d’errance.
cartographie 100 mots # 3
1968 : premier poste,
premières réunions à Montréal. J'observe ahurie mon voisin
dessiner un bel arbre coloré alors que je m'évertue à noter le
plus rapidement possible ce que j'entends. Plus tard, il m'explique :
arborescence, carte heuristique, processus associatif, stimulation du
cerveau grâce aux images et aux couleurs, structurer les idées, ne
garder que les mots pertinents … Un savoir que tous autour de moi
connaissent, qu'ai-je appris pendant mes études ? Suis-je un
dinosaure ? Des horizons infinis s'ouvrent à moi, tout bascule. Huit
ans plus tard, experte, c'est à des adultes ébahis que je
transmettrai cette pratique.
mardi 3 octobre 2017
Cartographie des 100 mots, #2.
Je suis en CM2.
Accrochée au mur, la carte de France Vidal de Lablache. Ses couleurs trop vives, du vert pomme au rose porcelet sont autant d'invitations au voyage. Je n'écoute rien de la leçon. Je vagabonde de Bourgogne en Dauphiné, d'Aquitaine en Provence. L'histoire est géographie, le pouvoir absolu des frontières est aboli. Je suis prête pour Le Grand Voyage dans l'espace et dans le temps, moi qui n'ai jamais quitté mon nid. Mais la religieuse qui sert d'institutrice, un grand corbeau noir perché sur l'estrade, d'un coup de bec bien senti interrompt brutalement mon itinérance.
Accrochée au mur, la carte de France Vidal de Lablache. Ses couleurs trop vives, du vert pomme au rose porcelet sont autant d'invitations au voyage. Je n'écoute rien de la leçon. Je vagabonde de Bourgogne en Dauphiné, d'Aquitaine en Provence. L'histoire est géographie, le pouvoir absolu des frontières est aboli. Je suis prête pour Le Grand Voyage dans l'espace et dans le temps, moi qui n'ai jamais quitté mon nid. Mais la religieuse qui sert d'institutrice, un grand corbeau noir perché sur l'estrade, d'un coup de bec bien senti interrompt brutalement mon itinérance.
lundi 2 octobre 2017
cartographie 100 mots #1 #2 #3 #4
#1. Plan des transports en commun
Ma première carte a dû être un plan de transports en commun
qui est à la carte routière ce que la radiographie est à la photographie. Un
squelette à vif laissant voir l’anatomie dépareillée de la ville. Des
itinéraires rouges, bleus, roses comme autant de lignes de force musculaires,
de réseaux veineux encombrés, d’amoncèlements de peau. Se placent en leurs seins
les arrêts représentés par des points noirs parfois fermés pour cause de
maladies urbaines nécessitant une longue hospitalisation. Des cœurs rouges et
gros dessinés de manière apparemment aléatoire sur le croquis de
l’écorché : le terminus des bus tachycardiques.
#2. De la lampe et du bar
Si aujourd’hui google earth révèle la terre, les continents
et les mers, le ciel et les étoiles, il y eu deux mappemondes qui m’initièrent
au voyage. Le planisphère s’allumait le soir tout près du lit, tournant à mille
vitesses. Le mystère pour l’enfant résidait dans le fait qu’il était tout à
fait identique à celui de son oncle, à une différence près : ce dernier ne
s’allumait pas, en revanche il s’ouvrait par l’équateur, passant sur l’Amérique,
en bas de l’Afrique, traversait l’océan entre Asie et Australie. L’oncle
séparait parfois les quatre A et laissait deviner les promesses de l’ivresse.
#3. Fond de tiroir
Dans le fond du tiroir, des vieux dictionnaires, les pays
disparus décachètent des territoires immuables. Yougoslavie, URSS, Empire
d’Akkad, Abyssinie. Des royaumes et des Républiques se sont dissous. Des villes
ont rejoint le continent des contes et légendes. Babylone, Massalia, Byzance.
Des saints ont regagné le pays des anges déchus. Saint Pétersbourg. Alger a
gagné un Al qui semble aimer le jazz . Al Jazâ’ir. Bombay est dans le
mouv’. Mumbay. Benarès a voulu voir plus loin. Varanasi. L’Helvetie s’est
assagie et la Dacie s’est dotée de nouvelles manies. Roumanie. A trop gagater,
Furano s’est oublié dans une autre identité.
#4. Topo
Il existe quelque part des chemins qui se déchiffrent avec des
cordes, des baudriers, des lampes frontales, poignées jumar, dégaines, longes. Grimper
sur du calcaire, de la glace, dans la boue. S’engouffrer dans des cavités.
D’ailleurs, comment dire la verticalité quand celle-ci s’enfonce au
sous-sol ? Il n’est pas possible de s’esquiver quand le topo devient
réalité. Pas de chemin de traverse, pas de recul envisageable. La carte
topographique est moins un guide prudent qu’un présage ambigu. Derrière le tracé,
un inexprimé message… vous vous engagez dans du vertige. Méfiez-vous des
fausses étroitures, montée des eaux, dévers renversant et étourderie.
Cartographie 100 mots, # 1.
Ma première géographie, elle est couchée dans l'herbe, la tête vertigineuse dans les nuages, elle regarde se balancer le cosmos. Le vent dans les nuages, c'est la dérive des continents. Son Afrique et son Amérique se distordent au gré du souffle pour disparaître, dévorées par une Asie fébrile, à ma verticale gardienne de l'Univers. Les fleuves et les rivières creusent leur lit à travers le flou cotonneux pour se jeter dans le bleu- océan. Leur topographie relève d'un rêve éveillé et multiplie les méandres. Mais son soleil vif lui intime l'ordre inlassable de se fondre et de recommencer.
samedi 30 septembre 2017
cartographie #1 100 mots #3 et 4
Un
rêve récurrent. Le souvenir commence au moment où je dois atterrir. Je suis en
l'air. Comme en parachute, mais sans. Sous mes pieds il y a une carte de
géographie. C'est une région située à l'Est de l'Europe. Des montagnes marquent
la frontière. Je dois bien viser pour ne pas me retrouver à cheval sur 2 pays.
L'échelle du rêve permet cela. Je ne sais pas quel est l'enjeu de mon choix. Le
rêve dit seulement l'hésitation et aussi le danger de me retrouver avec une
chaîne de montagnes entre les jambes. Je pense aux Himalaya de ma mère.
Longtemps
nous avons exploré la région.
Rapidement
nous avons pris les routes secondaires.
Insidieusement
nous nous sommes enfoncés dans les marges.
Méticuleusement
nous avons hachuré la carte marquant ainsi le territoire défriché.
Inlassablement
nous avons noté dans notre carnet le nom des hameaux, des rivières, des
promontoires, des points de jonction.
Ponctuellement
nous avons observé l'impact des phénomènes plus ou moins naturels sur les
paysages.
Impatiemment
nous avons attendu la mise à jour par l'IGN.
Et
dorénavant, lorsque nous filons droit "dans la vraie vie" sur
l'autoroute, nous sommes bien placés pour savoir que l'enfer du décor, c'est
les autres.
jeudi 28 septembre 2017
Cartographie 1
Nous voilà plongés dans un nouveau chantier d'écriture que j'ai nommé Cartographie. Il va s'étaler sur plusieurs séances et peut-être bien sur toute l'année!
En guise de prologue à ce travail chaque participant a reçu des textes pour se mettre en désir d'écriture ( enfin je l'espère...): une définition de la cartographie, des extraits du livre d'Emmanuel Ruben " Dans les ruines de la carte"
et un long extrait du Rivage des Syrtes de Julien Gracq pris dans le chapitre La chambre des cartes.
Hier la première séance a eu lieu et ce sont Nicolas Bouvier, Anne Savelli , Pouchkine et Antonin Artaud qui ont lancé le travail en évoquant des souvenirs en relation avec une carte.
Proposition d'écriture: retrouver le premier souvenir en lien avec une carte , le dévider en 100 mots. Puis faire la liste d' évocations d'autres cartes et en choisir trois autres qui seront écrits elles aussi en cent mots ( travail à faire à la maison!!!!) de manière à obtenir quatre textes de taille identique liés à la cartographie. Les textes pourront être mis sur le blog afin que nous puissions les partager. ( penser à mettre des photos aussi....)
Ne pas oublier pour la prochaine séance de se munir d'une vraie carte qui a de l'importance pour vous; veiller à ce qu'elle comporte suffisamment d'informations ou de détails pour faciliter le travail à venir.
Ne pas oublier pour la prochaine séance de se munir d'une vraie carte qui a de l'importance pour vous; veiller à ce qu'elle comporte suffisamment d'informations ou de détails pour faciliter le travail à venir.
mardi 26 septembre 2017
Rencontre
C’était …. sous la table de la
cuisine,
ou recroquevillée entre mur et commode
calfeutrée près du fourneau l’hiver
c’était …. assise sous le pommier du grand pré surplombant la maison
allongée sur la mousse du bois de pins
assise en tailleur sur le gros rocher de granit
c’était …. coincée derrière la table d’écolier
appuyée au tronc d’arbre à la halte d’une marche
calée dans l’angle du mur ou se lovait le lit
C’était... c’est ...puisque je suis toujours parmi, avec,
immergée dans ce bivouac bleu où se bousculent les mots
c’est le livre donc
le livre, les livres
depuis les tout premiers qui ont déchiré l’épaisseur des murs dressés autour
jusqu’au dernier abandonné sur le bureau avant de sortir
et que mes yeux espèrent
C‘était, c’est…. un certain vis à vis
où le regard touche le dense,
effleure l’épais de ce qui importe,
ébranche les certitudes
aspire une parole claire
C’était, c’est ….
le petit monde du quotidien bousculé
la noirceur d’un matin tranchée
l’espace et le temps métamorphosés
un présent un peu rehaussé
C’est …. assise sur la plage entre mots et océan
là où l’azur s’accorde à ce qui tremble
sur une marche d’escalier
le jardin délivré devant le regard
dans le fauteuil près de la fenêtre les yeux entre ciel et freux
et la cathédrale de livres bien plantée dans le dos
et c’est toujours la même intensité entre nous
l’oracle bleu finit presque toujours
par ensemencer la jachère du jour
ou recroquevillée entre mur et commode
calfeutrée près du fourneau l’hiver
c’était …. assise sous le pommier du grand pré surplombant la maison
allongée sur la mousse du bois de pins
assise en tailleur sur le gros rocher de granit
c’était …. coincée derrière la table d’écolier
appuyée au tronc d’arbre à la halte d’une marche
calée dans l’angle du mur ou se lovait le lit
C’était... c’est ...puisque je suis toujours parmi, avec,
immergée dans ce bivouac bleu où se bousculent les mots
c’est le livre donc
le livre, les livres
depuis les tout premiers qui ont déchiré l’épaisseur des murs dressés autour
jusqu’au dernier abandonné sur le bureau avant de sortir
et que mes yeux espèrent
C‘était, c’est…. un certain vis à vis
où le regard touche le dense,
effleure l’épais de ce qui importe,
ébranche les certitudes
aspire une parole claire
C’était, c’est ….
le petit monde du quotidien bousculé
la noirceur d’un matin tranchée
l’espace et le temps métamorphosés
un présent un peu rehaussé
C’est …. assise sur la plage entre mots et océan
là où l’azur s’accorde à ce qui tremble
sur une marche d’escalier
le jardin délivré devant le regard
dans le fauteuil près de la fenêtre les yeux entre ciel et freux
et la cathédrale de livres bien plantée dans le dos
et c’est toujours la même intensité entre nous
l’oracle bleu finit presque toujours
par ensemencer la jachère du jour
samedi 23 septembre 2017
Une rencontre
Un dimanche après-midi
ordinaire où je tente de mettre à jour tout ce que j'ai entassé
durant la semaine. Avant classement, je feuillette un mini-catalogue
d'une petite Maison d'Edition.
… mon regard
bute sur ton nom auquel est accolé « Algérie, Le soleil et
l'obscur » à paraître en septembre. Sans
aucun doute, c'est bien ton nom, il ne peut s'agir que de toi et
pourtant c'est impossible.
Tu
avais l'âge de mon père mort depuis vingt ans, tu ne peux donc être
en vie.
Tout
se télescope, mon esprit tiraillé dans un sens puis dans l'autre.
Après un temps assez long d'égarement et de confusion mêlés
d'intenses émotions, une invincible envie d'appeler sur
le champ la Maison d'Edition me saisit.
Ma nuit fut agitée, les heures s'étiraient, le temps se distendait,
lundi ne se résignant décidément pas à arriver. Dès le matin,
tout s'est enchaîné en accéléré, un film passé à grande
vitesse comme pour rattraper ces cinquante ans perdus. Je t'ai écrit,
tu m'as répondu, je t'ai appelée, nous avons eu de longues
conversations téléphoniques avant de pouvoir enfin nous rencontrer.
Tu sortais d'une grave opération, affaiblie, ce n'est qu'après cinq
interminables mois que nous nous sommes enfin rencontrées.
Rencontre inévitable, il nous apparut d'emblée évident à toutes
deux qu'il n'y avait aucun hasard dans ces retrouvailles : une
nécessité avait jailli, il était temps et nous devions nous
retrouver. Ta vie arrivait à son terme, ma présence a été pour
toi le rayon de soleil que tu n'espérais plus ; ton corps si
fragile, tes paroles si fortes, tout ce que j'attendais et que tu
étais prête à me transmettre. Nous nous sommes parlé chaque jour
de longues heures au téléphone, tout ce qui nous arrivait était
partagé, lectures, rencontres, pensées, maux. Nous nous sommes tout
dit, le plus intime. Le plus souvent possible, je filais passer une
journée ou quelques jours avec toi. Nous en sortions épuisées
d'avoir trop parlé, trop évoqué de douleurs et de merveilles. Tu
m'accueillais, visage et chevelure blancs illuminée de ce regard
incomparable, deux billes noires pleines de ce soleil algérois que
tu avais tant aimé ; tu me caressais le visage, prenais mes mains
dans les tiennes, ne me lâchais plus. Je buvais tes paroles, j'avais
tant à apprendre, tu avais tant à me transmettre, nous étions
pressées par le temps, les jours étaient comptés, nous le savions
intensément. Nous dormions dans la même pièce, dans ton minuscule
studio, nous réveillions émerveillées, tu t'asseyais au bord de
mon lit et ce furent parmi les plus beaux réveils de ma vie, mes
mains dans les tiennes, notre bienveillance mutuelle sans limite.
Dix-neuf
mois, dix-neuf mois de vie intense, dix-neuf mois pendant lesquels
tes forces déclinaient, dix-neuf mois dont je ne me remettrais
jamais. Malgré le manque, la transmission se poursuit. Tes livres
-annotés-, ta bibliothèque, tes bijoux, tes lettres, ce que je vis
au jour le jour et essaie de comprendre avec ton regard et ton
intelligence sont une longue ligne de vie que tu poursuis. Tu
m'accompagnes, j'en ai plus de forces et moins de solitude.
Maintenant silence, il me reste le temps de vie pour explorer ce
miracle.
Consigne : une rencontre qui a changé votre vie, qui vous a transformée. Raconter les tenants et les aboutissements
jeudi 21 septembre 2017
Fête du livre à St Etienne : "Ecrits en ville"
Hier, 20 septembre à Saint-Etienne, dans le cadre de la prochaine Fête du livre (7 et 8 octobre) démarrait "Ecrits en ville", une proposition de rencontre des pratiques en atelier d'écriture. L'atelier "A la brise" inaugurait au 23D Rue de la République cette série de 8 ateliers qui se dérouleront du 20 au 28 septembre.
Le thème en était "La rencontre" inspiré du livre d'Antoine Choplin "Quelques jours dans la vie de Thomas Kusar".
En lien avec ces ateliers d'écriture, trois évènements sont proposés au public, ils se dérouleront au 4, Rue A Malraux à la Maison des Associations :
* Jeudi 28/09 à 19h Table Ronde autour des pratiques en ateliers d'écriture, introduite par Sylvia Faure, sociologue, qui a questionné les raisons d'écrire de personnes fréquentant les ateliers d'écriture.
* Jeudi 5/10 à 18h30 Restitution de textes écrits lors des ateliers, chaque atelier sélectionnant 2 textes
* Vendredi 6/10 à 19h Rencontre-débat avec Antoine Choplin et lecture d'extraits de son dernier livre par la Cie Voix-ci Voix-là
20h30 "La nuit tombée" Représentation théâtrale d'une adaptation du roman d'Antoine Choplin par la Cie "Emoi"
| A vos plumes |
mercredi 23 août 2017
Jardins de Chaumont-sur-Loire (4)
La vallée des brumes
Pour changer de la canicule drômoise et comme un avant-goût d'automne, en guise de cartes postales de vacances pour toutes celles et ceux qui sont rentrés, ce clin d'oeil de fraîcheur et de rêves.
dimanche 20 août 2017
dimanche 6 août 2017
mardi 1 août 2017
Jardins de Chaumont-sur-Loire (3) PRÉS DU GOUALOUP
« LIEN INFINI » oeuvre du sculpteur marocain YAMOU
“La
structure en forme de huit reliant le charme et le marronnier
évoque le cycle intarissable de la nature,
le lien qui existe entre toutes les formes de vie et qui nous renvoie
à notre propre histoire, à notre lien avec le monde végétal et
cela à l’infini.”
Yamou
Les
sculptures de Yamou ont une particularité remarquable : elles sont
couvertes de centaines de clous, en référence aux statuettes
N’Kondé du Bas Congo.
La
matière de la structure, goudron et clous métalliques, reprend un
travail développé par l’artiste depuis quelques années “sur la
cohabitation et l’interaction entre matière vivante-fertile,
plantes, photosynthèse et une matière stérile, goudron, métal…
Cette cohabitation met en exergue le principe d’un monde en
continuité où la vie n’est qu’une partie d’un Tout infini”.
Cette
lemniscate*, inspirée
de l’infiniment grand et de l’infiniment petit relie l’univers microscopique à l’immensité du cosmos.
Festival International des Jardins : Chaumont-sur-Loire (2)
![]() |
| Le potager |
![]() |
| le jardin aux jasmins |
![]() |
| Gigantisme |
![]() |
| Crosse |
vendredi 28 juillet 2017
Festival International des Jardins : Chaumont-sur-Loire
Thème 2017 : Le pouvoir des fleurs
![]() |
| Eternelles éphémères : méditation sur la force et la fragilité |
![]() |
| Apis vertigo |
![]() |
| Les belles aux eaux dormantes : rencontre improbable des roses et des nénuphars |
![]() |
| Les belles aux eaux dormantes - 2 |
![]() |
| Monochrome blanc : célébration du pouvoir de la couleur |
![]() |
| Monochrome blanc : célébration baroque et théâtrale |
jeudi 20 juillet 2017
Aubrac
" Une attraction sans violence, mais
difficilement résistible, me ramène d'année en année, encore et encore,
vers de hautes surfaces nues - basaltes ou calcaires - du centre et du
sud du Massif: l'Aubrac, le Cézallier, les planèzes, les Causses. Tout
ce qui subsiste d'intégralement exotique dans le paysage français me
semble toujours cantonner là: c'est comme un morceau de continent chauve
et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles
campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures
sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu,
images d'un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent
indissolublement, à l'usage du promeneur, sentiment d'altitude et
sentiment d'élévation."
Julien Gracq "Carnets du grand chemin"mardi 27 juin 2017
samedi 3 juin 2017
Pour les 90 ans que tu n'as pas eus
" Ce qui m'apparut rapidement évident était que la clé, je la trouverais en me plongeant dans ce livre dont le titre m'avait si fortement attirée. Je me mis donc à étudier le sommaire, avec lenteur, studieusement, comme pour résoudre une équation très ardue. Les titres de chapitres "La petite fille sans bras", "En finir avec la rage", "Revenir chez soi" me donnèrent une violente envie de me plonger dans la lecture, sur le champ. Je lus plusieurs heures d'affilée, passionnée par ces contes me dévoilant les souffrances, les blessures, les guérisons, les forces et l'endurance de ces femmes. J'entrevoyais une piste, une femme plus âgée offrait à une plus jeune ce qui lui était le plus cher : les découvertes de toute une vie données par la voie du livre. Je n'avais aucune idée de leur lien de parenté réel, peu importait : ce qui les liait allait bien au-delà du seul lien de parenté. C'était une filiation puissante, deux femmes fortes, se parlant au-dessus des années, au-dessus des hommes et s'échangeant tout ce qui existe de plus vital. Le livre ne me livrerait sans doute pas les épreuves qu'elles pouvaient avoir vécues - était-ce l'important ? - mais je savais l'essentiel : il allait perpétuer en moi le chemin entamé par ces deux femmes, la route n'était pas coupée, la voie était ouverte et m'appelait. Ce qui est étrange est la façon dont il m'avait hélée sur l'étal où je n'avais vu que lui."
Par delà les mois qui ne s'écoulent plus, bien au-delà du manque, bien en deça de mon amour, pour la transmission qui continue. HEUREUX ANNIVERSAIRE
Par delà les mois qui ne s'écoulent plus, bien au-delà du manque, bien en deça de mon amour, pour la transmission qui continue. HEUREUX ANNIVERSAIRE
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